vendredi 7 novembre 2008

1/2 RTT avec PunkyB

"Le modèle, c'est un soi idéalisé"
Edouard Baer
I am PunkyB barbie. Yes, I am (ou Yes, we can ou Yes, we did si vous aussi vous surfez sur l'obamania ambiante).
Un après-midi "shooting" devant chez Biguine, (peu) vêtue de petites merveilles des deux soeurs "Heimstone" et de microscopiques (mais tout doux) leggings ByZoé, une photographe relookeuse, la célébrisssssssssime blogueuse Géraldine Grisey (elle va m'adorer pour çà), et le non-soleil de Paris. Vous avez le cadre.
Brushing de Barbie, raie au milieu (plus jamais tentée depuis ma période "petit rat pas de l'Opéra" mais là on a insisté et oui, j'ai cédé) et même perruque rousse, Punky et ses acolytes de chez Modepass ont vraiment joué à la poupée (qui dit non, non, non, non) !

Heureusement, une 2ème poupée était là (bah oui, le cliché de la brune& la blonde, il en faut pour tous les goûts, blablabla). Audrey, professeur des écoles et ouais (un peu trop sexy pour une maîtresse nan?!).

Je vous laisse découvrir le résultat (j'entame de mon côté un processus tortue, carapace de protection renforcée, histoire de faire face à ce post égocentrique à souhait) sur mon blog mode préférée (c'était ma conclusion Fan de).
F.B

jeudi 6 novembre 2008

Javi, la cuenta por fa !

"Cinéma et fantasme sont faits l'un pour l'autre"
Roland Topor.

Et oui, moi aussi j'ai vu le dernier Woody, moi aussi j'ai fantasmé sur l'ibère sexuel Javier Bardem, alors moi aussi j'en parle (comme ma très chère Fonelle qui s'imagine depuis vivre dans "le duveteux de ses gros coussinets" elle aussi).

Si vous pensez que 1. J'ai une nouvelle fois pété les plombs (le string ?) devant une montagne de muscles, un sourire ultra-bright et une lotion after-shave au poil, 2. Comme d'habitude les hidalgos ont le vent en poupe mais qu'il ne pourra pas détrôner Antonio.B du trône de la bogossitude (merci Mickaël Vendetta) ibérique ou 3. Vous ne jurez que par les grands blonds Beigbediens, précipitez-vous pour passer 2h avec "Javi" dans une salle obscure et vous comprendrez mieux pourquoi Hollywood lui fait les yeux doux.



Rebaptisé le "Spanish Hunk", Javier est le nouveau colosse au coeur tendre et au corps chaud. Je m'entends encore dire "ouais, pfff pas mon genre le type latin lover"... But I was soooooooooooooooo wrong !

Un passé de rugbyman, le nez cassé, le regard brasier, le torse armoire à glace, des fossettes à vous manger l'avant-bras et des épaules de lutteur, le nouvel étalon espagnol ne manque pas d'atouts côté virilité et réussit à passer du statut de bomba latina à celui d'obscur objet du désir.

Car "Javi" est une arme de séduction massive, une force animale de macho, certes primaire, mais redoutablement efficace. Quand on le voit, on rêve qu'il nous plaque contre un mur, qu'il serre nos cheveux de sa main (j'allais dire de bûcheron, mais c'est très limite côté fantasmagorique, hihihi) ferme, le tout en nous susurrant algunas palabras en espanol (por fa Javi) intenses (des pensées d'artiste maudit en gros). Car pourtant, malgré sa rudesse apparente, on rêve toujours qu'il nous enlace dans ses bras pour dormir (au coin du feu, ok. Sur une peau de bête, ok. Qu'il aura tué lui-même, ok).

Tout ceci s'insère bien entendu dans le registre du fantasme parce que cela voudrait dire qu'il faudrait rivaliser avec... Pénélope Cruz (autant ranger directement le délicat filet de bave au coin notre bouche, nous n'avons pas le moindre petit début de commencement de chance)!

Woody Allen le définit lui-même comme "un idéal de virilité, une incarnation de la passion, un héros plus grand que la vie". Moi, je ne vois pas quoi rajouter sur ce canon oscarisé.

F.B

mardi 4 novembre 2008

Detox fever

"Quand on est bien dans sa peau, voyager, c'est être ailleurs, ce n'est plus être loin"
Isabelle Adjani

Dernière tendance hype ? Nouveau concept top trendy ? Non, vraiment, la mouvance détox du moment n'a rien de révolutionnaire puisqu'elle puise sa source dans la plupart des religions où le rapport nourriture/restriction existe. Le Carême, par exemple, est bien une période de 40 jours où l'on mange plus léger, où l'on se prive de nos "aliments-plaisir" (humm Nutella, mon tout petit pot de Nutella... de 750g), où l'on devient plus détox en un sens.

Faisant écho à la tendance bien-être du début des années 2000, le concept détox est ainsi remis au goût du jour.

Eliminer les toxines accumulées devient le Graal du néo-consommateur, désormais branché "No Stress".
Et, pour l'atteindre, les règles sont multiples mais le principe alimentaire de base reste simple:

Adieu les humeurs Charal !
Aurevoir chers lipides saturés aka Finger, Petits Coeurs et petits beurres !
Bye Bye (cellulite ? Oui, aussi) Coca Cola Zero, Light, Black, Cherry...!
Welcome home Evian, Vittel, Volvic and dear Mont Roucous !
Hello les tea party (sorte de club réunissant des passionnées de plantes et d'eau chaude) !
Bienvenue aux petits légumes verts croquants (mais cuits à la vapeur) recommandés (car ce sont les meilleurs, et vous vous doutez bien que je ne vais pas parler de patates) !

Ce n'est pas tout. Afin d'optimiser sa "cure" made in me, il est primordial de:

- choisir son timing (printemps et automne),
- jeter son paquet de Marlboro Nights (moi çà je peux pas, mais bon, il paraît qu'il faut le dire quand même),
- faire le plein de vitamines et de sels minéraux (car ceux contenus dans votre crème de jour ne sont d'aucune utilité dans le cas présent),
- ne pas tomber dans les extrêmes (et donc éviter le refrain hebdomadaire de sa copine "moi je ne manque que quand je sens que je vais tomber, c'est radical") ni dans les conneries (éviter le must du printemps selon Glamour: la mono-diète de fraises, censée stimuler le foie, mais qui finit par vous le retourner),
- aller au hammam car la chaleur humide est préférable vs celle plutôt sèche du sauna (et le mythe du cottage nordique fumant, çà vous parle non ?),
- aller au Club Med Gym (bah, pour shaker son booty évidemment).

Pour finir, mon coup de coeur détox: le coffret Kusmi Tea & Swarovski.F.B

lundi 3 novembre 2008

Panorama des expos approuvées par Flo

"Heureux comme une puce qui disposerait d'une entrée de faveur pour une exposition canine".
William O'Henry

Oulala, je commence à parler de moi à la 3ème personne, c'est très mauvais signe... Et, en plus, pour vous parler des expos de la rentrée dont vous avez sans doute déjà entendu parler...

Mais dont vous avez sûrement envie d'en savoir plus (enfin j'espère, j'arrive un peu après la bataille des posts autour du sujet) !

1ère étape: Patrick Demarchelier au Petit Palais

Pour le plaisir de (re)découvrir Patrick Demarchelier, un des grands photographes du 21è siècle qui a signé un grand nombre de couvertures de magazines de mode et a ainsi vu défiler devant son objectif des dizaines de mannequins : Gisele Bundchen, Christy Turlington, Natalia Vodianova, Kate Moss... (l'enfoiré, oui, je sais).
Il réalise aussi des campagnes publicitaires pour les grandes marques de la mode. On lui doit notamment la campagne publicitaire de TAG Heuer « What are you made of ? » avec l’acteur Brad Pitt. Plus récemment il signe avec le modèle Christy Turlington la campagne publicitaire de la griffe allemande Escada pour la collection printemps été 2008 et réalise la nouvelle campagne L’Oréal 2008 avec l’actrice Scarlett Johansson. Il est de ceux qui magnifient la femme, de ces photographes qui en font l'écrin éphémère du beau. Fort de cette vision, il est aujourd'hui encore sollicité par la quasi-totalité des personnalités illustres issues du monde de la mode, du cinéma ou de la musique.

La sélection (de plus de 400 photographies) opérée par l’équipe du Petit Palais est à la fois riche et significative. On ne se lasse définitivement pas du noir et blanc si cher à Demarchelier et on se laisse porter par le mélange de ses portraits de stars et des oeuvres habituellement exposées.
Demarchelier nous offre ainsi une balade modesque à travers les siècles et un rendez-vous privé avec les stars.

2ème étape: "Couleurs et Corps" dans les jardins du Trocadéro

Pour les curieux de nature et les amoureux de la découverte, l'expo Couleurs sur Corps réalisée par le CNRS en partenariat avec l'Observatoire de Nivéa et soutenue par la Mairie de Paris se déroule dans les jardins du Trocadéro jusqu'au 9 novembre et est totalement gratuite (en période de crise, c'est toujours bon à savoir).

Le parcours nous invite à nous plonger dans diverses cultures pour mieux comprendre ces multiples façons de s’exprimer à travers le corps. On y découvre tout un tas de choses: des explications inédites autour des tatouages et autres rites corporels, des conférences autour de la symbolique des couleurs ainsi que de leur rôle dans les évolutions scientifiques de demain, des ateliers de maquillage et des workshops dermato.

J'ai ainsi pu découvrir, grâce à une machine ultra-perfectionnée (et malheureusement ultra-réaliste), que ma peau a 65 ans. Tête de circonstance biensûr, à savoir la même que lorsque je suis montée sur ma Wii Fit et qu'elle m'a annoncée (saloperie de console) que j'avais 42ans, mais réel coup de fouet ! Une tonne de conseils à la clé, du démaquillage matin ET soir en passant par l'étude des différents types de lotions existantes et l'examen détaillé des couleurs de notre carnation.

Des expériences inédites qui vont ravir les avides d'infos en tout genre comme moi.

3ème étape: Jeff Koons au château de Versailles

Pour se faire sa propre opinion sur ce mélange total des genres ! Après le Palazzo Grassi, les oeuvres débridées kitsch de Mister Koons trouvent une place de choix dans les appartements royaux. Un melting pot digne du Marie Antoinette de Sofia Coppola !

Certaines critiques (ainsi que toutes ces chères personnes du 3ème âge présentes lors de ma visite qui ne savaient retenir leur indignation face au spectacle surréaliste qu'on leur proposait, comme si un rictus amer crispaient les commissures de leurs becs) n'hésitent pas à crier au scandale et montrer leur total désarroi face à cette invasion de l'un des plus grands symboles de la France souveraine par le roi du néo Pop Art.

Pour ma part (et ce, malgré l'affluence de cars de vieux (pardon, personnes du 3ème âge, j'ai pas pû m'en empêcher cette fois-ci), j'ai été enchanté de revoir ces oeuvres (un peu déçue par le peu de nombres de pièces, le tour est assez rapide) dans un cadre aussi magique que celui de Versailles et le décalage ancien/moderne m'a parfaitement emballée.

Âmes (vieilles) sensibles, s'abstenir !

F.B

samedi 1 novembre 2008

Digressions du samedi chez Monoprix

"Considérer l'homme comme un consommateur, c'est tout simplement lui faire perdre son identité, sa véritable image..."
Anthony Burgess

La mission Monop' (ou au choix: Franprix, G20, Carrouf & co) fait souvent partie des "tâches" de la vie quotidienne les plus ennuyantes (on s'emmerde rapidement au pays du thon Petit Navire et des yaourts Pêche Roussillon Mamie Nova). Le seul moment que je considère comme le quart d'heure de réjouissance de cette épopée sans grand intérêt reste celui du passage en caisse, celui de l'observation du panier moyen de ma chère ménagère de moins de 50 ans. Déformation professionnelle ou attitude classique je n'en sais rien, mais pour moi, çà vaut son pesant d'or.

Complètement barrée ? N'empêche qu'une fois le tapis roulant décortiqué, il peut s'avérer très révélateur du côté de l'acheteur. La femme, déjà cernée et mal fagotée (çà sonne vieillot ce mot ?!) passera carrément pour alcoolique dépressive en pleine rupture sentimale avec trois bouteilles de vinasse pas locale, deux pots de nutella de 500g et le DVD de Shakespeare in Love en édition collector.

Mais celle là est un classique. N'empêche que j'adore les classiques.

Les fanatiques des produits Bio qui achètent tous les produits labellisés AB ou tout autre écolabels: de la sauce "tomate et 27 autres légumes" pour les spaghettis des enfants en passant par les cotons démaquillants en fibre de bambou pour Madame et les bières blondes bio du cher mari pour finir par les petits biscuits aux fibres et aux graines de Quinoa infâmes et coupe-faim mais tellement bons et sains pour toute la petite famille ! On peut même entendre le jingle de l'émission "Bien dans ma vie" en s'approchant un peu plus près d'eux.

Les obsédés de leur body avec un caddie blindé d'articles triés sur le volet, du jus de carotte (il peut être bio là aussi) qui donnera bonne mine et optimisera l'efficacité de leurs séances d'UV, des céréales "Muesli" (là encore le bio...) aux pépites d'orge, blé, riz et avoine, des légumes de toutes sortes en grande quantité (bio bio bio, le nouveau credo chez les bobos et autres consos ?) et des escalopes de dinde qu'ils cuisineront sans matière grasse, simplement grillées (et accompagnées des fameux légumes inconnus au bataillon). Vous pourrez re-croiser ce spécimen dans n'importe quel parc vers 6h30 du mat', au taquet, Nike+ chaussées. Les femmes, elles, font de la gym suédoises et foncent à l'hôtel amour récupérer leurs produits de beauté Kiehl's, oubliés la veille...

Les "qui d'un coup te font voir ta vie bien meilleure tellement ils paraissent paumés et seuls rien qu'en remplissant leurs petits caddies" qui traînent leurs cabas sur le dos, deux trois poireaux verdâtres dégoulinants sur la anse. Ceux là ne restent pas longtemps dans ce palace de la grande consommation et repartent généralement très vite avec leur maigre butin: des harengs fumés en boîte, du saucisson (toujours du saucisson), un steak Charal sous blister et une demi-bouteille de vin de table acide.

Le djeun qui vit dans son petit studio et optimise l'espace restreint de son frigo (et de son porte-monnaie) et l'envie, que l'on pourrait gentiment qualifiée d'inconstante, de faire le ménage. Bilan: des gobelets, assiettes, couverts, matériels en tout genre en plastique et par paquets de 50, des pâtes cuisson rapide (elles aussi en tout genre), des pizzas king size bolognaise et des packs, des packs, encore des packs (stockés derrière la porte d'entrée en cas de gros matchs ou de pokers infructueux).

La petite mamie qui s'est déplacée uniquement parce qu'il lui manquait de la noix de muscade pour son gratin et que sa fille et son tout nouveau potentiel futur mari viennent pour le déjeuner aujourd'hui.

La liste pourrait être longue... Et je commence certainement à vous gonfler avec mes digressions, passagères... Mais néanmoins constantes.

Alors j'arrête et j'analyse du regard les deux sacs géants rose bonbon que le livreur Monop' vient de poser devant ma cuisine. Du Kiri format goûter, du Yop Energie, des frites géantes, trois flacons de hot ketchup, des coquillettes, des Frosties, des ptits suisses (ceux avec le tour en papier tout mouillé, c'est galère mais c'est les vrais, les authentiques, donc les meilleurs), un gel douche à la fraise et une lotion anti boutons... En plein revival régressico- nostalgique la blogueuse ?

F.B