lundi 12 avril 2010

Envie du lundi

"La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions".
Sigmund Freud

Et oui comme prévu, ça fonctionne aussi avec lundi (note à moi même, sorry).

A l'aube des réservations massives de week-ends au soleil et de semaines estivales, cette nouvelle lubie va faire mal, très mal, quitte à passer les ponts de mai et juin enfermée dans l'appartement parisien ou profiter des maisons de campagne à l'oeil d'un ultime friend Facebook.

Que voulez-vous il me manque un indispensable du printemps et ses terrasses, sans lequel je n'oserai mettre les pieds dans un afterwork un peu branché, je veux parler de la petite veste habillée bien sûr.

Coupe droite, style boyfriend, en tweed, esprit marin ou version toile kaki...?
Non à pampilles !

Vestes Isabel Marant - Collection printemps/été 2010

Une pièce qui oscille entre le clinquant et l'esprit bohème chic mais qui à coup sûr, "pumpise" une silhouette sobre et simple, une veste fashion facilement transposable pour se rendre au bureau (genre pantacourt reboulé noir + débardeur looser + veste de la mort qui tue) et sortir dans la foulée, se défouler.

Ce qui me fait craquer: les pastilles brillantes parsemées un peu partout et les mini-pompoms.

Un je-ne-sais-quoi d'une baroudeuse chic, à la Sex and The City 2 (je ne résiste pas à insérer le nouveau trailer du film... Non, je ne résiste pas !).

Je me donne 2 semaines. Pas une de plus (déjà qu'il va falloir attendre pour le film).

F.B

vendredi 9 avril 2010

25

"Me donneriez-vous vingt-cinq ans ? Si j'avais vingt-cinq ans, je les garderais pour moi".
Sacha Guitry


25 ce printemps pour Princesse Tam Tam et ce sera cet hiver pour moi, glaglagla, ma marque de lingerie chérie, celle pour laquelle je suis en passe de devenir "Favorite" de l'année avec mes quelques 575 points cumulés (et bien récompensés, you'll see at the end of the billet) et pour laquelle j'ai dû réserver un tiroir tout entier avec mes quelques vingtaines de coordonnés (comprenez un quintal de soutifs accumulés).


Née en 1985 grâce à deux soeurs qui ont le génie de décrypter à l'époque le besoin grandissant d'une ligne de lingerie moins "femme fatale", sans tomber dans le basico-fonctionnel noir-blanc-chair. Difficile en effet pour une femme de se situer alors entre une vamp' au balconnet plongeant et une Sloggi mémé blanc cassé...

Loumia et Shama Hiridjee flairent une niche à approcher et lance une première collection basée sur cette séduction ne se prenant pas au sérieux, ignorant alors qu'elles allaient poser les bases d'une tendance révolutionnaire, celle du "dessus-dessous" ou l'art de transformer la lingerie en véritable accessoire de mode.

Un ADN de marque parfait, alliant subtilement une certaine prise de risque (mélanger des imprimés naïfs, voir même provençaux, des rayures, des pois, des petits coeurs à de la dentelle, de la soie, de jour comme de nuit, n'est pas chose aisée...!), une bonne dose d'espièglerie (on a toutes en nous une petite chipie qui sommeille et ne demande qu'à se réveiller pour le caprice d'une petite culotte chamarrée) et tout un arsenal de sensualité, gage de qualité et de féminité.


Une évolution sous contrôle (malgré la disparition tragique de Loumia l'investigatrice dans les attentats de Bombay) et une "crise d'adolescence" en 2000 bien gérée, où la marque a su grandir et ne pas s'enterrer en voulant rester jeune à tout prix. Des égéries blondesques bien choisies aux photographes de renom comme Mondino ou Richardson, tout a été pensé pour se relever et perpétuellement se réinventer.

Et pour fêter dignement son 1/4 de siècle, Princesse TamTam a décidé de rééditer (en édition limitée) trois modèles de caleçons + marcels, histoire de s'inscrire une nouvelle fois dans la mouvance du moment, celle des silhouettes empruntées au vestiaire des hommes. Et nous prouve à toutes que, sans contrefaçon, nous aimons jouer aux garçons (et avec les garçons).

"Elle porte un caleçon d'homme qui si c'était une évidence" signe Nicolas Rey, dans son manifesto rédigé pour l'occasion.


Une collection "prix doux" (à partir de 15€) est également en préparation dans une optique de reconquête de leur cible junior, moins encline à dépenser les quelques 100 billets nécessaires aujourd'hui pour craquer sur un ensemble type "Egérie" ou "Lucky".

Mais je ne peux vous quitter sans vous avoir présenté mon dernier crush pour leur imprimé bobo-chic, un peu Nicole Richie avant de devenir la reine des Mummy et surtout so sexy: "Vicky".


La version combi-short reste pour moi la plus hot pause pipi galère mise à part, et j'ai pêché en toute impunité pour ce modèle + le coordonné boxer/SG, cadeau d'extrême fidélité (une belle suprise, un bon marketing relationnel, j'aime).

Joie insaisissable de ressortir avec un grand sac plein de papier de soie totalement gratuit...

Pour re-rentrer moins de dix minutes plus tard et re-ressortir moins de douze minutes après, avec un caleçon en bonus et un 2ème "bas", mais payant cette fois.

Illogique féminine tu me tueras.

F.B

mercredi 7 avril 2010

"Blazée"


"J'ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison"
Serge Gainsbourg

Avant quand on me causait "blazer", j'étais plutôt du genre à penser immédiatement (et irrémédiablement) en associations spontanées radicales:

Boutons dorés à la St James (cette marque de gilet en laine épaisse qu'affectionne ma mère, au grand drame du reste de la famille exception faites de la génération "au-dessus" de la pièce maternelle, autant dire, ma grand-mère, pas un(e) de plus) + Coupe tailleur prof de "caté" aka catéchèse, catéchisme, cours biblique and co.

Entre temps ceux qui me causaient "blazer", c'était plutôt Alexander Wang, Stella Mc Cartney ou même Ralph Lauren (outch, on se rapproche dangereusement de la fake Sainte) qui l'ont revisité, Punky qui m'a bluffée avec sa version "boutons dorées" toute à elle et une version homme chez Sandro assez délirante (pour ne pas dire excitante).

Rumy (Fashion Toast) - Blazer Ralph Lauren

Alexander Wang - Hiver 2009


Depuis j'ai aussi cliqué sur la fameuse Toile pour me renseigner "blazer", j'ai appris que cette appellation provenait du nom de la frégate anglaise ("HMS Blazer" précisemment, pour ceux qui aiment tout savoir) à bord de laquelle la reine Victoria aurait instauré ce vêtement en uniforme officiel de la marine anglaise. J'ai aussi appris que traditionnellement il se porte court, bleu marine et croisé, avec six boutons dorés, une poche à la poitrine et deux latérales.

Finalement aujourd'hui, où je vous cause à mon tour "blazer", j'ai mûri la discussion pour finalement adopter ma position (ouais, rien que ça). Jouons-nous là Comptoir des Cotonniers: I LOVE le blazer associé à un blue-jean, I HATE le blazer-tailleur coordonné.

Où ai-je déniché mon modèle pour cette pièce intemporelle ? Bah chez Zara, comme quoi.

Coupé court et loose (comprenez légèrement évasé en bas), des boutons dorés dans l'esprit marinier parfaits et un prix quasi riquiqui (59€90). Porté avec mon slim brut préféré, un tee en lin et un joli foulard, ça le fait sans tomber dans le look mémé. A imaginer associé à de l'imprimé léo, une blouse liberty ou un short en jean, ça marche aussi.

Une nouvelle it-veste au bataillon avec laquelle j'espère entretenir une longue relation, un vrai CDI de penderie. Le genre de trucs qui passe les saisons, les années et les Fashion Week sans trop de hic.


F.B

Illustration: Flickr

mardi 6 avril 2010

Saturday Night Thaï

"Le riz qui est dans ton grenier est ton ennemi parce qu'il excite la jalousie de ceux qui n'en ont pas".
Proverbe thaï

Dans la lignée des"nouslesblogueusesonnapasdesviesfaciles", j'ai reçu une douce invitation vers des plaisirs délicats et lénifiants: un rendez-vous au coeur de Paris, pour un combiné spa+massage chez des spécialiste des bienfaits thaïlandais.

Remplissant presque toutes les conditions pour devenir une adepte de ce genre de lieu délicieux: sujette au stress urbain (quitte à m'en coller des plaques sur les mains), jeune diplômée/travailleuse de la crise moderne et actrice/spectatrice des dérives de ce neo-monde oppressant; j'ai bien entendu dit oui, un grand oui, à l'idée de ce programme hédoniste du samedi.

Accompagnée par l'Homme, toujours bienheureux de profiter des avantages en massages, et après un après-midi d'averses et de privations (Zara sans CB ou le calvaire assuré), une non-grasse matinée et une expo "dino" ratée (i.e Palais de la Découverte déconseillé aux moins de 3ans), le rêve était déjà presque assuré, tant les circonstances stressantes étaient réunies pour nous (presque) gâcher la vie.



A peine entrés, les pieds au frais sur des galets (vernis vert gazon assorti aux bambous, comble de l'association modeuse chromatique) et les narines enbaumées d'huiles essentielles traditionnelles, nous sommes pris en mains par deux top-masseuses en provenance directe de la top-école de Wat Po, référente à Bangkok et dans le reste du monde.



De véritables spécialistes dans l'art de délier les zones de tension et dénouer les corps parisiens courbaturés, le tout à l'huile chaude et sur fond de musique aseptisée, histoire de complètement destresser (et limite cesser de penser).

1h30 de pure volupté, ponctuée par quelques mouvements plus "appuyés"... Juste logique d'un massage thaïlandais loin des simples "caresses", et proche d'un réel travail du corps, plus en profondeur (quitte à supporter un peu de douleur).


Et pour détendre (encore plus, toujours plus) nos bodys perlés et huilés, direction la baignoire spa "chromothérapie", sorte de mini-piscine à débordement dans l'esprit "Living Colors Philips".

Un bain lacté, un gommage grainé, un dos bichonné... 1/2heure de bonus en apparté plus qu'appréciée.


... Un endroit charmant que je recommande chaudement, aux adeptes de pause détente et salvatrice, mais aussi aux sceptiques qui pourront se faire leur idée sur les vertus scientifiquement prouvées des rituels thaïlandais (et se la jouer expert en causant l'air de rien "libération d'ocytocine par stimulation des endorphines"...).

... Une tendance spa à l'engouement récent, surfant sur la vague des services bien-être et remplaçant la désormais "out" salle de fitness des hôtels de luxe, à adopter d'urgence tant pour l'exotisme des soins que pour les résultats anti-dépression et moral "chafouin".

... Un grand merci à Trang et sa super équipe pour leur accueil, n'hésitez-pas à les contacter pour une bulle de tranquilité et un échappatoire radicalement décalé et "zenifié".


A compléter par un bol de nouilles sautées from "Les Pâtes Vivantes" (les meilleures jamais mangées (à date)) pour un Saturday Night Thaï parfaitement complet.

F.B

vendredi 2 avril 2010

Envie du vendredi

"Ma foi sur l'avenir bien fou qui se fiera: Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera".
Jean Racine

Micro-billet qui aurait aussi fonctionné en mode "envie du lundi", "du mardi", "du mercredi", "du jeudi", du "samedi" (stop it please); mais le vendredi, c'est sacré, sacro-saint, et même pire encore.

On mange du poisson ou on fait shabbat (ça dépend des traditions), on se lève d'un meilleur pied (j'ai pas dit "bon" mais "meilleur", entendez la nuance), on le lève aussi (moins de pression, plus de bonbons dans l'open space) et on rit, trois fois plus que d'ordinaire (c'est scientifiquement prouvé).

On rit des blagues du collègue (qui le lundi, nous aurait assomé), on déjeune 2h30 en terrasse (vs la 1/2 heure cantoch/sandwich réglementaire), on lit ses mails d'une oreille (on verra bien lundi quand la "dépressionnite" aigüe passera par ici) et on ne lit plus les blogs, on les "scroll" de bas en haut à la recherche de jolies photos.

Cette nouvelle rubrique sera donc presque uniquement visuelle, pas de blablabla ni de n'importe quoi: une photo, une envie, un wish à exaucer (ou pas) en fonction du porte-monnaie.

Pour aujourd'hui, ma dernière lubie en provenance de l'ami Maje.

Une robe de jeune fake mémère fleurie qui appelle au pic-nic, à l'herbe fraîchement coupée, aux nu-pieds et aux +20°C.


A imaginer bronzée, "brushingée", totalement B.B...
F.B