dimanche 22 mars 2009

Very Vernis

"A quoi bon remettre à demain ce qu'on peut faire avec ses pieds".
Maurice Roche


Bilan catastrophe à J-10 du départ destination soleil et plage dorée. Alerte enlèvement rouge côté pieds couleur 'blanc de poulet", cagneux et encore tout recroquevillés des longs mois à avoir été "bottés". 

L'épreuve de la tong s'avère insurmontable et la moindre paire de ballerines me cisaille l'orteil. 

Heureusement la veille, une virée chez Colette m'avait permis de regarnir mon beauty vanity de 3 jolis vernis Uslu Airlines, une marque de maquillage pointue, donnant à ses produits des noms d'aéroports en guise de nom de code.

Ayant embarquée pour GRZ (Graz), MQC (Miquelon) et TIA (Tirana) avec pour bagage un emballage sous vide sécurisé, j'étais donc parée au voyage.


Trop flashy mes vernis ?! 

"Ambiancée" par la Barbie Room mise en place à l'occasion des 50 ans de de la jolie poupée, j'étais pendant un instant d'humeur bucolique, me revoyant oser des déshabillés bien trop colorés lors des défilés improvisés sur le catwalk de ma chambrée avec mes blondes plastifiées et écervelées.


Bien décidée à faire scintiller mes pieds fluos au bord de l'eau, je décide d'employer les grands moyens pour redonner vie à mes petons: râpe, crème, râpe, crème, râpe, crème... Pour finaliser ce ménage de printemps par la pose de ces nouvelles laques vernies de génie.

Car, derrière le concept original et minimaliste de cette marque, se cache une véritable performance scientifique puisque ces coloris sont obtenus en combinant des pigments classiques (qui apportent la couleur de fond) et des pigments luminescents (qui transforment en lumière visible une partie des ultraviolets normalement invisibles à l'oeil). 

Oui j'ai bien écouté le blablabla commercial de la vendeuse, mais je suis objectivement plus que satisfaite après mon test. Pourtant appliqué en speed vers 23h, je n'ai constaté aucun dégât le lendemain matin à la terrible lumière révélant le moindre dérapage, et la couleur bien mat devient brillante et scintillante, annonciatrice de printemps.

Morale du post: faites face à vos pieds, mais bien armée.

F.B

jeudi 19 mars 2009

Fashion Police #4

"Ne charge pas tes épaules d'un fardeau qui excède tes forces".
Horace

Dernier épisode traumatisant de la mode: le revival eighties des épaulettes alias the shoulder paddings. Censées allonger la silhouette, structurer les tenues et donner un côté classe et original à nos looks, échapperez-vous à l'épaulettes mania ?

"Femmes des années 80, femmes jusqu'au bout des seins, ayant réussi l'amalgame de l'autorité et du charme"... Une manière d'insinuer leur secret ? Un buste triangle pour plus de charisme ? En tout cas cet été, les épaules seront carrées ou ne seront pas.

Au risque de ressembler à un footballeur américain ou à notre chère Sue Ellen, il va falloir passer par l'attitude Star Treck, insufflée par Christophe Decarnin pour Balmain. 

Ici en version mini-mini et émeraude (LA couleur à suivre) et en version grunge de luxe.

So, allure de Goldorak: classe ou pas classe ?! Dubitative je suis.

C'est quand même très "extra-terrestre", un côté "robot" à la démarche bien mécanique. Parfois même très working-girlisant (rajoutez les lunettes intello-vintage et vous êtes parée pour le prix de l'employée du mois).

Et puis je crois que ça me rappelle trop certaines photos de ma pas tendre enfance où ma chère tante, terriblement branchée et fashionista (je précise pour mieux cerner le personnage), arborait avec fierté un blazer jaune à épaulettes intégrées (et des créoles plus grandes que les vinyles du grand-père). J'ai toujours trouvé ce look improbable et importable. Tout droit sorti de chez nos héros made in Dallas.

Inspirez-vous des photos de famille donc.

Ou passez une après-midi avec votre mère pour qu'elle vous dise: "Ah j'me souviens quand j'avais 16 ans, j'en rajoutais sous mes tee-shirts" (le tout en ruinant des années d'application quotidienne de crème anti-rides et d'inscriptions au club de gym) et vous aurez peur. 

Oui, ce truc me fait finalement peur.

Keep Shining !

F.B

mardi 17 mars 2009

Allo Maman bobo

"A la différence du rapport fils-mère, le rapport d'une fille avec sa mère est quelque chose qui peut s'apparenter à la plongée en apnée".
Victoria Secunda

Certains rendez-vous ont un goût brioché tout particulier... Certains rendez-vous peuvent révolutionner vos habitudes adultes et vous ramener brusquement en enfance... Comme une après-midi mère/fille en plein milieu de la semaine.

Avant même de débuter les festivités il faut savoir que la majorité du cercle maternel ne résiste pas à la tentation de passer visiter l'antre de son rejeton, ne serait-ce que 5 minutes pour déposer un petit tupperware dans le frigo. A peine le pas de la porte franchi, les yeux de la maman se mettent en mode radar, à l'affût de la moindre erreur: poussière sur la télé, pile de vêtements pas rangés (ou sales ou neufs), vaisselle pas faites et multiples courriers HSBC encore sous scellés.

Autant dire que le cleaning express de la veille, en mode "tout sous le lit" passe inaperçu, sauf peut-être les quelques livres pseudo-intellectuels négligemment posés sur le bureau et volontairement "faussement usés" par vos soins pour faire plus "real".


La pire étape de la visite maternelle chronique étant pour moi celle du "placard débarras" aka mon dressing. Je crois qu'elle est capable de repérer en un seul battement de cils quelles nouvelles pièces m'ont coûté un bras (de chaque membre de ma famille) et quelles chaussures à talons de 10 je n'aurais pas dû acheter puisque je ne les porterais "que 2 soirées dans l'année tout au plus" dixit mother.

L'idée finale est belle et bien de programmer une séance shopping AVANT et surtout pas APRES la visite de l'appartement junior officiellement sponsorisé par Mimi cracra. Au risque de perdre environ 95% des bénéfices potentiels de la séance léchage de vitrines. Une mère énervée est une mère indisposée de la CB.

Mais ce qui me plaît tant dans les virées avec môman au-delà de profiter de sa générosité bien aimée c'est le procédé psychologique s'opérant en moi: je retrouve mes 13 ans.

Au lieu de la laisser aller et venir comme elle l'entend dans les magasins, je sollicite sa présence juste devant la cabine d'essayage en hurlant un strident "Mamaaaaaaaaaaaaaan" à moitié cachée derrière le rideau.


Au lieu de privilégier ces tandems pour des achats basiques, en évitant toute crise au sujet d'une énième chemise à carreaux (que voulez-vous, ma mère est à tendance "rayée" et moi je suis plutôt "carreaux". Incompatibles je vous dis), j'ai le don de désirer en sa présence des choses incensées, comme un nouveau Kway doré pour affronter le mois de mai ou un jean lacéré très grunge à 150€.

Au lieu de faire mes choix toute seule comme dans 99% des cas, je ne peux prendre alors une décision sans la consulter tout en connaissant parfaitement son avis avant même d'enfiler cette combi-short léopard.

Pathétique.

Encore pire une fois le shopping fini puisque j'aime jouer la snob parisienne jusqu'au bout et l'emmener manger un macaron LaDurée ou flâner à la terrasse du café Marly. Là où elle m'expliquera pendant des heures qu'à ses yeux, s'intéresser aux vêtements, au maquillage et à ses cheveux est presque une insulte à l'intelligence féminine.

Mais au fait Maman, je tiens un blog mode tu sais...

F.B

dimanche 15 mars 2009

Noeud me quitte pas

"Je fais un noeud à mon mouchoir pour me rappeler que j'existe".
Alexandre Arnoux

Je suis en train de virer complètement noeud-noeud (veuillez m'excuser pour le jeu de mot pourri du lundi)

Après avoir envahi les collections, avec en tête de liste celles d'Alexis Mabille, véritable colporteur de cette fièvre nouée, les noeuds déboulent en fanfare dans mes armoires.

A vitesse grand V, ce nouveau détail girly s'est fait une place de choix, au point de devenir la pièce maîtresse de plusieurs looks du moment. 

Avec son côté "fille bien", un brin BCBG coincée, le noeud tous azimuts semble conquérir ma petite planète mode. 

Réservé un temps aux costumes trois-pièces de nos hommes puis relégué au rang de babiole pour midinettes pré-pubères, le noeud papillon regagne du galon fashion en jouant sur tous les tableaux. 

- Version "serre-tête" chez Emmanuelle Esther:
(38€)


Version "barrettes de fillettes" Du côté de chez ASOS :
(8€)


- Version "couture bling bling" pour Alexis Mabille :
(240€)


J'ai opté pour ceux en maille histoire de ne pas finir sur la paille même si mon coeur balance très sérieusement vers les sequins fi-filles de l'autre Mabille. 

Mais halte aux abus de noeuds, le total look vire illico nunuche du bureau. Que l'on en fasse l'accessoire numéro 1 de notre tenue ou un détail discret sur notre gilet, le côté Gossip Girl doit être discret et totalement assumé. Réfléchir donc avant d'acheter une robe bustier ornée d'un gros noeud rouge sur les fesses... Pretty Woman reste un film, Julia Roberts, une bombe atomique qui peut tout se permettre.

A doser, à assumer et à adorer !

F.B

jeudi 12 mars 2009

AA

"Le monde répond toujours à côté de toute question. Il convient donc de ne lui poser que des questions décalées".
Georges Olivier Chateaureynaud

Non je ne vais pas vous parler de ma récente inscription aux alcooliques anonymes, mais d'une marque au ton aérobic et aux sweats mythiques: American Apparel, of course.

Apparue en France fin 2004, cette enseigne spécialisée dans les tee-shirts colorés de bonne qualité (créée par Dov Charney) ne délocalise pas sa main d'oeuvre et porte son idéologie "anti-sweatshops" en employant pas moins de 1200 personnes exclusivement à Los Angeles.

N°1 de la production textile des Etats-Unis, AA a également réussi sa conquête au-delà de l'Atlantique. Les vêtements sexy et flashy de la double voyelle américaine arrivent même à détrôner dans le coeur des français des classiques comme Petit Bateau.

Comme des milliers de jeunes et moins jeunes dans le monde, j'arbore avec fierté mon sweat lose gris chiné, au cordon bien blanc (c'est comme pour les écouteurs blancs Ipod, c'est in), je me dis que acheter, c'est voter aussi. J'aime savoir que ce que je porte n'a pas été confectionné dans un atelier de misère par un orphelin aux petites mains déjà bien trop abîmées.


Mais au-delà de l'aspect "social friendly" véhiculé par AA, leurs visuels publicitaires ajoutent une note décalée, n'en déplaise aux bobos du quartier. Aucun mannequin maigrichon dans leur communication, seulement des employés lookés et plutôt très désinhibées.

Du branché bien huilé avec dernièrement la mise en scène dans le plus simple appareil de la star montante du porno US Sasha Grey. Pour vanter les mérites de longues chaussettes, pourquoi s'encombrer d'une culotte ?


Envie de sweats oversize comme Nizza ? D'un Gym bag disco comme Manou ? Ou d'un Vinyl Laptop bag as Christian ?
Rendez-vous sur leur site avec le code de réduction "VDA09" qui ouvre les portes du paradis du -10%.

Et pour celles qui préfèrent shopper offline, foncez dès dimanche à l'espace Hippy Chic, 11 rue Chapon dans le 3ème (Métro Arts et Métier ou Rambuteau) pour une vente exceptionnelle, entre -30% et -50% du 15 au 17 mars de 13 à 20h.

F.B