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lundi 28 mars 2011

Girl Meets No Dress

"L'insolence aujourd'hui est le dernier des luxes".
Daniel Picouly

Il n'y a pas si longtemps, je vous parlais du développement d'un phénomène que j'avais pompeusement nommé : "Luxe en CDD".

Phénomène né de l'importante prolifération de sites Internet dédiés à la location d'items CSP+++, tendance largement diffusée elle, par le rôle de Jennifer Hudson dans le dernier film Sex and the City (mais si, souvenez-vous, l'assistante de Carrie, prénommée Louise, qui multipliait les locations des derniers it-bags à la mode à défaut de pouvoir s'offrir son Louis Vuitton "pour de vrai").

La parade idéale en somme, pour frimer à une soirée sans rompre définitivement avec son banquier.

L'idée de génie à l'approche de l'été et de ses 12 mariages à "vestimentairement" parlant, combler (sans parler de la future mariée).


Sauf que pour avoir dernièrement tenté in real life ce fake bel effet en prévision d'un futur big big wedding (encore plus big que celui des deux Kate de l'année) (c'est vous dire), je me devais de revenir vers vous pour vous compter la galère à laquelle j'ai été confrontée (et ainsi ne pas rester sur l'euphorie du premier billet).

Notre frenchie nation est en effet bien loin du compte de ses homologues étrangers, avec seulement 5 e-adresses, plutôt décevantes à souhait. Moi qui pensais trouver rapidement mon bonheur parmi les e-enseignes que je vous avais proposées (ici même), j'ai été confrontée à un parcours du combattant fatalement non gagnant.

Histoire de vous conter tout ça en détails, ma requête était la suivante : une robe ultra-chic pour une soirée de mariage et pourquoi pas une autre, un peu cocktail, pour la non-cérémonie de la Mairie. Rien de bien original vous en conviendrez, pour des sites vantant leurs services pour ce type d'occasion justement.

Mais que ce soit chez "Mon dressing secret" où aucun vêtement n'est disponible en taille Small (je n'avais même pas encore sélectionné la date de l'événement) (il semblerait qu'ils possèdent uniquement que 8 modèles en tout et pour tout...), chez "Tenue d'un soir" ou "Ma Bonne Amie" où la grande majorité des pièces ne sont pas "wouaou" (pour ne pas dire "cheap")... Difficile, voir même impossible, de trouver robe à son corps.



Vous pensez bien que cet échec national ne m'a pas arrêtée, et que j'ai continué ma quête sans relâche, en allant zieuter du côté des anglais.

Et là-bas, bah, sachez que c'est le pied intégral, le Camélia sur la petite robe noire, la taille 38 un dernier jour de soldes.

Chez "Girl meets Dress", LE référent anglo-saxon, la liste des créateurs m'a fait rêver (Proenza Schouler, Alexander Wang, Christopher Kane, Stella McCartney, MiuMiu, YSL...), les prix m'ont donné envie d'en louer au moins 3, et les disponibilités tailles/dates ont laissé sagement libre cours à mes envies de luxe pour 7 jours ouvrés garantis.

Perfect ?
No.
Car c'était avant de rageusement réaliser que le dit site ne livre pas en dehors de ses frontières.




Mes 5 mails de négociation avec leur service client (absolutely charming by the way) (comprenez que je n'ai absolument rien à leur reprocher mise à part leur logistique exclusivement nationale) n'y feront rien, je n'ai donc plus qu'à pester dans mon coin.

Et retourner à la chasse traditionnelle de la petite robe parfaite en respectant un budget serré, et sans CDD au rabais.

Life could be a fashion bitch.

F.B

mardi 15 juin 2010

Luxe en CDD

"Le luxe n'est pas un plaisir, mais le plaisir est un luxe".
Francis Picabia

Du « trading-up » en provenance directe des US avec sa massification des produits initialement destinés aux CSP+++, en passant par le désir croissant des fashionistas d’accéder aux produits hype à moindre prix, le phénomène du luxe à louer apparaît comme une réponse tant attendue (et vraiment bienvenue).

Pulvérisée à l’écran dans « Sex and the City, le film » via l’actrice Jennifer Hudson dans son rôle de personnal assistant of Carrie Bradshaw, multipliant les locations des derniers it-bags à la mode à défaut de pouvoir s’offrir son Louis Vuitton « pour de vrai », cette tendance ne cesse de prendre de l’ampleur comme en témoigne le développement rapide des sites dédiés au luxe à louer.


En quelques clics il est ainsi possible d’accéder à des pièces jusqu’alors soigneusement évitées pour cause de rupture potentielle avec son banquier, de sélectionner sa parcelle de rêve modeux et de se la faire livrer directement chez soi, assurance et colissimo prépayé pour le retour compris.

Que ce soit pour briller (en société ou auprès de la copine Gégé) ou tout simplement pour se faire plaisir à l’occasion d’une soirée (privilégiée), robes de créateurs et autres sacs, chaussures et accessoires en tout genre sont désormais accessibles à tous les portes-monnaies le temps d’un contrat à durée déterminée.

Une manière d’ironiser entre copines en se pavanant tous les mois avec un it-bag de choix, d’être à la pointe sans vider notre PEL à chaque nouvelle saison fashion et d’éviter les sales copies from Barbès (vraiment pas si chouettes) !


Ma sélection non-exhaustive pour se la jouer « je loue mon look d’Oscarisée » :

- http://www.mondressingsecret.com/
Créateurs sélectionnés : Balenciaga, Chloé, Armani, Kate Moss, Gaultier…
De 40 à 120€/nuit pour une robe de soirée.

- http://www.sacdunjour.com/
Créateurs sélectionnés : Gérard Darel, Balenciaga, Goyard, Longchamp, Louis Vuitton, Prada…
De 25 à 90€/semaine.

- http://www.jeloueduluxe.com/
Créateurs sélectionnés : Barbara Bui, Dolce&Gabbana, Hermès, Marc Jacobs, Salvatore Ferragamo, Chanel…
De 30 à 100€/semaine pour un sac.

- http://www.sacdeluxe.fr/
Créateurs sélectionnés : Cartier, Zadig&Voltaire, Jimmy Choo, Mulberry, YSL, Tod’s, Gucci, Loewe…
De 40 à 150€/semaine pour un sac ou un accessoire.

- http://www.tenuedunsoir.com/
Créateurs sélectionnés : Ungaro, Max Azria, Diane Von Furstenberg, Karen Millen, Moschino, Dorothy Perkins, pièces vintage…
De 24€/soirée pour une robe courte ou longue.

Une pièce de créateur pour le prix d’une bricole en simili cuir estampillée H&M ça fait rêver, même si la part de fierté d’acquisition d’un produit de luxe en prend un coup (d’ego mais pas de CB).

Un côté show of assumé pour une nouvelle clientèle avide de signe extérieur de richesse siglé, ou tout simplement en galère pour assurer les 7 mariages de l'été.

FB