"Une femme sans parfum est une femme sans avenir". Coco Chanel
Parce que l'été appelle l'éveil des sens et que parmi les 5 (6 ?!), l'odorat est certainement celui qui génère le plus de sensations et qui transcende le plus de souvenirs. Nostalgie de recroiser une odeur "connue": le parfum d'un être cher dans votre carré TGV, la serveuse portant celui d'une vieille amie perdue
Parce que je suis une éternelle fan du mythique livre de Süskind, alors autant allier littérature et parjures bloguesques.
Parce qu'en ce moment, c'est la saga Sephora des lancements de parfums, du nouveau Narcisso "Essence" à la future bomba "Si Lolita". Et parce que oui, je suis vernie d'informations en tout genre sur le sujet, test produit et communiqué de presse à la clé.
Note à l'attention des spécialistes en blouse blanche et des beauty addicts titilleuses, je ne suis pas nez (du tout) et je ne livre donc que mon humble avis de ménagère de moins de 50 ans

Le 1er objet du délit olfactif n'est autre que le dernier opus de Narcisso Rodriguez, "Essence".


2ème teasing spécial nez à l'aide d'un CP (communiqué de presse, pour les nuls), tout droit sorti de ma boîte Gmail from un expéditeur inconnu, concerne "Si Lolita", le new parfum Lolita Lempicka.


Pas d'avis sur celui-ci puisque le corps du mail reste énigmatique (et particulièrement imaginatif), et surtout parce que le lancement est prévu pour septembre. Voici ce que ce faux anonyme m'a écrit:
Si je ne le retrouve pas tout de suite, je le jure, je ne remets plus les pieds dans une boutique pendant au moins UN AN ! Je n’aiderai plus les vieilles dames à traverser la rue, je prendrai deux tailles de vêtement, l’été sera tellement pluvieux que Monsieur Météo n’osera même plus passer à la télé. Et je serai si malheureuse que les fleurs faneront sur mon passage (alors que d’habitude, comme chacun sait, elles s’ouvrent d’aise à ma vue).
Je lance un appel, solennel et désespéré, un SOS dans la pure tradition, avec perles et rubans dans les pleins et déliés : j’ai perdu mon foulard en soie. Pas « un » foulard, entendons-nous, mais LE foulard.
Si vous me le retrouvez, je vous embrasserai les joues si langoureusement que votre bouche vous fera une scène.
Ce foulard c’est toute ma vie, je le porte comme d’autres se tatouent le prénom de leur bien-aimée. S’il était charbon noir ce serait la prunelle de mes yeux, mais il est beige à pois de senteur. Et justement, parlant de senteur, il recèle mon parfum tel un joyau serti, chacun de ses replis abrite un doux secret qui pourrait s’échapper et courir la campagne, se propager pour ma plus grande confusion.
Si vous m’aimiez, Si vous vouliez vraiment me faire plaisir, vous remueriez ciel et terre pour me le rendre.
J’ai pu l’égarer chez un brocanteur entre deux babioles hors de prix qui me faisaient de l’œil. J’ai pu le laisser sur une chaise sur une terrasse de Montmartre, ou suspendu à une patère dans une cabine d’essayage pour me punir de mes folles emplettes vestimentaires. Pour sûr je ne l’ai pas accroché et oublié au cou du Prince Charmant puisqu’en ce moment je n’en ai pas. (Si c’est pas malheureux, une jolie fille comme moi ?)
Je mets tous mes espoirs en vous.
Si vous rencontrez mon foulard, ne me faites pas languir, écrivez-moi !

Mystère et audace semblent être les maîtres mots de cette fragrance pas du tout "pour petites filles", mais plutôt "pour éternelles adolescentes". Romantiquement noué, le flacon annonce un jus pour le moins original, limite femme fatale dans un corps de lolita.
A priori nous sommes très loin d'un parfum pour fake nymphettes aguicheuses. Des allures matures et un flacon rayonnant, de quoi allécher mon esprit
Le 1/4 d'heure test beauté est maintenant terminé, j'espère que votre nez (via vos yeux) a apprécié. De retour très vite avec du concours streetwear et de nouveaux achats "holidays special" tout beaux tout chauds.
F.B
"Deux espèces de femmes: les unes veulent avoir de belles robes pour être jolies; les autres veulent être jolies pour avoir de belles robes".




