mercredi 23 septembre 2009

Du Uniqlo à gogo ?

"Si tu crois tout ce que tu lis, tu ferais mieux de ne pas lire".
Proverbe japonais

Bah ouais, je rentre de New York. Bah ouais, j'ai shoppé comme jamais. Bah ouais, j'ai plein de trucs à vous raconter. Sauf que je ne sais pas par quoi commencer.

L'esprit encore perdu entre les allées "fakement Chanelisées" de Chinatown, les néons rose bonbon de Soho et les M&M's digitaux géants de Times Square; l'estomac encore rempli entre trop de hot dogs moutarde-ketchup, de macaroni&cheese, de Cosmopolitan de 0.75L each et de Red Velvet cupcakes from Magnolia Bakery; le coeur encore émoustillé entre 5th Avenue, ses vitrines Prada, Gucci et compagnie, et sa NikeTown bouleversante de Dunk inédites...

Mais, comme vous vous en doutez, et comme j'assume mon côté mono-maniaque du shopping, j'avoue.

Bah ouais, 70% de mon voyage se résume en quelques enseignes phares: TopShop, Urban Outfitters, Victoria's Secret, Forever 21, Banana Republic, DKNY, Abercrombie & Fitch, Club Monaco... Et j'en passe (vous pouvez m'injurier et pester contre ma dépendance à la CB, I don't care, I don't give a shit with my new "it"). Tout en sachant clairement que dès la lecture du titre de ce post, vous connaissiez déjà celle que je zapperai en feintant l'oubli, pour toujours plus de teasing et d'yeux exorbités devant l'ordi: Uniqlo.

Alors, pourquoi Uniqlo ?

Parce que je me suis fait mon avant-première à moi en arpentant leur boutique sur Broadway avant même de tester celle d'Opéra. A 6000km et seulement 8 jours de l'ouverture de leur nouveau flagship parisien, je n'ai pas pu résister au côté VIP (sans compter que tester Uniqlo par le biais de leur première enseigne française, située dans le centre commercial de La Défence, c'est beaucoup moins hype et qu'il n'y a pas de Business Class sur la ligne 1).


Alors, c'est quoi Uniqlo ? paragraphe spécialement rédigé pour les nuls

Simplement la contraction des termes "Unique" et "Clothing", un naming bien senti pour cette marque nippone au concept tout adapté en temps de crise: vendre des vêtements de qualité à des prix raisonnables. Tout en alliant matières plutôt haut de gamme comme le cachemire, et coupes ajustées, presque comme chez le couturier. En gros: des polos, des tee-shirts, des chemises, des doudounes, des jeans, des collants, des chaussettes, et autres japonaiseries (je n'ai pas dit japoniaiseries) pour un ticket de caisse très riquiqui.


Alors, on shoppe quoi chez Uniqlo ?

A vrai dire (le reveal va être dur pour ceux qui imaginaient déjà ma tête en cible à fléchettes format 4X3 dans les bureaux d'HSBC), pas grand chose. Du moins, chez les femmes. Ma frénésie habituelle ne m'a portée que vers un tee-shirt siglé "This T-shirt is not a fake" (qualifié de pyjama par "l'entourage", dur) et une paire de tristes guêtres grises pour l'hiver (je suis prévoyante, j'attends ma grippe A à moi). Rien de fracassant, ni de vraiment tentant. Seules les rangées de cachemire bien alignés en guise d'éventail chromatique Pantone comme les vernis chez Sephora ont su captiver mon attention dans les rayons. Exception faite encore de l'étage hommes, qui lui, reste un incontournable du look casual au masculin.


Alors, c'est pour qui Uniqlo ?

Pour les modeuses et modeurs en mal de nouveautés, pour les bobos gauchos en quête de shopping déculpabilisant à la Muji ou au marché bio, pour ceux qui n'aiment pas faire de chichi et privilégient depuis toujours un bon GAP à un H&M trop compliqué.


Avec des têtes d'affiche très bien choisies pour certaines (suivez mon regard et pensez Mathieu Kassovitz), très (trop) attendues pour d'autres (Emmanuelle Seignier, je te hais) et même complètement moche à souhait (oui, la campagne avec Sébastien Tellier pour American Apparel m'avait largement suffi), Uniqlo semble vouloir s'imposer comme le basique branché.

Un pari sur Paris difficile face aux géants locaux et internationaux déjà positionnés sur ce créneau à la Celio, mais sans cette touche trendy qui pourrait faire son génie. Les garçons, foncez ré-éditer votre vestiaire de tee-shirts; les filles, shoppez avec jugeote en évitant de finir idiote (et mal sapée).

F.B

7 commentaires:

Marion a dit…

J'ai toujours du mal à acheter des basiques, je craque jamais sur un tee shirt tout simple, surtout que je ne sais pas le porter dignement sans faire 'fille qui a pas voulu s'habiller le matin'.

Mais un cachemire coloré, histoire de changer de mes pulls gris d'hiver, pourquoi pas? :)

nicolas a dit…

Moi qui cherche des basiques, je suis ravi, il est de plus en plus difficle de trouver des pulls simples et bien coupés pour homme, surtout sans fioritures. Hâte de découvrir leur nouveau magasin.

Emilie a dit…

Pas de doute, tu sais donner envie ! Maintenant je vux être à Paris le 1er octobre pour l'ouverture !

Hélène a dit…

Une qualité vraiment irréprochable et des coloris sympas pour égayer notre hiver... Leur ligne cashmere est une valeur sûre. Je recommande.

Pierre a dit…

Bon nouveau plan pour des basiques. GAP commence à vieillir et Celio c'est pas assez CSP+ à mon goût !

Kaoliang a dit…

Rien que pour les tee-shirts en édition limitée, ça vaut le déplacement.

En avril, j'avais ramené un tee Uniqlo x Basquiat : juste à tomber (en même temps, c'est l'un de mes artistes cultes).

Je trouve aussi que leur stratégie d'implémentation en France est plutôt bien pensée : un shop dégueulasse à la Défense / une boutique éphémère dans le Marais / un shop in shop so trendy chez Colette pour finir par l'ouverture de leur flagship à Opéra...

Oui, j'aime Uniqlo :-)

BabyModeuse a dit…

Marion > Moi c'est tout le contraire, je suis la reine du basique, je collectionne les tee-shirts manches longues noir Petit Bateau et les jeans brut passent partout !

Egaye cet hiver avec du cashmere fluo from Uniqlo !

Nicolas > Leur collection hommes ne te décevra pas (enfin.. C'est mon humble avis...).

Emilie > Ca va être de la folie ! Je te conseille d'attendre qq semaines...!

Hélène > Nous recommandons alors.

Pierre > Oui, un nouveau créneau pour les hommes, pas très gâtés du côté des nouvelles enseignes de prêt-à-porter.

Kaoliang > Merci pour ton commentaire instructif Manuel. Je te suis à 100%, notamment sur la collection avec Basquiat.