lundi 2 février 2009

Jamais sans mon cartable

"Cartable: parfois transporté à dos d'âne".
Roger La Ferté

Même si je ne rentre plus dans la douce case "étudiante" et que je ne peux plus cocher "scolarisée" sur le formulaire de la CAF, je n'en demeure pas moins une éternelle écolière, aussi attachée à ses petits cahiers qu'à son laptop de working girl.

L'esprit "rentrée scolaire" moi, j'adore. Je n'ai jamais réussi à abandonner ma trousse Hello Kitty et mon agenda Mulberry et je trouve qu'il n'y a rien de tel qu'une virée chez Muji pour refaire son stock de stylos-feutres fluos for the bureau et retrouver le plaisir régressif d'écrire de toutes les couleurs en pleine réunion : partie 1 en rose bonbon, partie 2 en bleu foncé et hop petit nota bene en vert forêt.

Et oui, différents coloris, çà dégrise le poly et les cerveaux ramolis.

Je vous ai déjà conté mon amour des carnets (et mes squattages incessents à la Maison de la Presse) en passant à côté du contenant. Marre des it-bags et autres Graal modesques et pas modestes pour midinettes assoiffées de changement, place à la maroquinerie anti-tendances but better pour mes finances: le cartable.

Pas de vulgaire sac à dos Eastpack (et pourtant Dieu sait si j'ai succombé aux imprimés outranciers lors de ma Seconde B) et encore moins de pseudo-sacs de cours taggés au Tippex (et juste assez grand pour transporter un bon vieux A4 ou du Canson format 24X32), l'objet de ce post relève de la pure tradition Tann's et ressemble plus à la classique mallette noir à boucle dorée des années 70.

J'ai récemment adopté celui-ci avec une touche BlingBling et des patchworks ParisParis:
Avant de tomber nez-à-nez avec celui-ci (né du partenariat fructueux entre la marque très trop parisienne Maje et les djettes "Les Putes à Franges"):


Cela fait une semaine que je ne peux l'éviter sur mon sacro-saint trajet "métro-boulot-dodo" et qu'il me fait sérieusement de l'oeil depuis sa vitrine avenue des Ternes. Sauf qu'à 375€ le cartable, çà bouffe les droits de scolarité et les doigts de mon banquier (déjà bien abîmés).

Je vais peut-être aller faire un tour dans le grenier de mémé voir si la vieille mallette à la anse bandana déchiquetée pourrait remplacer cette nouvelle lubie bien marketée et forcément démuserée.

Mais pour retrouver ce beau bleu pétrolé et ce cuir grainé, j'peux toujours me toucher.

F.B

3 commentaires:

CiTiZen a dit…

J'avoue, ce cartable Maje cuir bleu pétrole façon Billy... il a l'air trop canon !!! Mais si cher !!
Courage !! Tiens bon !

petits bouts a dit…

Je trouve le cartable Maje - Putafranges, très sérieux par rapport à ton petit cartable argenté! Et puis un ça suffit!

F.B a dit…

CiTiZen > Je résiste (pour le moment) !

petits bouts > Depuis quand 1 çà suffit ?!