mardi 25 mai 2010

Not My Kitten Heels

"L'amour est fini quand il n'est plus possible de revenir en arrière".
Frédéric Beigbeder

Après 13 paquets de Compeed (à 8€ les 10 pauvres pansements, c'est cher vraiment), des dizaines de kilomètres s'apparentant à de la torture (frotter du daim sur une parcelle de peau à vif, c'est très douloureux) et des centaines de gémissements, râleries, voir même petits cris, c'est décidé je les quitte...

... Mes chaussures à talons vertigineux (et j'ai pourtant une notion soft du "vertigineux", pas plus de 12cm pour les plus hautes).

Finis les ampoules, cors, durillons et autres ongles incarnés (sans parler du mal global, celui du pied). Exit la démarche d'autruche échaudée, place à une démarche beaucoup plus "first lady" que Gwen Stefani.


Parce qu'il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse, celui du plat envers et contre toutes (que je pratique aisément les 3/4 du temps), je tente d'éviter le rayon spartiates, Converse et autres derbies anti-sexy (serai-je atteinte par la pression sociale du diktat féminin "des hauts talons tu porteras, plus sexy tu seras" ?).

Je m'en tiens à la définition modesque au sens le plus stricte, je veux du talon de chaton, entre 3 et 5 cm, mais on peut pousser jusqu'à 7 (il paraît), une démarche de jeune danseuse russe et des faux airs de Carla Bruni en kitten heels Missoni.

Direction l'eshop Repetto.
Craquage sur le modèle Gisèle (qui n'est pas sans me rappeler un de mes ballets préférés de jeune petit rat (mais aurais-je l'air aujourd'hui d'un vieux rat ?!)).


A 160€ la paire, il a bien fallu que je me rabatte sur un (faux) problème de couleur pour justifier ma raison.
Parce que je cherche du camel mesdemoiselles, pas du "nude" ou du "taupe", et encore moins du "beigeasse" !

Un passage éclair au Printemps, et une altercation avec trois vendeuses (à peine j'ai dégainé l'appareil photo numérique (pourtant si mini et moi si souris) que je me faisais sérieusement enguirlandée...), je me rends à l'évidence que :

1. L'accueil exécrable des responsables m'a refroidie. Je veux bien mettre le prix dans un produit de qualité, mais avec politesse et sourire s'il vous plaît.

2. La couleur de mes rêves n'existe que dans la ligne des ballerines plates... Véritable malédiction du talon.

3. Non, non, non (je ne veux pas prendre l'air) je me persuade de ne pas tenter le port du sabot en bois pour compenser les deux précédents états de faits.

4. Non, non, non (je ne veux pas prendre un verre) je m'auto-convaincs de ne pas flasher finalement sur ce modèle là, vert flamboyant. Surtout après l'essayage de la dernière pointure restante, environ trois fois trop petites pour mes fucking trop gros pieds (écrire ce passage me coûte, excusez ma vulgarité, je les regrette tellement, finalement).


Il ne me reste plus qu'à digérer cette envie non assouvie, ce port de chaussures-chaussons incessant (redescente sur Terre assurée), en attendant de trouver kitten heels à mes pieds.

F.B

2 commentaires:

Alyette a dit…

Camel...les gisèles.
Pas beigeasse comme, ça me coûte de l'avouer étant une vieille rat-T, le ballet du même nom. donc y zont pas dans la couleur que moi aussi je veux...et hop, 160 euros de moins en moins. ça va consoler le banquier, à défaut de mes pieds :(
et j'en profite pour énoncer clairement que quoique hyper déçue de pas avoir gagné haut le look les super lunettes que j'étais prête à adopter, j'adore quand même beaucoup ton blog.

Anonyme a dit…

si cea t'intéresse tjs les repetto gisele sont à -40% sur le site de la redoute, mais il n'y plus énormément de stock!