vendredi 30 janvier 2009

Une valise de It-trucs pour un It-weekend

"Davantage de maris partiraient s'ils savaient comment faire leurs valises".
Caroline Ammerlaan

J-1 avant un week-end de folyyy à Deauvyyyyyyle (je fais ma Ophélyyyy. Non ?! Ok, j'arrête) et toujours pas la moindre idée sur ce que je vais emporter dans mon petit panier (doux euphémisme pour ne pas évoquer ma chère Delsey, contenance 100L, coque ultra-légère brevetée et 4 roulettes rotatives à 360°. Une vraie machine de guerre).

A chaque fois c'est pareil, je ne sais jamais quoi prendre et je me retrouve à 6h du mat', jour du départ, sans l'ombre d'un baggage prêt, la tête gazée et coincée entre mes piles de chaussettes, un nouveau top que je ne veux plus lâcher (et forcément porter au max dans les deux jours qui suivent), et une paire de sandalettes méga-chouettes mais parfaitement inadaptées hors trip d'été.

Alors voilà, aujourd'hui, j'anticipe... Et je panique ! 
Objectif dissimulé: a-llé-ger (autant que possible). Ne pas emporter 20 robes pour 2 soirées, 15 jeans pour 2 journées. Objectif avéré: se concentrer sur des pièces maîtresses pas traîtresses.

Premier réflexe anti-stress, je checke la météo. Pas beau. 
Réaction pas con immédiate: le manteau est à choisir en conséquence avec du tout chaud, du tout beau, du tout parapluie intégré imperméabilisé. 
Ok, je prends ma Moncler noire, basique, et mon bonnet drapé. Il ne me reste plus qu'à assortir ma doudoune-couette "bollywoodisée".


Concentration ultime pour tenter de transformer le bordel contenu de mon armoire en deux looks day&night uniques, jamais tentés, jamais approuvés (et donc bien plus compliqués). Mais ma petite cervelle fait sa gréviste. Rien à faire aujourd'hui, je crois que je suis en mode SudRail moi aussi. 

Recherche express et ultime retour aux bases (la base d'la base t'as vu) :

- Deux slims: un noir, un gris. From TopShop, les meilleurs et (pratiquement) les moins chers.
- Deux sous-pulls: un noir, un gris. D'où vous voulez.
- Deux pulls (bah ouais pour mettre par-dessus les sous-pulls, j'crois que c'est le concept).

- Deux paires de chaussures (en plus de celles que je porterai. 3 paires, je trouve çà hyper raisonnable pour 2 jours). 
- Deux robes (l'une plutôt aguicheuse, l'une plutôt sage. Parce qu'on est toutes un peu skyzo quand il s'agit de s'habiller).

- Des grosses chaussettes (too glam', oui je sais. Mais je déchire peut-être, moi, en saussettes).
- Des sous-vêtements (dont un ensemble tip top, in case).

- Une pochette. Enfin non, pas UNE pochette, LA pochette. La pochette "Légende" offerte par ma soeurette (je ne cherche ni à la vendre ni à l'échanger, rien que pour çà, je vais la garder à vie. C'est valable pour la sister aussi).
- Une veste à paillettes (parce que c'est la fête).

Je crois que c'est booké.
Je crois même que j'ai trouvé la technique: éditer la liste de ma valise pleine de "It" et sans hic.


Doudoune Moncler. Bonnet écru Manoush. Col Swildens. Pull coeur Bérénice. Robe PetitBateau avec gilet Heimstone. Petite veste à sequins Diabless. Pochette Longchamp. Bottines Paul&Joe. Bottes "Putes à franges".

Le tout uniquement shoppé en ventes privées (la mode a une décence).

F.B

mercredi 28 janvier 2009

Los Bastardos

"Si les hommes n'entendent rien au coeur des femmes, les femmes n'entendent rien à l'honneur des hommes".
Alexandre Dumas

Ceci n'est pas un billet mais une NR (note rapide), sur une espèce en voie de recrudescence au sein de la gente masculine (et non sur le dernier film du réalisateur mexicain dont le nom m'échappe) qui a le don d'agacer mes copines.

Certains hommes, après une période de pseudo-roucoulement destinée à appâter leurs proies, peuvent en un instant virer gros bâtards. Le genre à nous appeler "bébé" en soirée pour nous infliger une bise sibérienne le lendemain matin, entre deux tranches de pain (l'homme, bastardo ou non, a toujours faim).

Avec un "love message" tous les mois ou un appel furtif/évasif (généralement à vocation "phone sex"), ces petits malins réussissent quand même à nous vendre du rêve, histoire de nous garder sous le coude au cas où le vent tournerait et les laisserait marrons chauds.

Ce type de blackout post-coïtal est un art dont eux-seuls ont le secret, une manière d'emmerder le monde (et surtout nous) en renversant la situtation à leur avantage, quelque peu irritante pour la race féminine, toujours avide de réponses face aux faux-semblants.

Pourquoi ne m'a-t-il pas rappelée ? Va-t-il le faire ? Et quand (que je repose cette facture EDF avec laquelle j'essaye de me trancher la gorge) ? Faut-il que je le rappelle moi ?

Une claque ne nous suffit pas. Non, nous ce que l'on veut c'est la 2ème claque, bien parallèle à la 1ère afin d'assurer une certaine symétrie dans notre clairvoyance sextimentale.

NR rapide donc (je m'emballe, je m'emballe), à l'attention de vous les hommes, si vous souhaitez éviter nos appels torturés: rappelez-nous, juste pour nous dire que vous ne rappelerez plus.

Nous sommes peut-être tordues, mais pas obstinées.

F.B

mardi 27 janvier 2009

Love Tees

"Le coeur ne bat pas de la même façon derrière une cravate ou sous un tee-shirt".
Phillipe Bouvard.

Elément pourtant "on-ne-peut-plus-basique", le tee-shirt possède une capacité de démultiplication extraordinaire qui, personnellement, me fascine.

Et je ne parle pas des simples déclinaisons cols ronds, V, ou roulés, ni des variations cotons, synthéthiques, organiques & co. Le focus du jour porte sur les messages et les images, véritable matière prolifique adaptable à toutes les envies du moment.

Perpétuellement inscrite dans une mouvance régressive, revendicatrice ou rigolote de service,  et régulièrement atteinte du syndrôme dit "de PeterPan", j'aime dormir avec mon tee-shirt Bisounours préféré, porter mon polo Pink Ladies pour aller faire les courses ou des badges Obama rocks sur mon écharpe. 

Rien de plus kiffant que de porter loosement un vieux tee-shirt pas tout blanc et bien marrant. 

Alors pour shopper (et se dégriser) voici quelques moyens d'assouvir nos besoins en top "décontract' but hype"  via quelques e-shops spécial "Tees" anti-crise (découvert grâce à un gentil collègue fashion mais pas victime).

En essayant de ne pas trop craquer du panier, j'ai sagement fait ma sélection pas bidon.

Sur Flippin' Sweet Gear :

For Grease Addicted Girls, 39$.

Référence sournoise from Un Prince à NewYork, 19$.

Oops I did it again, 23$.

Choisissez votre camp "Aniston" or "Jolie", 29$.

Celui que Rachel veut piquer à Ross (for real fan only), 29$.

A défaut de l'être sexuellement, 15$.

E.T. Forever, 24$.
Magic Mushroom from Super Mario, 24$.

Pour les drogués du BlackBerry, 35$.

Too pretentious, 24.99$.

Auto-dérision, 24.99$.
Consommateur averti, 24$.
I'm Famous Online (spécial blogueuses), 15$.

Icônes de mode, 45$.

Beau "teesing" non ?!

F.B

lundi 26 janvier 2009

9ème je t'aime

"La soirée n'est jamais plus belle pour moi que quand je suis content de ma matinée".
Denis Diderot

Aujourd'hui trop cool, c'est lundi: envie de vous conter une petite soirée entre le SoPi et le NoPi (çà s'appelle la bobo-attitude ce genre de naming).

Au programme de ce bon plan spécial 9ème arrondissement: un one-woman show idéal pour un opening de week-end placé sous le signe de la rigolade, et un resto tout bon tout chaud.

Vendredi soir 19h (rassurez-vous les working boys & girls, le spectacle passe à 22h dès février) au "Bout", une minuscule salle de théâtre comique hypra-intimiste en haut de la rue Jean-Baptiste Pigalle, Nora fait son show. 


Elle revisite avec mordant des sujets universels comme le pet au lit, les méfaits de Facebook, l'hystero-jalousie maladive des nanas, la diversité et la qualité des programmes actuels du PAF (je fais comme elle, je précise: Paysage audiovisuel français) mais aussi la sodomie et les femmes "cyclope" (je laisse faire le travail sur cette métaphore à votre propre imagination) ainsi que la coaching-mania du moment.

Teaser obligatoire :



21h, réservation au "Cul de Poule", un nouveau restaurant en haut de la rue des Martyrs, déjà célèbre pour ses bons plans marmitons. Cadre minimaliste (et là encore ultra-intimiste), personnel a-do-rable (c'est devenu rare dans le quartier, donc je mets des tirets et je "boldise") et menu-tout-doux-pour-les-sans-le-sou à 20€ (c'est devenu rare dans le quartier, donc je mets des tirets et je "boldise", vous suivez ?).  

Teaser obligatoire part 2 (pas de vidéo là, je ne m'amuse pas encore à me filmer en train de dîner. A quand le live-blogging ?!):

Menu du soir bonsoir
- Para empezar, une soupe de carottes blanches tout simplement divine (C'est une copine au régime, complètement sevrée de toute sensibilité culinaire depuis 2 mois (aseptisée de la langue en quelque sorte), qui l'a commandée et j'ai vu naître une lueur dans ses yeux du genre "Wouah, çà a du goût ce truc là. T'es sûre que c'est de la carotte ?!"), 
- Para continuar, des petites seiches saupoudrées de pistou et accompagnées d'un mesclun courgettes/mozzarella/tomates. Cuisson just perfect et assaisonnement delirious. Cela vous semble too light ?! Je vous assure le contraire , je fais même une opération "Satisfait ou remboursé" sur ce post !
- Para concluir, gâteau au chocolat de grand-mère et liqueur de litchi. Vous bavez ? Je commence moi aussi.

Minuit, sortie pas jolie jolie mais bilan sans compromis. Une soirée très réussie, à conseiller à vos ami(e)s (çà marche accompagnée ou entre garçons. La preuve: c'est testé et validé aussi par BigBoss, anonyme geek/trendy/bobo du 9ème pas si anonyme que çà, en couple et en potes).

F.B

vendredi 23 janvier 2009

Denim Obsession

"Ecrire c'est mettre en ordre ses obsessions"
Jean Grenier

Est-ce-qu'il existe une pièce aussi intemporelle (et existentielle) qu'un bon vieux Levi's au denim juste usé comme il faut, ajusté comme il faut et taille basse comme il faut ?

Je voue depuis toujours une sorte de culte aux jeans, pas vaudou (je ne m'amuse pas à les piquer, j'ai trop peur de les abîmer) mais un peu foufou quand même. Avec le temps j'ai appris à les classer par catégorie, de ma préférée, celle des slims (not the skinny ones, be careful aux bourrelets), à ma "détestée", celle des sarouels et autres pantalons carottes le côté je viens de déféquer dans mon froc c'est vraiment pas classe.

Et à chaque saison son lot d'obsession: de la version XXL à XXS, je change d'idée comme de chemise jean.

L'été dernier, j'avais jeté mon dévolu (ou cédé une nouvelle fois à la tendance, c'est une question de point de vue) sur 1 3 modèles boyfriend jean. A défaut d'avoir eu un real boyfriend sous la main à qui le piquer, je les avais shoppés chez mon suédois préféré dénommé H&M ainsi que chez Acquaverde afin d'obtenir trois nuances de denim parfait.

Pour 2009 que du neuf je pense partir rapidement à la quête d'un nouveau type (je ne parle plus de boyfriend là, uniquement de jean): un modèle bleach ou peut-être même un jean totalement "neige" bien javellisé (pourtant tellement connoté "mauvais goût des années 80", je sais, mais je n'étais pas encore née donc je n'en ai pas profité).

En effet, en réaction au non-délavé brut trop clean des années 2000, le trashy/grungy revient très fort. Explication en image pour celles qui sont à la ramasse les non-lectrices de Vogue qui les a élevés au rang de it jeans suite au défilé Balmain :



Rien que de m'imaginer le porter avec un petit débardeur blanc Petit Bateau et ma paire de tong adorée en train de siroter un ice-tea bien frais (autant dire me téléporter directement en plein été et surtout en pleines vacances d'été), moi, çà me fait rêver...

F.B