mardi 8 mars 2011

Vanity Case #2



"La force de frappe coûte moins cher que les produits de beauté".
Michel Debré

Comme partout ailleurs on papote Fashion Week, prenons le contre-pied et ne nous usons pas à lire vingt fois le même billet sur tel ou tel défilé (ce que j'ai fait aussi, hein, biensûr).

Blablatons beauté et particulièrement, succès beauté (c'est bien beau de grogner mais c'est aussi sympa de s'extasier).

Parce qu'en matière de test en tout genre, je ne suis pas vraiment en reste : je scrute les moindres Grand Prix spécialisés type Votre Beauté, j'amasse pas mal de produits RP à essayer et je craque régulièrement au rayon cosméto, particulièrement à l'heure de la pause déjeuner, l'heure du crime OPI chez Monoprix.

En parlant du génie du vernis, je tiens tout d'abord à vous présenter sa nouvelle gamme en collaboration avec Katy Perry.


Des coloris très très "girlie" (en même temps, plutôt logique hein !), non vulgaires (moins logique d'un coup) accompagnés de deux inédits pailletés ultra-faciles à appliquer (deux couches obligatoires quand même hein !) et aux résultats surprenants.


Nuxe de son côté, n'en finit pas de m'émerveiller. Cette fois-ci avec son exfoliant visage version bio, aux extraits de fruits rouges. Une odeur à se damner, des actifs issus d'huiles de mûre, d'abricot et de prune pour un fini éclatant. Ma peau pourtant sensible et sujette aux rougeurs et imperfections (personne n'est parfait) s'est retrouvée apaisée, et mon teint plutôt très frais.

A utiliser une fois par semaine pour faire peau neuve (et esprit "vie saine").


S'en suit un produit qui fait trembler la blogosphère beauté (je l'ai moi même découvert en vidéo chez Hélène) : le tout dernier fond de teint de la famille Shiseido, "Perfect Refinig Foundation".

Suite aux éloges lues et relues un peu partout, je me suis ruée l'acheter (faut dire qu'en ce moment j'suis pas gâtée niveau qualité de peau et teint blafard) (c'était mon "excuse achat" du jour). Résultat, je suis comblée.

Ce petit pot, de surcroît si pratique (je vous laisse mater ça en film, c'est plus parlant), s'avère juste magique pour cacher en toute discrétion les dites imperfections (autant dire pores dilatés, acné, et toute la panoplie du vocabulaire glamour de peau).


Terminons cette update globale de vanity case par une découverte gourmande ayant transformé mon salon, ma salle de bains, et une certaine chambre d'hôtel en Suède en véritable boudoir sucré (tendance olé olé). Je parle de la gamme "Les Notes Gourmandes" diffusée par Réminiscence.

Mes notes à moi, ce sont "MiFa". Une douce enveloppe de guimauve, déclinée en crème de douche et bain, bougie parfumée, crème pour le corps et parfum.

L'ensemble est divin, et la version bougie surpasse ses milles autres consoeurs essayées jusqu'alors.


La balade beauté est maintenant terminée, j'espère que vous me donnerez vos retours si vous testez ou avez testé ces produits. Plus on est de folles, plus on rit.

F.B

lundi 7 mars 2011

Don't Call Me Baby


"Le talent, c'est une question d'amour".
Romy Schneider

Pour celles et ceux qui suivent de manière assidue mon petit journal de l'Internet, je ne peux vous cacher la nouvelle bien longtemps (et pour les autres, on dira qu'on jouera à surprise-surprise)...

Je suis bel et bien en plein tournant professionnel, au coeur d'un business-tempête, en période d'essai comme on dit (satisfait ou remboursé en somme), dans une toute nouvelle boîte dont je tairai le nom (mais paraît-il qu'un reportage à son sujet est passé dans Capital sur M6 hier soir) (j'aime les non-mystères).

Un poste de responsable éditoriale qui sonne un peu "rêve de gosse" pour la plume au bout de mes doigts.


Faut dire que dès mes 10 ans, j'avais lancé le mag de ma cour de récré (ma baby prose servant le plus souvent de serviette jetable au moment de la pause pain au chocolat), à 14 je me lançais dans l'établissement d'un classeur de fiches ciné, mini-critiques à l'appui et pige presse accomplie, à 20 ans, j'intégrais le Celsa dans le doux espoir de pouvoir un jour écrire sur ce qui me plaît, et être payée pour... "De la mode & des lettres", voilà le type d'émission que je pensais potentiellement faite pour moi.

Tout ça pour vous dire que les préparatifs battent leur plein et que j'espère pouvoir vous tenir vite informés de ce nouveau lieu de bla-bla fashion, histoire pourquoi pas, de vous retrouver là-bas.


A l'heure où tout Paris s'écrie "Faites la mode, pas la guerre", où les magazines dégainent leurs habillages de "numéro spécial", et où Yves, presque d'outre-tombe, nous délivre son it-Manifesto tout beau tout chaud tout doré : mon coeur bat à l'unisson à l'aube de ce new job passion.

Un peu 3615MAVIE pour un lundi (je vous l'accorde), uniquement car c'est si bon de pouvoir partager avec vous les débuts de ce "professionnel embryon".

Peut-être aussi pour vous éviter un billet spécial "boucherie" (parfois, quand je brainstorm dans ma tête au sujet d'un post, je pars un peu loin dans mes délires) (ça doit venir de l'ambiance chaleur-odeur-fatigue-fin de journée-métro).

Boucherie oui, car cela semble être la nouvelle lubie du moment, du défilé sanglant de Charlie Le Mindu (créateur-coiffeur en titre de Lady Gaga) en passant par la manucure "bacon". Je vous mets ça en image quand même (je ne résiste pas), et je vous laisse imaginer ma moue dubitative face à cet étalage carnivore.


F.B

vendredi 4 mars 2011

2 ersatz et puis voilà

"L'homme désire l'éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l'instant de l'extase".
Milan Kundera

Retour chez le Reyyyyyy (à prononcer en roulant le "r" por favor) espagnol de los zapatos et autre zapa (ça veut dire "sape") pas chères et honteusement/divinement copiées sur nos lubies de défilés, j'ai nommé Zara.

Sont trop forts chez Zara.

A peine les collections rentrées en magasin et distillées dans les magazines féminins qu'ils ont déjà trouvé la parade, les presque copies qui nous feront craquer le porte-monnaie, mais pas trop, tout juste de quoi satisfaire une envie trop pressante de tendances.

Et, forcément, moi (mon ça, mon moi, mon surmoi) (sont narcissiques ces blogueurs), ça m'amuse ces trucs-là. Dénicher l'équivalent d'un Graal modeux pour 29€90 (bien trop souvent éphémère, donc non rentable à long terme), ça m'exciterait presque même.

Mais trêve de digressions persos, venons en rapidement aux faits. Le tableau de chasse du jour propose deux modèles so killer chic de la prochaine saison : l'un signé Chloé, l'autre Prada.

Dans l'esprit "petit rat" de luxe du macadam, il faut dire que Chloé n'a pas fait les choses à moitié. Une synchronisation parfaite avec le succès fulgurant du film Black Swan et la tendance Repetto&co au summum de sa portée positivo-fashion. Une pièce facile, indémodable, idéale pour attaquer les achats printemps/été sans trop de culpabilité.


Pour un look plus hippie-chic ou pour le simple plaisir de porter un combo "short en denim déchiré + débardeur blanc" les gambettes (prochainement) bronzées, il y a également l'équivalent d'une silhouette Prada dans le stock de l'Espagnol.

Toutes en rafia tressé et coloré, tout comme on aime, tout comme on veux.

Ballerines TRF Zara, 29€95

De quoi ne pas vous tarauder la "teuté" durant ces 2 jours de week-end, et surtout de quoi cliquer sans trop craquer... Pour peu que les Dieux de la mode nous réservent une mouvance punk pour l'année prochaine, il sera alors difficile de se la jouer Première danseuse en Chloé connoté 2011.

F.B

jeudi 3 mars 2011

Trendy Workflop

"Les femmes compliquent la vie des hommes pour obliger ceux-ci à la simplifier et entretenir en eux la flamme créatrice".
Boris Vian

Devenir styliste en quelques clics (et Queen mondiale du cachemire), telle est la promesse du site TrendyWorkshop.


Lui-même étant largement plébiscité sur la Toile (chez Marion, Delphine, et bien d'autres).
Lui-même étant simplement alléchant (visuels, pubs, modèles déjà créés, photos découvertes çà et là, etcetera).

Forcément, tout ça, du concept de base assez canon aux résultats aperçus toujours aussi canons, ça m'a titillée du clavier.

Jusqu'au jour fatidique où j'ai craqué et décidé de me lancer, juste pour voir ce que ça fait de se la jouer Géraldine Saglio (admirable styliste chez Vogue) en direct de son canapé, l'oeil rivé sur sa création en devenir tel un génie Lagerfeld.

Et je crois bien que c'est à partir de là que tout a dérapé, et mon avis sur ce service radicalement changé.

Déjà, il faut dire que les visuels sont loin d'être "léchés"... Concevoir un pull sur une figurine semblant avoir été dessinée par une étudiante en stylisme de 1ère année, c'est pas terrible, pas très alléchant pour le chaland, et tout de suite un peu décevant (même dans Sim's H&M, ma cousine de 7 ans fait mieux) (j'vous jure).


Difficile de se rendre compte du rendu coupe/matière/couleur dans ces conditions.

J'opte donc pour la personnalisation d'un modèle déjà créé, celui de la campagne de publicité de cet hiver, histoire de limier les dégâts et assurer un fini réussi (j'aurais dû me rappeler que la peur n'évite pas le danger).


J'affectionnais les détails "tressés" aux emmanchures, mes changements se limitèrent donc aux couleurs et aux initiales (que j'imaginais alors brodées) en bas du pull. Et dans la digne logique et continuité de l'hiver, mon choix s'arrête sur un duo rouge/camel très Comptoir des Cotonniers.


Comme vous l'aurez compris, le rendu livré via Colissimo 4 semaines plus tard n'a pas vraiment été à la hauteur des mes espérances. Rien à redire sur la matière cachemire et les finitions, là où le bât blesse, c'est au niveau global du modèle.

J'avais pourtant passé quelques bonnes heures à tenter plusieurs déclinaisons possibles, pensant que cette dernière serait "the one"... Sauf que, pas vraiment (et même, pas du tout).

Et quand je vois les pures beautés réalisées par mes comparses et autres anonymes de l'Internet français, je valide l'odieuse option/confession que la bonne fée créatrice a certainement oublié de faire un léger détour par mon berceau de modeuse.

On ne naît pas styliste, et je ne le deviendrai sans doute pas.

F.B

mardi 1 mars 2011

Grey, Black & Green

"Le noir est le refuge de la couleur".
Gaston Bachelard

J'acquiesce, et je rajoute volontiers : "le gris, aussi".

Faut dire que le gris, c'est un peu ma grande passion (Omar Sharif style) : le clair, le souris, le chiné, le foncé...

Et qu'en ma qualité de serial shoppeuse, je n'ai pas pour autant hérité du syndrome "coloriste hors pair". Comprenez que les associations hasardeuses à plus de 3 variables, c'est pas mon truc.

Je ne me risque donc la plupart du temps, qu'à des basiques black + one color or grey + one color. Pas tout à fait téméraire la modeuse.

Une fois n'est pas coutume, j'ai ainsi adopté un look aux Pantone principaux globalement plutôt ennuyeux (du noir, du gris, et oui...), mais relevés par un foulard Moio vert épicé.

Slim TopShop, Sweat Urban Outfitters, DocMartens Comptoir des Cotonniers, Foulard Moio, Body American Apparel.
Photo : Bloc Mode

Pas de quoi fouetter un fashion cat, c'est clair.

Mais sûrement de quoi annoncer un printemps/été dit "Color Block" par l'ensemble des rubriques tendances féminines, plutôt sanglant (oserais-je le duo rouge hémoglobine/rose bonbon ?!), et certainement d'avance très marrant (de funny streetstyles en perspective, for sure).

Défilé Jil Sander

So, en attendant de partir en quête de la reproduction ratée (ou réussie d'ailleurs, ça marche aussi) (mais c'est moins drôle) du dernier défilé Jil Sander, nuevo appareil Reflex a la mano, (j'économise, mais Dieu que c'est long) (avec mes craquages à répétition), je revisite les capacités de mon vieillo compact numérique (et sa housse colorée-recyclée) grâce à Julie, nommée photographe of the day.

Et je décide officiellement de mettre en vente prochainement mon jean flare & purple Maje (collection printemps/été 2008) (de mémoire), pourtant si furieusement "in" selon les magazines.

Le flashy, on peut pas dire que ça me réussit.
A contrario, je vais foncer me rabattre sur un slim pastel (coloris précis dit "rose thé", selon les magazines toujours).

Ce qu'on ne nous ferait pas écrire/dire/porter.
Non mais franchement.

F.B