mercredi 7 octobre 2009

Défilé JCDC en 10 points clés

"Je n'ai jamais compris pourquoi les gens se disent "au revoir" au téléphone".
Albert Willemetz

Attention post à haute teneur en excitation, RedBull et dopamine. Yesterday, was my day.

Premier défilé en backstage, première mission en tant que bêta-testeur pour Motorola et leur nouveau modèle qui déchire sa race, le MotoBlur, première rencontre avec Jean-Charles de Castelbajac et sa fiancée, Mareva Galanter, première interview par une WebTV, Konbini, premier essai de mon dernier lipstick MAC...
Comme toutes les premières fois, ça fout la trouille, ça pétille dans les yeux et ça gargouille gazouille dans le ventre.

Rendez-vous fébrilement fixé à 12h30, je dégaine déjà mon new phone dans le taxi pour quelques tweets tout en songeant à la thématique du runway du jour: "Pirates, Parrots and Paradise". Allusion à Tahiti et aux origines de son amoureuse, esprit marin et exotique assuré.


Je ne me suis pas trompée (ni sur ma dose d'euphorisants à venir, ni sur l'efficacité de mon "phone-tel", ni sur mes idées à voyager, ni sur le beauty couple). La preuve en 10 point clés et le double de photos, parce que les images parlent plus que les mots, et surtout parce que je voulais tester l'appareil photo du MotoBlur.

1. Entrer dans un défilé (de surcroît en backstage) n'est finalement pas si compliqué. Même sans le badge (jamais récupéré, une désorganisation totale), sans invitation (oubliée) et sans bonnet D, j'ai réussi à pénétrer dans les coulisses du défilé de JC, les méandres de la mode, le lieu de tous les cris, de tous les sourires, de toutes les blondes d'1m90.


2. Le flash modeux à peine arrivée: le mi-bas sexy. Trop fort.


3. Après Smiley et Mickey, c'est au tour de Donald maintenant.


4. Les mannequins se soucient comme nous toutes de leur apparence. Et vlà que je checke dans le miroir si je brille pas, vlà que je demande à la copine si la tenue "fit" bien, vlà que je souris aux photographes qui m'inondent de compliments en mode rafale.


5. Les mannequins aiment aussi se balader "en bandes" et pousser des cris de pré-adolescentes comme devant des scènes mythiques de Dirty Dancing.


6. Pas besoin d'une mise en scène grandiose quand Ebony Bones est là pour mettre le feu au Carrousel du Louvre. Pas besoin d'invitation classique aussi, on voit milles fois mieux les tenues en coulisses et l'ambiance backstage est incomparable.


7. Le headband continuera de faire rage l'été prochain. Plus large, plus élaboré, jusqu'au masque oculaire de pirate et la voilette de mariée.


8. Mareva, elle est encore plus canon en vrai. Canon de chez canon. Rien d'une ex-Miss France en somme.


9. Jean-Charles que je n'avais pas vraiment remarqué en photo (il faut bien l'avouer), redouble de charme in situ.




Pour celles et ceux qui suivent vraiment, toutes les photos ont été prises avec ce nouveau téléphone Motorola. Je trouve le résultat plutôt top pour un mobile (qui m'a bien sauvée la mise avec un appareil numérique HS) et les applications embarquées (Facebook, Twitter, Picasa, YouTube, MySpace, etc) permettent de partager ces images en temps réel. "Always on".

Pour celles et ceux qui suivent vraiment vraiment, pas de look boots clouté right here right now (ce sera plutôt asap dans le genre) puisque les dieux de la météo ont changé mes plans "vestimentairement parlant".

F.B

mardi 6 octobre 2009

Clou de la saison

"La peinture se vend bien mieux que la littérature: il est plus facile de planter un clou que de finir un livre".
José Artur

Des petits clous, des gros clous, des clous argentés, bronzés ou rosés... Je me damne en ce moment pour du clouté vrai, et c'est bien logiquement le thème de ce dernier billet modeux rentrée.

Dans les magazines français, vous lirez plutôt "tendances studs", parce que l'anglais fait décidement plus "branché". Outre-Manche, vous verrez plutôt "tendance clous", parce que la French touch en matière de mode assure un certain cachet. Mais que vous soyez un frenchy people or a brit-brit one, vous n'échapperez pas à ce nouveau diktat.

Looks cloutés chez Brandalley

Dans la vague lignée des mouvances motardes et punk, le clou s'impose comme le it-truc de saison, celui à rajouter sur ses bottines (comme Sonia), à coller sur ses sacs et à customiser un peu partout.

Dans un esprit rock'n'roll assumé, j'ai moi-même dernièrement, sérieusement shoppé du boots clouté. Un essai raté avec les "presque Chloé" jamais reçues (jamais payées non plus), un rattrapage conséquent de l'autre côté de l'océan et une fin de match serré dans un centre commercial lambda.

Entre mes nouvelles paires Urban Outfitters et Zara, mon coeur bat et balance tous les matins.
Des achats "zéro regret" comme j'aimerais réaliser everyday.
Des chaussures "zéro contrainte" comme je souhaiterais en avoir plein(te!).

Et ce matin, j'ai opté pour les guapas espanolitas.
Echarpe American Apparel, Slim TopShop, Tee-shirt Abercrombie, Gilet Comptoir des Cotonniers, Boots Zara, Broche Non Identifiée.

Ma 2ème lubie sera révélée, en look, demain, après un passage en direct des backstages JCDC je me la pète, j'adooooore. Simple présentation visuelle pour le moment.
Boots Urban Outfitters

Pour finir sur une note cloutée, encore un nouvel objet bien-aimé, une nouvelle folie forgée, mon nouveau porte-monnaie/clés énamouré.
Porte-monnaie/clés Miu Miu

Suis dans les clous jusqu'au cou, que voulez-vous.
F.B
Illustration titre: Flickr

lundi 5 octobre 2009

Margiela Lose

"De nos jours tout le monde a forcément, à un moment ou à un autre de sa vie, l'impression d'être un raté".
Michel Houellebecq

Vendredi, 18h30 tapantes: juchée devant Bercy sur mes boots cloutées, j'observe avec délectation la foule modeuse rongeant son frein, devant des vigiles et hôtes/sses d'accueil en blouse blanche, analysant chaque invitation de manière chirurgicale.


Vendredi 18h40: pause Marlboro Light/Motorola Blur sur les marches (tout de ce que je peux d'ores et déjà vous dire au sujet de ce nom barbare qui vient de vous faire hausser le sourcil, c'est que Stéphanie alias Big Beauty, est passée par là).

Vendredi 18h45: (oui, je fume vite, trop vite) sortie sous faible luminosité de mon Canon Ixus or rosé. Je shoote quelques looks.

Les langues de vipères sont sorties en python.

Outch. Décidemment, la cuissarde fait débat.

Un mix entre "Hermione style" pour les bottes de sorciers et "La Petite Maison dans la prairie" pour le bolero au tricot.

"The Supremes" version l'an 2009.

La touche fluo aux pieds. Un must.


Un mix entre "Arnold et Willy" pour le noeud papillon bien ajusté, et "Les Princes de Bel Air" pour le baggy délavé.

So Dallas.


Le trou dans le collant, bah c'est fait exprès. C'est "grunge".


Ovni albinos.

Nike Dunk + veste Top Gun. Maverick des temps modernes.

Le sac Goyard (oui je sais, on ne voit pas bien. Pour les nuls qui ne voient absolument pas de what I'm talking about, a picture, right here), décidément, le "it" de la saison. Repéré au moins dix fois à tous les bras.

Gold fever et mallette de chercheur.

Je vais peut-être revoir mon avis au sujet des collants blancs. Bien opaques et sur une jolie jap, ça peut le faire.

Noeud à la Mabille, cuir et épaules Goldorak.

Cet hiver, le collant sera soit déchiré (troué, ça marche aussi), soit imprimé (oui, même à pois violets). Ici, modèle à coeurs rouges.

La bombe en simple jean/boots/pull blanc trois fois trop grand.

Vendredi 19h11: Je n'en crois pas mes grands yeux de petite blogueuse. Je viens de croiser Géraldine Dormoy, celle que je lis everyday avec toujours le même effet passionné.


Vendredi 19h30: après même pas 2 minutes de présentation (j'ai été minable, une vraie groupie), à nouveau 1 minute 30 secondes de re-Motorola Blur pour twitter l'info et 5 minutes de re-clope, je me dirige vers l'entrée. Et là, le vilain laborantin me dit: "C'est pas possible". J'insiste poliment en lui re-montrant mon invitation carte postale, il renchérit "C'est pas possible (pas la peine de le répéter by the way). La salle est full". Je prends alors un regard mi-menaçant mi-larmoyant. Il pousse une lourde barrière en métal contre mon new push up Victoria's Secret, et se casse ce ptit bâtard.

Vendredi 19h32: pause banc à la nuit tombée. Madame Figaro spécial Fashion Week ironique à souhait sous le coude.

Vendredi 19h55: pause banc 50m plus loin après l'altercation entre un biker bourré et une mémé hébétée (sans violence mais quand même).

Vendredi 20h25: j'aperçois quelques fashionistas riant aux éclats sortir du défilé, je prends mes jambes à mon cou pour éviter l'affront de les croiser, mon invitation ratée-refoulée encore à la main.

Depuis, juste le temps de digérer cet épisode fâcheux à coups d'expo (ratée, elle aussi) des couvertures de Vogue en bas des Champs Elysées, et de docu, The September Issue à l'appui (finally).
Et de vous dire à demain pour des tweets en direct des backstages du défilé Jean-Charles de Castelbajac (cette fois-ci je ne ferai pas la photographe débile pendant une heure) et pour la présentation d'une nouvelle mission de geekette très chouette au nom de code même plus barbare pour de futurs initiés.

F.B

jeudi 1 octobre 2009

Sick Sonia // Margiela // Bazar Chic

"Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies".
Molière

A chaque fois c'est la même histoire (enfin je crois), le coup du "rhume d'automne", celui qui vous transporte dans un océan glacé de mouchoirs et anéantit toute votre réserve d'énergie en quelques insomnies nuits.

Celui là même qui m'empêche de vous présenter quelconque look avec mes new shoes (avec mon teint gris, on m'a conseillée de participer au concours de sosie de Sylvie Vartan aujourd'hui) et m'empêche d'assister aux premières soirée FW... Car oui, je débute cette Fashion Week parisienne avec un doublé pharyngite/sinusite, "HelmutFritzant" (ça m'éneeeeeeeeeeeeeerve) et globalement très chiant.

Mais dont mon excitation face aux multiples invitations ne va, je l'espère, faire qu'une bouchée (dixit la fille qui vient de descendre un paquet de Kleenex en 3 heures).

En plus, c'est même pas hype, c'est même pas une trendy grippe A.

Alors, pour aujourd'hui:
- J'espère donc être sur pieds, brushée et perchée sur mes boots cloutés, grand sourire aux lèvres, appareil photo vissé à ma main droite, vendredi à Bercy, pour le défilé de la Maison Martin Margiela. Et vous faire suivre tout ça en direct via Twitter et en différé (mais plus complet), ici-même, le lendemain même.


- Je lance un petit concours en partenariat avec Bazar Chic. Vous avez 15 jours pour m'envoyer vos coordonnées par mail (florencebest@gmail.com) en mettant comme objet "Concours Bazar Chic", et tenter de remporter des lots "pochette + sac + accès VIP aux ventes".


- J'informe toutes les retardataires que notre enseigne suédoise la meilleure marché a annoncé une nouvelle collection masstige avec Sonia Rykiel. Une première ligne de lingerie et d'accessoires début décembre (de quoi réchauffer nos nénés congelés juste après la Jimmy Choo fever de mi-novembre), une deuxième ligne de mailles prêt-à-porter suivra fin février.


D'abord totalement emballée par cette idée, j'ai vite déchanté (trop vite ?!) en découvrant les premiers visuels associés sur le blog de Pauline.


Combinaison tout droit sortie d'un clip d'Abba, sweat trop cheap, doudoune "Cruella des mers" (effet et couleur algue) et veste grise triste too basic... Les modèles Jimmy Choo m'inspirent un peu plus, même si le bât blesse au niveau de la hauteur des talons, on n'est pas à Miami bitch beach, merde.


Je chipote, I'm becoming mean when I'm sick, je deviens même vulgaire (si si)... La maladie ne me va pas. Je m'arrête donc là.

Une bribe d'explication sur l'illustration du titre de l'article tout de même. Il s'agit d'une création Martin Margiela, en hommage à Sonia Rykiel, lors du défilé printemps-été 2009 en octobre dernier, puis exposée lors de son passage éclair au Musée des Arts Décoratifs.

Du miel amoureux dans une tasse de chocolat chaud Milka, et puis s'en va.

F.B