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jeudi 20 février 2014

Chevilles à l'Air

"J'ai les chevilles en coton, tout se dérobe, je ne sais plus où aller, je me cogne. La seule porte de sortie, c'est toi, et c'est fermé".
Patrick Poivre d'Arvor
 "Y'a plus de saisons y'a plus de saisons..." partout ce semblant de credo s'affirme, comme s'il était réparateur et conciliateur face à ce désarment constat météorologique. Sauf qu'en réalité elles sont bien là, bien en place ces foutues saisons, et toutes ensemble en plus.

Oui, toutes ensemble au sein d'une seule et même journée. Le matin au réveil, bien entendu c'est l'hiver, ensuite place au printemps/été vers 11h avec des éclaircies digne du mois de mai, puis rapidement c'est l'automne vers 15h où il ferait (presque) déjà nuit...
Alors j'ai profité du (petit) créneau ensoleillé pour vous présenter un nouveau blouson teddy à fleurs, accompagné de ces sleepers poilues pour chevilles à l'air (non poilues, elles) (faudrait pas laisser la sinistrose froide et matinale nous faire oublier quelques principes esthétiques de base).

Mais déjà à la fenêtre une averse pointe son nez.
Côté fashion c'est pas gagné. 

Jacket ZARA -
Jumpsuit ZARA -
Sleepers BRONX -
Little bag MAJE -

jeudi 18 juillet 2013

Doré Doré

"Mots dorés en amour font tout".
Jean de La Fontaine
En général chez moi le "doré doré", le clinquant, le bling, ça reste au placard, et si possible pas le mien. Je ne pensais donc pas passer par la case gold touch avant mes 70 ans, et leur fameuse chaîne à lunettes bijoux indispensable pour intégrer le club de bridge du jeudi après-midi (ahem).

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Shirt ZARA -
Slim TOPSHOP -
Sleepers LA PETITE MENDIGOTE -
Bracelets H&M -
Ring H&M -
Necklace ZOOBEETLE - 
Mini Bag ZAPA - 

Alors quand j'ai reçu par surprise cette paire de mocassins on ne peut plus brillants, je les ai sagement mis de côté en pensant "one day maybe oh" (oui, en fredonnant cet air entêtant). 

Plus de quatre mois ont défilé, et les petits mocassins dorés sont vite devenus empoussiérés... Avant leur grand jour, celui où j'ai finalement réalisé à quel point il était facile de les associer. 

Avec du tout blanc et un peu de denim bien délavé, leur côté "déclassé" redevient classe justement, limite classique et ultra-moderne à la fois. Quelques accessoires coordonnés pour compléter le look et assumer dignement ce "doré doré"... Et le tour était joué ! 

Un peu preppy oui, un poil BCBG aussi. 

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Nota Bene (donc) : rien de tel qu'un slim clair pour dédramatiser une pièce un peu compliquée.

jeudi 26 juillet 2012

Cambridge Pastel

"Des copeaux de crayon donnaient un parfum en bois à tout le cartable. Et il y avait encore la chimie du corrector (produit rouge, produit blanc)".
Robert Sabatier - Extrait des Allumettes Suédoises

Des initiales sérigraphiées et argentées (j'aurais préféré brodées si je devais vraiment titiller) (sachez-le) sur un mini-cartable en cuir (pas de ceux qui laissaient entrevoir le carton aux coutures), à la croisée du mint et du bleu pastel...

...Pour un amour de sac à main d'adulte non-écolière, plutôt ravie d'étrenner son accessoire parfaitement scolaire, dans un environnement qui s'apparente encore parfois à une cour d'école, le préau en moins, l'afterwork du jeudi en plus.

Tee-shirt MARGAUX LONNBERG - Jupe HEIMSTONE - 
Cartable CAMBRIDGE SATCHEL COMPANY (Pastel Limited Edition) -
Slippers cloutés TOPSHOP - Montre Baby G-SHOCK

Ayant toujours été secrètement (parce que "ça le faisait pas") fan de tout ce qu'englobait la pré-rentrée, ses achats de fournitures, son odeur de colle en pot Cleopatra et ses couvertures d'agenda personnalisées avec les premières photos entre copines (so 1996/7/8/9 et peut-être même 2000) (ahem), j'adule toujours les années passants, tout ce qui peut rimer avec papeterie, maroquinerie et mine HB+. 

Un côté première de classe ("mais cool" et qui traîne avec la bonne bande) que j'ai souvent modeusement cultivé, à défaut d'avoir été la plus funky de ma 3èmeB. 

"May be boring but never wear boring clothes" (je mets des guillemets mais c'est une citation personnelle) (j'me la raconte in english quoi).


Un crédo (et créneau) comme un autre, que j'avais volontairement mis de côté lors de la déferlante preppy (comme ça ce n'est pas fini ?!), presque écoeurée par les noeuds-noeuds, les petites robes tabliers et les mocassins à glands (ah non, ça, je n'ai jamais aimé) d'Alexa Chung.

L'overdose serait-elle soignée ?
L'ardoise fashion serait-elle réglée ?
Ou l'absence de vacances m'embarquerait-elle déjà inconsciemment début septembre (avec des envies de velours bleu marine et une to do list aussi longue que celle des éléments périmés présents au sein de mon réfrigérateur) ?

Quoiqu'il, j'ai déjà des montées de tartan et je fantasmerais même sur une paire de bottes cavalières idéales pour un week-end de Toussaint au beau milieu des feuilles rouges, oranges et jaunes...
Alors même que le thermomètre commence tout juste à nous affoler du poom poom short.
C'est moche ce jetlag mode.

F.B

jeudi 5 juillet 2012

Red Pants - Red Lips !

"Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité".
Alberto Giacometti

Après le dégradé bleu d'hier, place au tie&dye rouge du jour...
Car comme Picasso, lorsque que je n'ai plus de bleu, je prends du rouge (du moins, c'est ce qu'il s'amusait à dire, alors je m'amuse à le faire).

Tee-shirt et Sweat AMERICAN VINTAGE - Slim "tie&dye" CIMARRON -
Sleepers cloutées TOPSHOP - Bracelet ISABEL MARANT - Pochette LA PETITE MENDIGOTE

Un pantalon aux allures "Marantesques" appartenant à la collection été 2013 Cimarron, que j'ai eu le privilège de pouvoir récupérer en avant-première lors du salon Who's Next en début de semaine...


Que j'ai associé au fameux "Rouge in LoveLancôme dont je vous parlais mardi, parce que leurs teintes respectives se combinent à merveille, et que je commence depuis, à prendre la fâcheuse habitude de vouloir associer make up et outfit (le début de nouvelles prises de tête matinales en perspective, et en somme) (a-che-vez-moi).

Une manie inédite lorsque l'on connaît mon allergie aux maquillages de l'extrême, leur préférant largement et généralement, une base nude rehaussée de blush et mascara.
Le niveau zéro de la sophistication, que je tente aujourd'hui d'upgrader (très légèrement) (l'idée n'est pas au pot de peinture) avec une touche de couleur sur les lèvres.

Sans pour autant tomber dans le pendant perdant, celui qui vous transforme en "Dadame" (d'où le sweat teenage gris, imparable pour casser les codes en toute circonstance).

F.B

mercredi 25 avril 2012

F***ing Heels

"Si les talons hauts étaient si merveilleux, les hommes en porteraient".
Sue Grafton

Les talons hauts procureraient séduction, assurance et élégance (selon les dires de bon nombre d'hommes, comme de femmes d'ailleurs).
Chez moi, ils ne sont synonymes que d'ampoules et de crevasses.

Un certain inconfort, ou pour être exacte, un inconfort certain, doublé d'un certain masochisme, notamment sur pavés, gravillons et autres grilles de métro.

(J'aurais du écrire un volume entier (ou deux) (ou trois) de "La malédiction du Talon")

Sandales à talons ZARA 


Je passe donc le plus clair de mon temps "à plat", jouant sur les pieds en diversifiant mes alliés : ballerines, derbies, baskets, mocassins, sleepers, etc.

Alors évidemment, cela ne m'empêche pas de fantasmer devant la paire de stilettos de l'année (et c'est d'ailleurs là que je devrais m'arrêter) (je me le note pour plus tard).
Seulement parfois, les diktats sociaux m'atteignent bien malheureusement, encore plus profondément (oui évidemment, comme tout le monde) (et quoique tout le monde en pense).

Je tombe ainsi inconsciemment et fatalement, en quête de big big heels, prête à tuer des centaines de paires de Converse pour un seul escarpin Louboutin.

Et c'est dans ces cas-là...
Que j'achète ça (et dans la version python/jaune fluo, de surcroît) !


Sauf que :

- Je ne les porterai jamais (et je n'utilise pas le conditionnel vous remarquez) (c'est une certitude).
- Leur côté "révélateur de féminité" (allonge la silhouette, amincit, met en valeur les formes... Bla-bla-bla) ne fonctionnera pas, ma démarche n'ayant rien d'une Heidi Klum sur catwalks, ni l'aura dance d'une Beyoncé.
- Loin de moi l'idée de consentir à une domination masculine, ou à l'inverse de vouloir affirmer quelconque part girly. Je ne suis ni victime, ni militante.

So what ?

Je continuerai à shopper occasionnellement du talon, mais inférieur au désormais traditionnel "12", même si ce n'est que pour les admirer, ou très rarement les porter.

Seulement pour la beauté de l'objet, et pour tenter de m'auto-baratiner malgré mon choix du "tout plat" bien (trop) arrêté.

F.B