mercredi 12 août 2009

Où sont les femmes ?

"Dieu a donné aux femmes l'intuition et la féminité. Une combinaison appropriée des deux brouille facilement l'esprit des hommes que j'ai rencontrés".
Farrah Fawcett

Assomée à coups de Vogue internationaux (les magazines de mode sont certainement mes seules lectures dites bilingues: beaucoup d'images, très peu de textes, parfaitement adaptés à mon niveau "Unit 1 lesson 1") during my returning flight from Turkey (so fluent), la mine pas farouche et l'oeil encore hagard, je vais tenter de vous retranscrire à froid (et le mot est faible, viens de passer d'un 40°C bien serré à un 15°C beaucoup trop frais) mon effroi face aux nouvelles campagnes mode hiver 2010 dans la presse.

Les tops de demain, je vous l'annonce (d'une voix grave bourrée de sérieux), ne sont ni des femmes ni des hommes (ni un mixte des deux), mais un type jusqu'alors méconnu, tout droit sorti d'un remix d' E.T et des Noces Funèbres.
Le look "androgyne jamais sans brillantine" ok, on connaît et on se serait même presque habitués depuis CK et ses publicités assexuées. Mais "le retour des ovnis décharnés" je croyais que c'était réservé au prochain film X-Files ou autre Terminator 18, pas aux pages glamour & glacées de mes mags préférés !

Je vous laisse réagir en images avec le trio pas gagnant: Giorgio Armani, Miu Miu et Valentino.

Au premier regard, j'ai vraiment cru reconnaître un transexuel échappé de la Maison des Secrets ou Marilyn Manson légèrement moins déchiré fardé qu'à son habitude. La mannequin est pas bel et bien une femme répondant au doux nom de Raquel Zimmermann.

Et la voici notre Raquel au "naturel"... Ou comment une publicité peut transformer une bombe lapine et anatomique en extra-terrestre gothique.

Continuons la série des ovnis avec Miu Miu qui signe également une campagne en collaboration avec le célèbre duo de photographes Mertz et Marcus. Un rendu noir&blanc&pastel sublime mais là encore, des modèles austères, masculines, quasi-inhumaines.

Mimi Södreström (encore un nom venu d'ailleurs, à mi-chemin entre "Stimorol" les chewing-gums et "Stockholm", encore un truc à la sauce Ikea quoi), pourtant féminine à la base, ressemble à un vilain garçon manqué aux cheveux gominés, sourcils rasés et contours du visage effacés. Son air de poupée russe mutine balayé et son joli minois gommé, il n'y a finalement pas que le sac pour nous faire pleurer.


Terminons ce défilé de pseudo-garçons pseudo-effrayants par Valentino qui s'éloigne dangereusement de son territoire premier d'expression: l'élégance.

Para mi, qui dit V, dit fourreau rouge, dit décolleté vertigineux, dit Monica Belluci et tout le touti... Pas Chucky.

Parce qu'après ça, j'ai vraiment peur qu'elle vienne me réveiller la nuit cette mannequin autrichienne, Iris Strubegger même son nom de famille me fout la trouille.

A L'heure où le port du string se conjugue au féminin comme au masculin, où la confusion des genres semble totale, où l'obsession de l'hygiène photographique est à son paroxisme, ni la pilosité, ni le gras, ni les sexes ne résistent à cet assaut de gueules en toc.

Après le triomphe des faux culs tendance Photoshop "de la mort qui tue", place aux portes-manteaux avatars, froids et décharnés, symboles d'une nouvelle féminité, hors de la réalité.

F.B

5 commentaires:

Emilie a dit…

C'est vrai qu'elles font peur !

Michel a dit…

La dernière campagne Nina Ricci est pas mal dans le genre aussi... Juste horrible cette tendance aux "ovnis" comme tu dis.

Anonyme a dit…

La campagne Valentino est monstrueuse: modèle, tenues choisies... Et surtout les poses ! Quel gâchis !

DrMorisset a dit…

J'ai comme l'impression que c'est fini la rigolade.

BabyModeuse a dit…

Emilie > Trop peur

Michel > Oh oui je ne l'ai découverte qu'après la rédaction de l'article... Monstrueux (et monstrueuses !)

Anonyme > Ou comment ruiner une image de marque...

DrMorisset > Et oui c'est bel et bien fini.