mardi 10 mars 2009

Check-list Summer 09

"La religion est sous certains aspects comparable à la mode; elle gagne à se nourrir de la diversité des tendances".
Serge Uzzan

Pour moi, le must chez ELLE magazine, c'est leur "Spécial Mode".

C'est comme les noix de pécan salées/sucrées par-dessus une glace vanille/brownie/sauce chocolat. Le côté too much de la recette illustre alors à merveille l'indescence d'un tel numéro pour un magazine féminin: de la mode toute l'année mais un hors-série dédié pour finir de nous achever le porte-monnaie.

Affalée sur mon canapé, le regard en loosdé vers la TV et "Un dîner presque parfait", la main droite occupée à défoncer le pot de beurre de cacahuètes, l'autre rafraîchissant inlassablement ma fenêtre Ebay, je stoppe net toute activité arrivée page 196 de mon mag préféré, juste après les éditos bien brandés et juste avant le catwalk improvisé avec les 100 looks de l'été.

Bien décidée à apprivoiser et pas qu'à moitié les tendances de cette année, j'évalue au fil de ma lecture, mon potentiel modasse pas pétasse selon la matrice fashion des rédactrices.

Non sans satisfaction, je m'attarde à remarquer et cocher tout ce qui est déjà tombé dans mes jolies mains d'apprentie:

1. Le blazer aux manches retroussées
OK, acheté et adopté (il ne me manque que la version lamé).


2. L'imprimé Léopard
Mon dernier caprice, un maxi tee-shirt red leopardo, que j'ose même sortir au bureau.


3. Le jean bleach
J'attends les beaux jours pour pouvoir égayer le mien d'un débardeur plein d'ardeur. En attendant, je rêve de reproduire la fabuleuse veste Balmain (en photo ci-dessous) avec des galons "fait maison".


4. Le grunge
Ayant déjà bien digressé sur le sujet, je vous laisse relire ceci.


5. Le tee-shirt by night
Autant vous dire tout de suite que c'est MA petite révolution, Ma quête depuis toujours... Du cool, même pour sortir. Arrêter d'associer soirée et robe satinée.



Je reste sceptique face à certains éléments que je préfère mettre "en suspens" en attendant (ou non ) la révélation :

6. Les vestes épaulées
En ce qui concerne la "Goldorak attitude", je m'en tiens à l'observation sans être sûre de passer à l'action.


7. Le jeu d'imprimés
Pas léger-léger ce surdosage de liberty, carreaux et autres motifs rigolos. A laisser aux pros pour ne pas y laisser sa peau.


8. Le body
Difficile de jouer à Wonderwoman version sporty chic en dehors du Club Med Gym. A tenter avec une jupe ou un pantalon bien ceinturée en évitant l'effet rôti ficelé.


Bilan modesque plutôt satisfaisant. Je me donnerais même les "encouragements du conseil de classe" si j'étais à l'Ecole de la Mode.

F.B

dimanche 8 mars 2009

Jour bonus pour foulards de luxe

"Dans une fille, quand on ne se souvient que d'un détail, c'est qu'on est tombé amoureux". Daniel Picouly

Il faut croire que les dimanche ont été instaurés pour pouvoir anticiper la semaine à venir, entendez grogner sur les prochains f***ing days overbookés à venir.

On espère tous réussir en invoquant le Dieu de l'arrêt maladie du lundi à gratter un jour de plus, un jour bonus, un jour qui, par le pouvoir intersidéral de la RTT, transformerait à lui tout seul la totalité du visage de notre week-end.

One day off, sans rendez-vous, sans projets. One day uniquement dédié à retrouver le brin de folie qui nous anime et que nous avions aveuglement laissé de côté le temps de vivre un week-end trop organisé et trop chargé, un petit quelque chose qui, comme un it-accessoire, peut en un instant transformer une tenue lambda en look de l'année.

Les détails pas en pagaille qui changent tout m'ont toujours fascinée, obstinée par cette recherche du "petit truc" qui peut transformer votre concierge portugaise en fashionista du quartier. Le grain de beauté de Cindy Crawford, les dents du bonheur de Vanessa Paradis, la chevelure de Gisèle Bündchen ou encore les jambes de Elle McPherson, le machin qui tue, en version mode biensûr. On ne choisit pas son corps mais on choisit ses fringues c'est comme pour la famille et les amis.

Ne vouant pas une grosse passion pour les bijoux (ma boîte "musicale/danseuse" ne comporte que des "merdouilles de chez H&M", j'attends d'avoir le budget pour m'éclater chez Cartier que c'est beau de rêver), je concentre mes efforts sur d'autres accessoires pour tenter d' améliorer mon style of everyday.

Entre autres ceintures, broches, badges, serre-têtes et other vedettes de mon chiffonnier doré, les foulards occupent une place de choix.

Foulard H&M, imprimé léopard (mon accessoire phare du moment)

Foulard Antoine&Lili, tâpisserie sans chichi.

Echarpe Gérard Darel, purple attitude

Echarpe en renard Sandro, chaud-chaud-chaud

Foulard H&M, très bollywood effect

Enturbannée je resterai. Le cou protégé, du vent fou je me méfierai. Et ma semaine, avec mon détail soigné, j'attaquerai, .

F.B

jeudi 5 mars 2009

Lipgloss everybody

"Le maquillage est un culte à mystère...".
Amélie Nothomb

Petite nouvelle "fraîchement vôtre" pour aujourd'hui.

Suite à mon cours de make up chez M.A.C aux Abbesses, j'ai eu le privilège de découvrir leur nouvelle édition limitée en projet (dur dur d'être blogueuse parfois).

Magnifiquement transformée, la muse la plus mignonne du monde de la mode et du manga devient une fashionista qui nous dévoile son côté obscur dans cette nouvelle collection signée M.A.C, disponible à partir du 5 mars.



Deux gammes sont développées: l'une plutôt sage "Hello Kitty Mild", l'autre plutôt trash "Hello Kitty Wild". On retrouve les fabuleux fards à paupières de la marque dans des teintes flashy/girly, des gloss en pagaille, des vernis fruity, du blush, du mascara pour des yeux de chat, des faux-cils... Bref tout pour faire sa "Beauty Queen".



Je me retiens depuis ce matin pour ne pas dépenser la totalité moitié de mon livret A en machins à têtes de chats. En haut de ma it-liste: le blush pêche, les liners pailletés et le vernis gris souris chartreux.

La tentation est en plus à portée de clic... Toute la collection M.A.C HK étant disponible sur leur site, juste .

F.B

mercredi 4 mars 2009

Lazy Tendance

"Aujourd'hui, le vrai luxe est de vivre d'une façon plus intime, plus introspective et plus personnelle".
Domenico Dolce

Les jours de pluie, moi, ça me freeze le moral (au-delà de me friser les cheveux). Pour pallier à ce surplus d'humidité, la bonne idée, c'est de se protéger à l'aide d'un type de vêtement bien particulier, celui des fringues dites "doudou".

Cette catégorie regorge de gilets oversize, de matières chaudes (fourrure, polaire, angora, poils de chat), de bas de pyjamas et de pulls cashmere. Il est donc indispensable de la mixer avec une touche plus élégante pour ne pas tomber dans le look "sac à patates" pas classe.

Difficile en effet d'adopter la nonchalance chic et de se glisser dans la tendance sleepy but pretty comme Betty.


Tous les créateurs ont pourtant sorti leurs pyjamas dans le ELLE de cette semaine, bien décidés à nous transformer en une "pyj girl" avertie qui aurait acheté , cet hiver, à 29€, un pantalon lounge en coton blanc chez H&M, et qui le revendrait maintenant sur Ebay, avec un prix de départ de 200€ puisqu'il est vintage now.

Il faut donc être oisive, mais avec morgue ! Se négliger avec soin en somme.

Allier deux notions antinomiques comme le confortable et le chic-able nécessite encore pour moi le talent fashion d'une Patricia Field (Pour les nuls, la célébrissime styliste de Sex and the City, Le diable s'habille en Prada, et tant d'autres). Malheureusement non disponible pour donner un coup de frais et de fouet à mes guenilles démodées.

Avant de réussir la parade "lounge but glam'" de Sarah Jessica Parker (dans un de mes épisodes préférés), je risque de passer par des étapes ratées, hantée par la robe de chambre du pépé des années 30.


Cette lazy tendance "suffisamment cool pour être à l'aise, suffisamment chic pour assurer" semble naître du transfert de la valeur refuge par excellence: la maison. Le loungewear n'a jamais été aussi présent, reléguant le bling bling abusif directement aux dressing non jouissifs des pétasses sans soutifs .

M'inscrivant régulièrement contre l'overdress trop clinquant, je ne peux que saluer cette mouvance contre l'arrogance de la mode en espérant trouver un jour la clé de ce look mémé BCBG branchée.

F.B

dimanche 1 mars 2009

18ème je t'aime

"Ce qu'il y a de bien avec l'hiver, c'est qu'il fait disparaître non seulement les feuilles des arbres, mais aussi les touristes de Montmartre".
Denis Guedj

Pas le temps de jouer la parisienne branchée sautillant d'un pas décidé de quartier en quartier, oscillant entre les arrondissements d'un tour de Vélib', pass Navigo au poignet on peut pas faire du vélo avec des sandales plateaux et un jupon très court bouillon et bons plans modasses bien au chaud dans sa besace.

Pas le temps de faire grand chose de palpitant en ce moment, mon coeur battant au rythme du bureau la semaine, et de mon mémoire non commencé non achevé le week-end.

Je concentre donc tous mes efforts pour déployer mes pouvoirs KitKat, dans l'espoir de me concocter une pause rapide mais ressourçante, utile mais aussi futile, simple mais excitante quand même.

Ca existe un truc du genre "Tordus anonymes" où on m'accueillerait en me disant "Tordue du jour, Bonjour" ?!

Suite à 10 minutes de cogitation chocolatée, je me retrouve rue des Abbesses, mon lieu de perdition des jours ronchons, riche en petites surprises boboisantes très charmantes.

Premier arrêt chez BeautyMonop' pour dénicher les fameux vernis O.P.I "You don't know Jacques" et "Crêpes Suzette" faisant blabater la beauty blogosphère ces derniers temps (moi influencée ? Jamais !), et tester le Baume des Tigresses, crème réparatrice pour les mains abîmées au délicieux parfum de guimauve (cette fois-ci repérée lors d'un aller-retour Paris/Lyon dans le beauty bag de ma voisine de carré SNCF).


36€ plus tard, le ventre creusé, je m'arrête chez Coquelicot, spécialiste du brunch et du petit-déjeuner à toute heure, un concept qu'en tant que grasse mat'euse avertie, j'apprécie.
Deux oeufs à la coque (avec mouillettes beurre salé-jambon comme je les aime), un jus de citron pressé tout sucré et un gâteau tigré, le tout pour une addition sans acidité.

Histoire d'égayer ce dimanche pas très gai, je décide de clôturer mon break sur une note décalée et anti-morosité, en m'offrant une nouvelle broche kitchissime chez Allison.
A mi-chemin entre le camée de grand-mère et les bijoux d'Austin Powers, leur collection me plaît tellement que je possède maintenant 3 modèles.

Romy Schneider, mon premier craquage (42€).
Grace Kelly, toute mini (25€).
Serge Gainsbourg, le dernier achat en date (38€).

Mettre le nez dehors le temps d'une pause, acheter une barquette de mûres vites avalées pendant le trajet et déballer ses petits paquets affalée dans son canapé, ça peut sembler niais. Pourtant, rien de plus requinquant, voir même grisant.

F.B