Affichage des articles dont le libellé est Pixie Market. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pixie Market. Afficher tous les articles

mardi 16 février 2010

Spotted Sweats

"Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quand on a perdu ses repères".
Dominique Muller

Le e-shopping, j'adore ça et ce n'est un secret pour personne (drame conjoint pour ma mère et ma banquière, statut de free personnal shopper auprès de ma soeurette et e-source d'inspiration pour mes amies/lectrices/collègues fin de parenthèse "j'me la pète).

Sauf que l'e-cigale que je suis se trouva fort dépourvue quand la bise est venue (comprenez lorsque le compte et le salaire censé l'alimenter sont bloqués).

J'erre l'âme en peine de site en site, j'ouvre 25 onglets pour surfer plus léger d'e-shop en e-shop, je remplis presque autant de paniers virtuels pour finalement cliquer as fast as possible sur la petite croix rouge devenue synonyme d'abandon de nouveaux chiffons.
Sauf que j'ai des besoins moi Madame et que je me retrouve aujourd'hui certes camée de la CB, certes en total manque de dépenses, certes désoeuvrée, mais surtout de... sweats ! (A chaque jour suffit sa peine, demain ce sera un legging, une culotte ou même une robe smocks).

Vous entendez bassement mon placard rigoler en sourdine car il est vrai que je collectionne les sweats "gris and co" depuis maintenant 24 ans, sans pour autant être comblée ou même simplement rassasiée.

Que voulez-vous, mon penchant naturel vers des pièces "doudoux et cie" et moelleuses à souhait a encore frappé...


Pixie Market

TopShop

Mais aussi faux sweats à tendance grosse laine, toujours chez Pixie et TopShop.



La bad situation semble durer (à partir de combien de semaines de manque peut-on considérer qu'il s'agit d'un CDI de non-utilisation de carte bleue ?), l'addiction au fake panier est sévère, la prescription sans appel.
"Spotted" sera désormais une rubrique à tendance exorciste.

F.B

lundi 11 janvier 2010

Promis, juré, pas craché


"Certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir".
William Hazlitt

Dilemme de début de semaine: peut-on renier une promesse que l'on s'est faite, pour une fashion obsession à la con ?

Parce qu'on a beau dire "je ne porterai jamais ça de la vie, tu m'entends, de ma vie toute entière JAMAIS", il se peut qu'un beau matin, notre corps se mette en transe pour l'article en question, nos doigts pianotent tout seuls sur le clavier direction l'eshop concerné et nos yeux ne vibrent plus que devant le dit truc accroché là en vitrine, justement sur le chemin de notre bureau (soit 5 aller-retours minimum par semaine, l'enfer fait routine).

Que ce soit au sujet d'un polo Lacoste comme la blogueuse Azzed, tombée en admiration devant un modèle porté par Emma de Caunes (forcément, ça aide et c'est ultra-vendeur. Pas comme une sape trendy sur Susan Boyle), ou le pour on contre la cuissarde Prada de Jennifer, nous en sommes toutes au même point (ou presque, il doit y avoir des rescapées sur une autre île): celui d'être des girouettes de la mode (tel est mon nom de code).

Mon dernier "Tournez Dressing" en date s'est produit samedi, lecture du Grazia à l'appui et Kusmi tea pour l'ennui (on prend toujours les mêmes, et on recommence).
A la vision de ça :

Je suis tombée en arrêt sur cette silhouette venue du froid, cagoulée et "giletée" chez Lacoste, "cuisses-hardisée" siglée Louboutin.

Moi qui m'étais promise, jurée (mais pas crachée) de ne JAMAIS pouvoir imaginer porter la marque au croco, et de ne JAMAIS imaginer tenter des bottes au-dessous du genou (de surcroît blanches, et dotées d'un plateau d'au moins 3cm)...

Mes hormones fashion me jouent de drôles de tours...

Je suis à deux doigts d'aller fouiner-discret (faudrait pas que je me fasse choper par Garance Doré) chez Lacoste pour trouver ce love gilet bien épais, très -5°... Et à 10 doigts, soit deux mains (moi, blonde ?!) et de foncer chez Louboutin (après avoir vendu un de mes reins).

Même un rapide tour des it sites habituels pour screener l'ersatz parfait s'avère inutile. L'obsession est née, et ne semble pas décidée à décamper...





Pixie Market - ASOS - TopShop - APC - Zadig&Voltaire

Je retiens la Carrie Bradshaw sommeillant en moi et tirant sur ses filets de contention (découvert de Noël oblige, faut calmer la CB) et je prends note (au moins ça c'est gratuit) de l'utilisation judicieuse de la jupe tube en neo-cagoule flashy et sexy.

Fashion is a bitch.

F.B

N.B: Ce post mini du lundi me donne des envies de nouveautés... Pourquoi pas une rubrique hebdomadaire sur une page d'un shooting mode de presse féminine ? A force de voir des silhouettes improbables, parées de trucs importables, moi ça me titille du clavier.

mercredi 11 novembre 2009

What is Snood ?

"Traduire: transvaser un liquide d'un vase à col large dans un vase à col étroit. Il s'en perd toujours".
Victor Hugo


Les néologismes, j'adore (depuis le temps, vous le savez).

Et bien la mode aussi, la néologie, c'est son truc, son kiff, son dada, sa grande passion (et je ne cause pas Omar Sharif/chevaux de courses).

La fashion sphère vient ainsi de se fendre d'un nouveau mot, une new lubie totalement mixte pour une fois je m'adresse également à vous, les jambes poilues en provenance de Burberry et Missoni: le Snood.

Loin d'être innovante ou résolument différente, cette it-pièce de saison n'est en réalité que la bonne vieille écharpe tube de l'hiver dernier, celle que nous avons presque toutes shoppée chez Kookaï, celle qui tente de se refaire une virginité sous cette appellation un poil bidon.

Défilé Missoni Fall Winter 2009

Défilé Burberry Prorsum Fall Winter 2009

Derrière cet anglicisme "fakement" trendy se cache basiquement le filet que nos grand-mères portaient (et portent toujours) par-dessus leurs bigoudis en velcro ou, au choix, le traditionnel foulard que les écossaises portaient en capuche pour se protéger du froid venu d'Islande. Autant dire que le lien avec notre fameuse écharpe tube est loin d'être évident pour les novices historiques et pratiques.

Mais les faits sont là, les faiseurs de tendance réussissent à donner une nouvelle aura à ce produit, comme ils avaient réussi à transformer le caleçon qui boudine notre concierge en un legging chic, le jean stretch rouge de maman en un slim hype, les épaulettes de Sue Ellen en un effet "padded" branché.

L'écharpe "col" est ainsi devenue résolument "in", reléguant nos vieux pashminas au rang de has been notoires de nos tiroirs et mettant sur un piédestal toute pièce s'apparentant de près ou de loin à une circle scarf.

La quête du Graal tubulaire sera donc aisée car cette pièce se retrouve propulsée par de multiples marques, de la plus CSP+ à nos enseignes "bazar" de fin de mois préférées.

Petite sélection et puis s'en va...

Kookaï 59€

ASOS 18£

ASOS 65£

Promod 29€95

Promod 24€95




F.B

mardi 27 octobre 2009

Pixie Orgie

"En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de sincérité".
Léon Tolstoï

2 semaines sans shopping.

5 tenues portées seulement (et minables en plus), le reste de mon habillement se composant de pyjamas rayés (et de kimono en soie).

15 jours sans achat (autant vous dire que je ne compte pas mes impondérables paquet de coquillettes-papier toilettes-courgettes).

Et bien je crois avoir atteint ma deadline à moi, celle après laquelle je deviens dangereusement dangereuse (même sagement sur Gmail).

Comment ai-je pu être si peu prévoyante envers moi-même (je connais mes faiblesses) ou comment une banale newsletter (note personnelle pour plus tard: arrêter d'ouvrir ces merdes trucs) m'a t-elle emmenée innocemment ce matin de Toussaint à 9h30 (bien timé cet e-mailing ils sont malins ces marketeux de nous appâter au saut du lit, la tasse de Kusmi tea encore fumante et la CB décontractée) vers une de mes boutiques préférées de my New York bien aimé ?

Un e-mailing accidentellement alléchant from Pixie Market, le temple de la débauche footwear et de la dress un peu trop chère.

Genre "L'île de la tentation" du e-commerce. Avec 2 tentateurs (je peux dire "seulement 2" ?!) qui ont retenu mon attention et fait baver devant mon écran. 2 modèles uniques, à la fois de qualité, dans la tendance cloutée et lacée, malheureusement inaccessibles at the moment éliminés d'office, trop cher payés pour tromper mon banquier HSBC.

Le tout premier, celui repéré directement dans le corps du mail, en zoom et en look. So sexy studded.


Le deuxième vice de l'instant, charmant, pratique et discret l'amant rêvé. L'imprimé-effet tigresse et le côté patineuse sexy en bonus libido pour l'hiver.


Dilemme depuis 5 heures maintenant.
Cogitation puissance 7 devant mon MacBook et ma CB bien amochée posée tout près.

Need Help. Please call 911, send some rescue or let me win friday the EuroMillions lottery.

F.B

lundi 24 août 2009

Manu Militari

"Les dictatures militaires sont comme le supplice du pal: elles commencent bien, mais elles finissent mal".
Georges Clemenceau

Août et ses premiers numéros "spécial rentrée", des magazines transformés en cahiers de tendances "mass market" aux allures de catalogue faussement privé un peu comme si Carine Roitfeld t'avait concoctée un petit book de conseils fashion rien que pour tes beaux yeux, moi ça me plaît et j'en redemande.

J'arpente le bureau à la recherche d'un Express Styles (lâchement) abandonné, j'erre (misérablement) en quête du Vogue du mois et je louche sur la chemisette de Victor (le mec du courrier) quand il arrive les bras chargés de la presse du jour (sous blister de maigre qualité).

Les titres accrocheurs sur-vendeurs et diablement menteurs type "Les 150 tendances pour une rentrée illuminée" ou "Dossier spécial: les 875 looks indispensables pour mieux rentrer" ont le don de m'exciter tout en m'agaçant (de trop) de faux semblants. Alors afin d'exorciser un peu cette quête non spirituelle d'un septembre réussi (et presque "Sous les sunlights des Tropiques" en plein Paris), ce blog va devenir l'objet de plusieurs volets oui, je vais vous assomer sur mes nouvelles lubies générées par cet excès de papier glacée (et de blogs à la PunkyB).

Premier sujet à passer sur le billard de mes délires douteux modeux: la tendance militaire.

Halte aux cagoles erreurs de débutante, becoming an army girl s'avère plus compliqué qu'il n'y parait. Stoppons d'ores et déjà celles qui lisent "kaki" et pensent "baggy" et qui comptent déjà ressortir leurs treillis (vieillis et jaunis). Cette new trend requiert féminité et légèreté tout en mêlant adresse et combativité (ça reste l'armée).

Pour moi (et le monde entier) tout a commencé avec la veste Balmain à brandebourgs, étiquetée à 4 chiffres, et pouvant donc engendrer un endettement financier jamais égalé (comprenez à faire péter mon compte HSBC), je me suis redirigée vers les autres vestes dites "copiées", "pompées" ou "allègrement reproduites à l'identique par des géants du textile juste inspirés par les catwalks du monde entier".


Pas besoin de tergiverser très longtemps, mon Netvibes m'indiquant clairement de regarder en direction du dernier it blogosphèrique, j'ai nommé la veste militaire H&M (actuellement recherchée par 99% des blogueuses et de leurs lectrices).


L'horoscope BeSnob en rajoutant une couche (j'aime me trouver des excuses avant de fauter et puis c'est tout) je décide de partir en mission secrète boulevard Haussmann en rêvant d'en trouver deux pour une revente Ebay des plus lucratives. Sauf qu'après 2heures passées à voguer de boutique en boutique et à zoner dans des sous-sols anti-UV, je n'ai rien trouvé. Pas même l'ombre d'un galon doré.

Quelques Biba, Cosmo et Madame Figaro plus tard, à la lecture du post de Shaminista, mon sang n'a fait qu'un tour (et ma CB s'éjectait automatiquement de mon porte-monnaie). Voilà l'ersatz qu'il me fallait, celui qui aurait fait passer n'importe quelle veste pour une ratée.


Mais là encore, après 35 requêtes et 1500 clicks sur Google, le bilan est lourd et porte le bâtard de nom "Sold Out". Réaction immédiate (je suis un bon soldat dans ces cas là): élargissement des champs de vision et multiplication des munitions chocolatées pour mieux résister (Heureusement, Finger est toujours là).

Là encore, comprenez que j'ai attaqué mes e-shop préférés, à la recherche d'un remontant militaire ne ressemblant aucunement à une veste à brandebourgs, en tapotant sur mon clavier tacheté de chocolat. Un képi à visière en vinyle noir, un top à col en vison marron, un blazer de général épaulé, une chemise d'officier dorée... Tout et n'importe quoi à la fois.

Mais comme si le Ciel avait décidé de me frustrer du chéquier à tout jamais, mon regard s'est porté sur ça:
Avec ça écrit juste en-dessous:
Alors voilà tout ce délire "Manu Militari", pour moi, c'est fini. Je rends les armes et renie mon vieux treillis (note personnelle: ne jamais tomber à côté parce qu'on a rien trouvé de mieux. Sinon, c'est pire).

Enfin, fini pour aujourd'hui.

F.B
Illustration Glam