vendredi 18 février 2011

Repérage Zara et puis s'en va...

"Malheureusement à vouloir être partout, le zappeur n'est plus nulle part. Il sonde, saute, à la durée préfère le va-et-vient, à la fidélité le vagabondage, à la connaissance les flashes".
Bernard Pivot

Point de digression (à la con) en ce jour signant mon départ pour un long week-end suédois direction Stockholm et ses centaines d'H&M, mais un petit "flash info" en passant, histoire de ne pas oublier notre génie ibérique pour autant (et ne pas vous laisser en plan sans rien avoir à vous mettre sous la dent).

Entre les missions pré-voyage type mini-eau micellaire/mini-stock pharmacie/mini-épilation bikini, j'ai quand même trouvé le moyen d'être détournée par une enseigne Zara, juste comme ça, uniquement pour voir/jeter un oeil/claquer le matage hebdomadaire des nouvelles arrivées (et acheter) (on ne ressort JAMAIS de chez Zara sans rien) (je le sais bien pourtant).

Mon mode "rai-son-nable" du moment a quand même tenu bon, puisque mon petit panier n'a pas excédé les 50€ : un petit pull en crochet pour patienter et l'idéaliser avec un short lacéré + un tee-shirt en lin noir manches 3/4.


Pas n'importe lequel. LE tee ample à 19€99 signé "Zara mais qu'on dirait du Isabel Marant", copie conforme, bien coupée et plutôt résistante.

Pour celles qui connaissent ce plan en or découvert pour ma part l'année dernière, j'ai envie de crier (comme une loutre asthmatique) : "Oui, oui, oui, les revoilà ! Vite, vite, vite, faut que j'en prenne 10 !".

Disponibles (en plus) en version manches courtes et (presque) longues.

J'en ai pris qu'un (mais je regrette) (mais je suis restée rai-son-nable) et je n'ai surtout pas cédé à l'appel de cet ersatz de sac Céline bleu marine.


Forte je suis, forte je resterai.
Et l'étranger, ça ne compte pas...

What happens in Stockholm, stays in Stockholm.
Sauf le blog, ça ne compte pas...

F.B

jeudi 17 février 2011

L'Amour dure 3 ans

"L'innovation, c'est une situation qu'on choisit parce qu'on a une passion brûlante pour quelque chose".
Steve Jobs

Même si je ne souhaite pas que ce blog se transforme en 3615MALIFE, il m'est souvent difficile d'occulter cette partie très "Journal intime de l'Internet", surtout quand un billet s'avère dépendre d'un cadre contextuel particulier...

Bien ardu alors de cloisonner, totalement, ma vie de ma e-vie.

C'est un peu le cas aujourd'hui puisque je me retrouve dans une siuation inédite for me (mais particulièrement for me, for mi, formidable) (ok, je sors) : j'ai du TEMPS. Beaucoup de TEMPS.

Non, je n'ai pas renoncé à ma vie de working girl accomplie pour élever un troupeau de boeufs en Amérique Centrale ou me lancer dans du caritatif-associatif spécial Afrique.

J'ai simplement démissionné (le mot est trop fort mais adéquate pour tenter de synthétiser) de mon job pour un autre après 3 ans (d'où le titre du post) (vous me suivez hein ?!) de bons et loyaux services (enfin, je crois puisque quand je suis partie, on m'a tout de même offert un iPad) (et un siouper carnet plein de petits mots d'amour) (ze les zaime mes ex-collègues).


Un projet tout nouveau tout beau tout chaud, un grand changement en perspective, une (presque) reconversion professionnelle puisque je rejoins l'univers impitoyable de l'éditorial... Mais trêve de blabla perso, l'important à retenir, c'est que j'ai du TEMPS, pour quelques temps (en attendant le jour J).

Denrée devenue tellement rare dans nos contrées parisiennes que je me retrouve légèrement dépourvue face à ces longues heures de libre, hors du temps et du rythme métro-boulot-dodo habituel, et cette position de chômeuse très courte durée (à la vie asociale à la clé (!)).


Pour m'occuper, j'ai tout de même trouvé quelques parades :

- Des pauses "beauté zen" incalculables (pour que ce soit zen, j'allume une divine bougie spa Nuxe) : une manucure parfaite, des tests en pagaille, du new it-fond de teint Shiseido créant le buzz sur Twitter avant même sa sortie chez Sephora&cie au it-masque de beauté signé Iroisie (marque bio bretonne) (ça vend pas du rêve écrit comme ça, mais ça envoie).


- Une recherche d'appart longue et douloureuse. J'avais oublié la pression locative et les files d'attente aux côtés des 45 autres intéressés... Je la redécouvre un brin d'angoisse dans la voix (et de vomi dans la gorge).


- Du tri, du gros tri. Et donc des ventes à la pelle sur eBay et des journées rythmées par 150 mails de demandes en tout genre ("j'voudrais une photo de la semelle intérieure retournée ainsi que du bout de la chaussure vue d'en bas") (exemple véridique) et 3 aller-retours à la Poste du coin.

- Tri massif ayant pour objectif d'assouvir un désir nommé Madeleine.
Obsession griffée Chloé.


- Aucun shopping en attendant. Une seule exception à signaler à date, mais elle a été menée pour mon buveur de DrPepper préféré j'ai nommé l'Homme himself... Mini-virée chez Uniqlo histoire d'essayer leur nouvelle gamme de chemise "J+". Résultat mitigé, la poche et les boutons de col lui conférant un aspect trop "ouvrier" (je cite, hein).


- Beaucoup de câlins/caresses/drôleries de Mister Zadig, mon chat (aux faux airs de Ratatouille).


Pas de quoi fouetter ni le chat ni moi ? Juste de quoi remplir un agenda étrangement vide.

F.B

mardi 15 février 2011

Watch me on BE TV

"La télévision n'est pas faite pour être regardée mais pour qu'on y passe".
Noël Coward

On va dire que non, je ne me trouve pas ri-di-cu-le en me matant déblatérer mes digressions chiffons... Et qu'il est sain et interactif de partager avec vous l'une de mes dernières expériences behind the camera.

On va dire que oui, j'ai passé un très bon moment avec l'équipe de tournage ce jour-là (la blonde écervelée qui cause moonboots, ça met toujours un peu d'ambiance)... Et qu'il est plutôt marrant de se retrouver de l'autre côté du miroir. J'ai beau lutter pour ne pas vous enquiquiner, y'a finalement toujours un ou deux fashion tips dans mes tiroirs.

On va dire que vous pouvez retrouver ce grand moment d'histoire Babymodeusienne sur la web TV du magazine BE : "Bienvenue dans la Ruche" dans la rubrique "Fashion Safari".

Et on va aussi dire merci à Romain (pour la peine).



F.B

lundi 14 février 2011

Pink Swan


"Le langage de l'amant est son chant du cygne".
Jorge Gaitan Duran

(Genèse du titre)
Forcément, comme plus de 200.000 français à l'heure où j'écris ce post, je me suis rendue chezPathé histoire de mater "Black Swan" (et ce, dès mercredi, jour de sortie nationale)... Pour la plus grande nostalgie de mon passé de petit rat, mais aussi pour une des séances d'angoisse les plus prenantes de mon passé cinématographique.

(Vif du du sujet)
Quoiqu'il en soit, je ne rentrerai pas dans la critique scientifique (not my style) (et j'adule trop Natalie Portman pour rester objective), je cherche juste à évacuer de mon esprit par "e-exorcisation", ce fort renouveau d'envie très Repetto, me titillant dangereusement de la pointe.

Les ballerines, presque tombées en disgrâce de la good face fashion, avec notamment la folie des plateformes shoes et autres compensées en bois (type sabots pour se balader in St Tropez), n'ont pourtant jamais quitté mon dressing.

Et oui, je n'ai personnellement jamais trompé mon amour du "tout plat", souffrant le martyre à chaque port de talons (de pourtant - de 12cm), et me réfugiant toujours et simplement dans le confort inégalé d'une paire de spartiates dorées.

Trêve de digressions chaussures, l'idée de ce billet reste de communiquer autour de mon "vide-shoesing" du jour, et de ma propre conception du futur look star du printemps/été prochain : la danseuse presque négligée, comprenez chignon lâché et sweat déchiré sur jupe de fi-fille imprimée.

Juste comme ça, là (une des plus belles photos de Leighton Meester à mon sens) :


Sauf que j'aurais donc remplacé les sandales bridées/talonnées par une paire 100% Opéra Garnier, ci-dessous signée APC (en rose bonbon, ou en bleu-grisé) (peut-être plus discret).


Et pour alléger mes placards, dans l'espoir d'y intégrer cette nouvelle histoire (d'amuuuuuuuuuur), je vous propose aujourd'hui un grand ménage hivernal placé sous le signe du Dieu béni de la pompe.

Avec un peu de tout (mais pas de n'importe quoi) : des escarpins pointus Comptoir des Cotonniers (très Isabel Marant like, sans le fameux noeud), des shearling boots ASOS, des bottes Ash très biker spirit, des Pirates boots (pas Vivienne Westwood mais tout comme), ou encore des fausses Minnetonka en parfait état (and more, and more, and more again !). Par icila compagnie !

De quoi lâcher un peu de lest pour un saut de chat aérien ?! (et le bonheur garanti et non dissimulé de l'Homme, de Mr le banquier, et de la femme de ménage, tous exaspérés par tant de "bijoux de pieds").

F.B

vendredi 11 février 2011

Schmilblick Optique

"Nous percevons toujours ce qui est nouveau chaussé de nos lunettes du passé, et notre vue s'y déforme".
Jacques Séguéla

2008-2009-2010 : port de lunettes de geek. Y'a qu'à voir (ici), pas féminin pour un pixel.

2011 : acquisition de lunettes rétro. Plus "Drôle de Dames" (ou "MadMen"), tu meurs.

De quoi passer pour une modasse de Panurge à l'heure où l'optique est en passe de (presque) détrôner les it-bags, où l'icône Lady Gaga ne sort plus sans de lourdes binocles fumées ou en lames de rasoir, et où le moindre verre XXL vous rend intellectuelle même un Pastis et un Voici à la main.

Alors que pour moi, cette "eyewear fixette" a suivi une logique bien précise, un parcours insensé mais pourtant vrai, une destinée parfaitement maîtrisée...

Car TOUT :

- a commencé le jour d'un certain défilé printemps/été Luella, avec des mannequins entêtées et montures noires carrées. Fascination immédiate pour ces filles assumant clairement le fait de "s'enlaidir" pour gagner en style.


- a continué avec le passage en revue des people les plus "lunettement" stylées : Katie, Renée, Leighton, Shenae... Etrangement beaucoup plus crédibles une fois bigleuses.


- a retourné le passé, en mélangeant habilement quelques extraits des Choses de la Vie avec la sublime Romy, ou encore quelques portraits de Hugh Grant (oui, ça fonctionne au masculin aussi) dans 4 mariages et 1 enterrement (film culte de ma dvdthèque au demeurant) pour créer alors une obsession omniprésente, une tentation à laquelle je me devais de céder.


- a fini par se concrétiser, une veille de fin de droits de mutuelle (classique me direz-vous), 15 opticiens, et une paire de lunettes Paul Frank plus tard.


L'Homme déteste.
Moi j'adore.

Mais allez lui faire comprendre le schmilblick optique hallucinant derrière tout ça...

F.B