lundi 18 mai 2009

Neo BCBG

"S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger".
André Thérive

Un peu collet monté, elle vous rappelle peut-être une prof de latin coincée (la touche sexy en plus), une tata provinciale qui n’aimait pas particulièrement rigoler (le sourire charmeur en plus) ou même une bourgeoise cocottée croisée au coeur du 16ème arrondissement (la fashion-attitude en plus) ?


Et oui, le néo-bourge est un des codes mode de l'année, une manière de se la jouer chic et de mettre une touche de luxe discret dans sa tenue. Le vrai talent étant de se sortir de cette imagerie sixties, en réinterprétant carrément ledit vêtement à la sauce de maintenant.

Un souffle de calme et de pureté, les beaux classiques redeviennent à la mode et, avec eux, les codes d’une tradition qui rassure. Le retour de l’intemporel de qualité. Les matières redeviennent clean, les finitions sont impeccables,voire recherchées, et l'on privilégie à nouveau les belles pièces plutôt que les amas de mauvaise qualité.

Je n'ai pu qu'admirer la façon dont cette jolie brunette a su associer son it bag Balenciaga à une cape en plaid ceinturée (et dans les tons de son chiot aux allures de dandy tout juste toiletté), ses bottes cavalières très Hermèssiennes et sa frange de Betty Boop. Un mélange des genres, un melting pot BCBG-branché, faussement sage-faussement lisse, qui ma foi ne me déplaît pas.

Depuis cette vision, une seule envie: ressortir le foulard Hermès offert par grand-mère pour me donner des airs de Grace Kelly ! Grâce au jeu de cartes "à nouer" offert par la célèbre maison, je commence à devenir une pro du bandeau avec pas moins de 22 nouvelles façons d'attacher mon carré.


Si vous n'avez pas le courage et la bonne dose de "culottée" nécessaire pour franchir le pas de la boutique uniquement pour récupérer ce goodies de luxe dans sa mythique petite boîte orange, vous pouvez toujours télécharger l'ancienne version juste ici.

De quoi se la péter néo BCBG, un vieux foulard sublimement noué et un yorkshire aux pieds.

F.B

dimanche 17 mai 2009

Stand bye

"Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente".
Jules Renard


Enrhumée et ébettée dans mon canapé, le flux RSS de Météo France en intraveineuse et l'épisode final de Grey's Anatomy en streaming, je ne peux que constater que mon week-end ne ressemble en rien aux deux journées ensoleillés que l'ont peut imaginer en plein mois de mai.

Je fais donc aujourd'hui rapidement appel à Mister Sébastien Folin, j'invoque le Dieu de la mélanine, en bref je conjure le ciel de retrouver un aspect printanier et rapidement s'il vous plaît.

J'ai beau m'enfiler 8 jus de carotte per day, porter ma combi-short moletonnée dès que je passe le palier et m'aérer les doigts de pieds dès que le soleil pointe son nez, je ne suis absolument pas rassasiée et je réclame ma dose d'UV.

Mon placard n'a jamais autant regorgé de pièces "collection été" encore vierges, vulgairement étiquettées. En stand bye forcé. J'ai limite envie de pleurer.

Pas moins de 5 nouvelles paires de sandales à étrenner. Dont une répondant au doux nom de ma nouvelle obsession, le python.

Modèle Jonak, collection actuelle.

Ma patience a des limites. Encore 1 semaine et je prends un billet aller-retour express pour une salsa endiablée en direct de Rio et en jupette, mes plateformes pythonisantes aux pieds.

F.B

jeudi 14 mai 2009

Edit 11h04

"Veni, vedi, vici".
Jules César

Réveil 07h30 - Douche vivifiante ya plus d'eau chaude - Petit Déjeuner détox 8h30 - Top Départ mission H&M - Arrivée file d'attente Haussmann - Ouverture boutique 9h30 - En caisse à 9h40 - Bureau 10h

En quête de mes must have Williamsonniens, c'est comme ça que je me suis retrouvée là, entourée de fashionistas (et de fashionistos, attirés par la collection capsule homme), avec un timing bien trop serré à mon goût (suis du genre ponctuelle voyez-vous), la peur au ventre d'arriver en retard au bureau (avec comme seule excuse celle d'avoir galéré à trouver une taille 36 parmis les furies en goguette) et la CB échauffée.


Pas moins de 300m de queue devant le magasin et une entrée en fanfare pour la plupart des happy few présents: course poursuite dans l'escalator pour atteindre le corner tant convoité, échange verbaux primitifs et limités à coup de "Psss c'est un 38 que t'as là ?! Jte le prends pour 50€" et de "Putain la connasse elle l'a choppé où son paréo", et des vendeuses renversées (je n'en rajoute même pas) pour avoir eu la délicatesse de ramener des tailles supplémentaires en rayon.

Petit aparté: je pense d'ailleurs m'équiper d'une caméra numérique pocket pour pouvoir saisir (et retranscrire) ce genre de moments exaltants (et initiateurs d'une haine momentanée envers la race féminine). Enfin ce sera après l'achat (que j'aimerais immédiat) d'un appareil photo digne de ce nom pour dire bye bye à l'objectif pourrite de mon BlackBerry.

En mode warrior I'm a survivor I'm not gon give up I'm a survivor I'm gon work harder j'ai quand même réussi à attraper le beau maillot fluo repéré sur papier glacé, une paire de lunettes psychédéliques "just for fun", le fameux paréo et une tunique arabisante tout à fait charmante.


Facture salée-sucrée de collection plein été et regards blasés/dépités posés sur moi à mon arrivée. Moi pauvre timbrée/tarée pourtant ravie de s'être levée.

F.B

mercredi 13 mai 2009

Already and Must have

"Les péchés que vous faites deux à deux, vous devez les payer un par un".
Rudyard Kipling

Vous l'aurez remarqué, en plein dans mon trip "Baby Doll de retour d'Ibiza" à l'approche de l'été et de la floppée de mariages qui l'accompagne, j'essaye d'égayer mon dressing à coup de jaune fluo et de corail tout en le féminisant. La mince affaire.

La collection capsule de Matthew Williamson est tombée à pic pour redynamiser chic cette garde-robe a little bit triste.

J'avais craqué initialement sur la veste bleu klein au liseré rose fushia. Sold out à mon arrivée, j'ai finalement fondu pour la mini robe imprimé pailletée et pour le foulard, mais en-dessous de 20€ ça ne compte pas. Justifiant cet achat déraisonné par la nécessité de m'habiller pour les diverses unions bling-bling et autres fiestas LadyGaga du mois de juillet.

Il fallait voir la tête de "petitsbouts" et de "moic'quej'endis", alias les deux miss Sophie de mon bureau, quand j'ai sorti la boule de sequins de son sac brandé MW. Et surtout celles des deux pauvres hommes plantés là, fumant insoucieusement leurs cigarettes et maudissant la race féminine pour tant de futilité trop chère payée.


Alors, non, je ne la porterais certainement pas au bureau quoique sur un jean, ça peut passer ?! et oui, je la réserve pour une pieds-noirs party histoire de me fondre dans la masse endimanchée, pailletée et overlookée où elle passera pour "simple" voir même pour "trop simple".


Le problème c'est que cette mini razzia ne m'a absolument pas rassasiée. Bien décidée à chromatiser et faire mon petit effet toute colorée, j'ai donc décidé de prolonger ma relation avec Matthew. Nouvelle date dès demain matin (14 mai) où le boulevard haussmannien accueillera une 2ème collection siglée.

Des maillots, paréos, sarouels, tuniques en soie et autres items tout aussi flashy, sublimés ici par la mannequin Daria Werbowy en véritable tentatrice dans une mise en scène très "squaw exotique".


Autant vous dire qu'avec des prix si mini, je ne vais pas réfléchir longtemps avant de me la jouer Pocahontas de Mexico et remplir un full basket.

Et pour finir de vous achever en beauté, laissez-vous emporter par ce magnifique spot Matthew Williamson pour H&M, largement à la hauteur du dernier buzz en date Tautou pour Chanel. Réalisé par Johan Renck qui a également travaillé sur le clip Hung up de Madonna, on retrouve cet univers décalé cher à nos publicités en oubliant le côté souvent trop lisse de certains clips à 2 millions.


F.B

mardi 12 mai 2009

Hello Yellow

"A New York les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs et à Paris ils sont cons".
Frédéric Beigbeder

Petit point chromatique sur la nuance qui peut me faire frémir comme bondir: le jaune.

Enfilez vos lunettes U.V, éloignez-vous de la fenêtre dégoulinante et laissez-vous guider par ce post aux allures de luminothérapie (en ce jour où je cherche le soleil au milieu de la pluie).

Dans le monde des couleurs, le jaune est l'étranger, le menteur, le cocu, celui dont on se méfie et que l'on voue à l'infamie. Jaune comme les photos qui pâlissent, comme les feuilles qui meurent, comme les hommes qui trahissent...

Jaune était la robe de Judas. Le truc qui tue quoi.

Moi ça ne me va pas. J'aurais pourtant aimé que ça donne ça sur moa:


Mais non, affublée d'un maillot/tricot/vélo jaune, je ressemble à un lapin albinos en pleine GayPride. Bimbo fluo péroxydée au teint lavabo et blancs jambonneaux, à la peau transparente et aux veines violettes apparentes. So glamourous.

Alors je l'évite, jusqu'à la pointe de mes cheveux, jaunissant eux-aussi, à coups de balayages, méchages et autres coiffages. Je développe un filtre invisible ultra-puissant contre tous les types de jaunes: citron, poussin, soleil, doré, orangé, pastel ou fluo.

Sauf qu'il me toise, jusque dans les rayons de mon Monoprix chéri (Y'avait une vie avant Monoprix ?!). Plus précisemment chez O.P.I.



Ecrit en gras sous le flacon: "The IT color"...

J'ai même envie de Bensimon jaune fluo...


Ironique cette couleur.

F.B