lundi 22 mars 2010

Nostalgiques escarpins

"La vocation de la poésie n'est pas de nous éblouir par une idée surprenante, mais de faire qu'un instant de l'être devienne inoubliable et digne d'une insoutenable nostalgie".
Milan Kundera

Prenons au pied (et pas de la lettre) le syndrome Peter Pan avec des modèles de chaussures de princesses imaginées par nos chers créateurs en total manque de bonbons Haribo, de contes de fées et surtout de Walt Disney.

Ayant été bercée à Cendrillon (dont je connais la moindre réplique par coeur et dont le moindre personnage m'émeut (à commencer par Gus Gus la souris au gros bidon), cette première pièce signée Martin Margiela m'a littéralement faite fondre, transportée quelques instants dans les bras du Prince Charmant, robe crinoline bleu ciel et escarpins transparents glissant légérement pour aboutir au fameux retentissement (des 12 coups de minuit, ça change du retour de boîte à 5 du mat' avec un big plat de pâtes).


Forcément en édition limitée et totalement hors budget (1229€... la chaussure, même pas la paire), ces souliers de verre (et non pas en vair) restent la plus belle "copie" de l'inédit. Une version moderne pour ex-petites filles toujours un peu fifilles.

Toutes aussi régressives, les nouvelles it-shoes de JCDC.

A mi-chemin entre l'hommage détourné à notre MJ international et un retour dans l'enfance assumé, le modèle Bambi a provoqué chez moi une lueur d'émoi, voir même un léger gémissement de "Oh oui, oh oui, je les veux aussi" fatalement incompréhensible par la horde masculine.

Photo: James Bort


Envie de fouler le bitume tout en douceur, remember PanPan, yeux de biche à mes pieds...

Mission économie en attendant leur sortie au mois de juin, histoire de pouvoir sortir les 500€ nécessaires pour me la jouer femme-enfant avec une jupette verte (des champs). Ou les 1000€ si le désir de la tenue complète arborée par Mareva Galanter (au show de son bien-aimé) se fait trop pressante.

Toujours plus "up-to-date" avec cette dernière paire mi-merveilleuse mi-cauchemardesque, inspirée du très attendu Alice au pays des merveilles by Tim Burton.

Nicholas Kirkwood a ainsi imaginé ces chaussures "très sculptures", en hommage au conte de Lewis Carroll, ornées de tous ses éléments marquants: la montre à gousset, le célèbre damier, la rose rouge de la méchante Reine de coeur, le service à thé en porcelaine et la clé légendaire et tant convoitée.


Même si ce modèle semble plus adapté à une vitrine glacée de musée plutôt qu'à nos pieds, c'est si bon de rêver et s'imaginer en princesse de conte de fée... Un insight bucolique shoesesque que les papes de la mode semblent avoir bien cerné.

F.B

7 commentaires:

Hélène a dit…

Les escarpins Bambi, je craque !!!!

Blandine a dit…

Euuuuu les shoes Alice c'est une blague hein ?
Sympa l'article !

Anonyme a dit…

So princesse ;-)

GéGé a dit…

Cendrillon, mon WaltDisney préféré ! Un rêve ces escarpins de verre... Mais bon à plus de 2500€ la paire (si mes calculs sont bons) c'est hors de question, fucking Cendrillon !

CiTiZen a dit…

Les escarpins Bambi sont trop trop mignons c'est clair !!

CECILE a dit…

Je veux des escarpins de princesse !!!!!!!!

BabyModeuse a dit…

Hélène, Anonyme, CitiZen > So cute, impossible de ne pas craquer !

Blandine > Pas de blague. Mais importables en effet.

Anonyme 2, GéGé, Cécile > Il faut trouver un ersatz Zara (et encore...) ou en offrir à sa petite fille, nièce ou cousine histoire de compenser !