lundi 11 mai 2009

Mes meilleures ennemies

"Aime tes ennemis. C'est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs".
Bernard Werber

C'est parti pour le bazarpost du lundi sous la pluie.

Vous connaissez peut-être le problème existentiel de la fringue aimée, chouchoutée, adorée et payée (souvent au prix fort. L'amour avec un grand A diront certaines...), mais qui, malgré toutes vos tentatives d'apprenties-stylistes, ne vaut plus rien une fois enlevée de son cintre.

La pièce que vous affectionnez par-dessus tout et qui ne le vous rend absolument pas.

A l'instar de ce que vous pouvez voir dans le miroir: un corps de femme perdu dans une tunique informe même pas rattrapable reblousée avec une ceinture, un sweat à la Flashdance dont l'encolure vous fait plus ressembler à Arnold ou Willy qu'à la danseuse de l'année, une paire de shoes aux talons de 12, si belles aux pieds, mais seulement assise (pas la peine d'envisager ne serait-ce qu'un petit pas de danse... Malheureuse, ces chaussures ne sont pas faites pour marcher mais pour être admirées).

Dernièrement deux spécimens hantent mon dressing et surtout mes pensées fashion embrumées:

-Ma paire de sandales cage Minelli qui me donnent le vertige au bout de deux pas (à l'intérieur de chez moi).
Pas pu résister à l'appel de cette tendance 2009 après avoir vu les YSL sur Claudia et le shooting "Minty Minelli" de Punky B.

- Ma veste Heimstone grisée au col doré qui ne va avec rien, même pas un slim noir, la base de chez base.

Pourtant chinée à 7h du matin, thé vert, CB et cigarette à la main c'est une cure détox très personnelle sur WeLove après avoir passé une journée entière à lorgner dessus telle une diabétique devant une pièce montée de choux caramélisés.

Je ne désespère pas et me refuse à déposer mes merveilles sur Ebay. Qui sait...

Autre anecdote très fashion libido pour commencer cette semaine honteusement normale de cinq jours, avec another placebo trouvé par le plus grand des hasards dans une boutique Phildar.
Après avoir bavé devant cette ceinture cloutée Z&V à (retenez votre souffle) 190€ (inacceptable pour 85 cm de cuir légèrement forgé), j'ai craqué pour cette jolie copie à (vous pouvez expirez) 15€90.

Modèle Zadig&Voltaire

Modèle Phildar

Un week-end léger en somme, la carte bleue arrivant à maturation (le 9 du mois, très mauvais signe) et l'envie devenue pressante, de recycler mes vieux chiffons grâce à mes pièces "meilleures ennemies" pas encore défraîchies.

F.B

dimanche 10 mai 2009

Lovely 7 Tags

"La consommation, c'est l'addiction".
Luc Ferry

Intro spéciale pour les nuls. A la relecture de ce billet, je réalise que le principe du tag n'est peut-être pas assimilé par l'ensemble des internautes se retrouvant par malheur ici. Un petit lien Wikipédia moi j'adore ça s'impose.

Auto Tagguée maso, moi ?! par Mademoiselle C, voici, livrées en vrac, les 7 choses que j'aime le plus, en mode fashion évidemment et preuves à l'appui.

- Les carreaux :

Pas moins de 8 chemises de bûcheron sous mes vestons.

Babyjoueuse face à ma chère Punky (pas moins de 19 modèles) et en perpétuelle rébellion avec ma mère, qui elle, ne jure que par les rayures, je suis régulièrement et dangereusement attirée par de nouvelles full associations genre brelan de valets violet et paire de dames turquoise. Bah quoi ?! J'en ai pas dans cette couleur.

Chemises vintage, Maje (X2), H&M, Sandro, Zara, vintage, H&M.

- Les sweats :

Abonnée AA (American Apparel, pour les nuls) version XL pour toujours plus de loose, ou encore Bérangère Claire, VS & UrbanOutfitters, j'affectionne cette addiction que je collectionne à ma façon.


Veste sweat H&M (X2), robe sweat SeebyChloé et American Apparel, Sweat Victoria's Secret et Gap.

- Les bottes :

Probablement le seul héritage modesque de la famille on ne peut pas nous qualifier de générations de fashionistas. Plates ou à talons, en daim ou en cuir, à soufflet ou droite, mi-mollets ou mi-cuisses, j'en fait toujours mon affaire. Mais là où je préfère le business good recette à la Cosette, c'est dans les friperies.


- Les Very Big Bags :

Pas simplement en version shopping, en mode géant. Suis un vrai Gargantua du cabas.


- Les Tiny pochettes :

La mode aime les paradoxes et je pense être naturellement bipolaire. En toute logique donc, après les VBB, my another lovely things ne sont autres que les toutes petites pochettes. Trousses de make up ou de soirée, je les aime pailletées et girly à souhait. Ma dernière lubie pas si con: le python.


- Les tee-shirts vintage imprimés :

Que ce soient les héros de mon enfance version Forever 21 ou les illustrations grunge chez All Saints, je craque totalement sur ces tee's faciles à associer à mon skinny jean et ma paire de Nike aux pieds.


- Les blazers :

Du plus cher au moins coûteux, en passant par Freepstar. Du très working girl au very sporty girl dans sa version molleton. Du black&white basico-indispensables aux pastels "lingerie Chantelle" de la saison.

Et toujours portés décalés sauf les jours ronchons de réunions avec du boyfriend jean, de la robe bustier à la Stella McCartney et de la jupette liberty.

Veste marin H&M, Blazer Denim Outfitters, Blazer gris Sandro, Blazer black&white Zara (X2), Blazer Maje.

A mon tour de tagguer 7 autres blogueuses, qui selon leurs spécialités, sauront adapter ce questionnaires des "7 things I like about...": Despetitsboutsdechoses, Moicquej'endis, Sonia FashionBox, Slanelle, BehindBlueEyes, TronchedeCake et Citizen.

Next !

F.B

mercredi 6 mai 2009

Tuesday Beyoncé

"Ce qui me fascine depuis toujours dans la BD, c'est cette capacité à sans cesse nous transporter dans un univers supranaturel".
Thierry Mugler

Un concert de Beyoncé peut rapidement avoir un effet "parishiltonisant" et "barbitisant". Faire la pouf entre copines surexcitées et totally crazy in love, moi j'adore.

Surtout lorsqu'il s'agit d'imiter la seule chanteuse capable de sauter 3 octaves tout en faisant un grand écart salto arrière, le tout avec le balancement de reins c'était peut-être plus simple de dire déhanché ?! le plus prononcé au monde.

Chaussées de talons dont le nombre de cm dépasse l'entendement, bijoutées de fake boucles d'oreilles "J'ai 8 M$ à chaque lobe et alors ?!" et gantées de mitaines cloutées en cuir turquoise pièce indispensable à tout dressing digne de ce nom, me & my girls avont pu apprécier le show Beyoncé et s'habiller sur scène comme sur rue. J'ai même hésité à me peindre les ongles en 4 tons flashy et orner le vernis de smileys et de têtes de chats en résine.

Objectif non dissimulé de notre venue au-delà de booty shaker all night long: admirer les 58 tenues confectionnées par Thierry Mugler pour la diva et son équipe 100% féminine. Après Britney et Dsquared, Tina et Armani, l'ex-Destiny's Child a opté pour un univers 80's too funky, à l'instar du clip de George Michael.


Entre kitsch et glamour, Mugler a assuré son rôle de conseiller artistique à merveille. Entre Xena la guerrière et Wonderwoman, les corsets léopard à échancrure maximale et les épaulettes futuristes ont su redessiner le corps de la chanteuse. Entre mini-double de Donatella Versace et héritière de Diana Ross, Beyoncé nous a simplement bluffées.

Pari réussi pour celui qui souhaitait mettre en exergue "la dualité entre une femme et une guerrière" et souligner la double personnalité entre Sasha Fierce (nom de l'album) et Beyoncé.

Le résultat en lettres: une survivor ultra sexy, graphique et futuriste, bling-bling à souhait.

En chiffres: 2H30 de show, 9 tenues différents, 1 trapèze volant, 26 vidéos virales du titre "Single Ladies" sur grand écran et pas moins de 15 filles sur scène.

Et en images coincée à l'entrée backstage et munie de l'appareil photo pourri de ma Sophie, je préfère mettre ici de jolis visuels piqués sur le Web :


A real golden girl.

F.B

lundi 4 mai 2009

Loose, Lin, Long

"Optimiste. Adepte de la doctrine selon laquelle le noir est blanc".
Ambrose Bierce

Un billet entier réservé au petit bout de tissu le plus existentiel.

Parce que la quête du tee-shirt en lin blanc parfait, loose à souhait et de préférence pour petit budget, reste toujours d'actualité à l'approche de l'été.

Zara a déjà sorti une ligne "tout doux tout mou" qui ravie la blogosphère et comme certaines boutiques affichent déjà sold out, je vous propose aujourd'hui un plan B à l'hispanique chic.

La vie est belle aussi en Petit Bateau. Grâce à leur nouvelle collection pour grands enfants adultes, pas besoin d'attendre l'argent pour foncer chez Isabel Marant. Du tee-shirt, de la nuisette et du débardeur même pas peur aux alentours de 30€. Pour du 100% lin pas peau de chagrin.



Un V-neck (col V pour les nuls) et une longueur just perfect, des coloris plus variés: basiques black&white, mint, corail, bleu électrique et kaki pour assortir son iris à son tee's.

Alors même s'il faut repasser par la case "soutif chair" et que c'est tout pour me déplaire, je n'ai pas résisté à la perfection faite tee-shirt.


Pas la peine de jeter son corps dans des must haves faussement sublimateurs. On s'incline toujours devant une fille canon en jean et tee-shirt blanc.

F.B

dimanche 3 mai 2009

ELLE & Coco Chanel

"La mode c'est quelque chose au bord du suicide".
Coco Chanel

Suis comme Coco. 

Very selfish, je viens de voir le film "Coco avant Chanel" et je me sens obligée de commencer ce post qui n'a pourtant rien à voir avec une énième critique cinématographique par ça. Et ne me demandez pas pourquoi de toute façon vous ne pouvez pas

Suis comme Coco parce que je déteste le dimanche. Comme des milliers d'autres personnes également, mais j'aime me dire que l'on partage ce trait de manière exclusive, elle et moi. 

Elle est même morte (d'ennui ?) un dimanche. Détail qui m'avait échappé à la lecture de sa bio oui je suis de celles qui préfèrent toujours lire le livre avant d'aller voir le film.

En sortant de la séance j'aime bien dire séance, ça fait comme si je sortais du théâtre alors que c'était juste un cinoche. Le pouvoir des mots, c'est dingue quand même, je ne résiste pas à la tentation de foncer au kiosque acheter le ELLE que j'aperçois à 20m. Peut-être même à 100 m.

Ce qui peut sembler ri-di-cu-le lorsque l'on sait que je reçois ce même exemplaire dès demain au bureau oui je suis de celles qui profitent d'abonnements gracieux via leur travail

Mais l'envie d'en finir avec cette dimanchite aiguë, et de faire partie des premières à le lire dans mon bain le soir même, a eu raison de moi et de mes économies incertaines du moment, vous comprendrez dans un instant

Ce que j'aime avec ELLE, c'est cette impalpable caution que ce magazine peut apporter, cette façon d'être ta friend sans même avoir eu besoin d'une request, cette assurance mode à 2€50. 

ELLE seul(e):

- peut confirmer ma passion "couleur corail" du moment. Celle qui m'a fait essayer 4 fois en 2 semaines la paire de sandales orangées au liseré doré Minelli oui, celle qui agite toute la blogo depuis 2 mois au bas mot. Au grand drame de la vendeuse, aussi miteuse que râleuse, de l'avenue des Ternes.


- peut shooter à ma place le débardeur Sandro (dont je ne suis pas peu fière d'avoir trouvé un placebo) et mon nouveau blazer rose poudré que je n'ai pu encore vous montrer (me suis fait voler mon appareil photo, j'évite la Fnac de peur de faire un casse et je remplie ma tirelire cochon comme sur M6, pour revenir au plus vite avec des photos dignes de ce nom et pas des images de merde from my BlackBerry.



- peut présenter en avant-première mes nouvelles Nike "Hi Jack" pour Maje. Déjà à mes pieds, je vais enfin pouvoir commencer à crâner. 


De quoi afficher un sourire aveuglement auto-satisfait. De quoi requinquer ce dimanche gris chiné tristounet. De quoi se prendre pour une Coco du XXIème siècle, visionnaire à sa manière.

F.B