lundi 16 novembre 2009

Oh My Jimmy God #1

"Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures".
Mark Twain

Certains (oui "certains" au masculin, parce que la fréquentation du sujet de ce billet a bien été mixte, à mon grand désarroi) ont passé la nuit devant la vitrine dès 3h20, thermos de café brûlant en guise de chauffage central.

Certains sont venus de Metz, de Nice cagoles en force pour se poster pile poil à l'heure d'ouverture face au Graal de la chaussure griffée low cost.

Certains ont préféré la jouer classique, frimer sur Twitter la veille et arriver en fanfare une petite heure en avance (dès 8h tout de même, et un samedi), pour une possible entrée vers 10h30 (soit 2h30 après, tout de même).

Personnellement, je n'avais pas prévu tout ce grabuge (ni la fucking manif' anti-suicides en entreprise profitant de l'événement pour insulter les fashionistas et tos et beugler leurs revendications anti-consuméristes). J'avais donc opté pour un réveil vers 9h, descente Blanche-Trinité-Haussmann 10h... Et pour la queue devant le "Lafayette Gourmet" 10h15.

Oui je parle bien du magasin de mets précieux le plus cher à mes yeux, celui situé environ 150m derrière le H&M principal.

Remarquez j'ai eu le choix. Puisqu'il y avait en réalité 3 files d'attente différentes. Toutes aussi longues. Toutes aussi boring.


Personnellement, j'ai craqué vers 11h.

Entre les digressions masculines du mec de derrière "missionné" par sa nana pour lui ramener la it-pièce de son coeur (en l'occurrence une paire de sandales plate-formes zébrées d'assez mauvais goût) et les incessantes prononciations douteuse du nom de la marque héroïne du jour "Jimmy TChoo" des blondasses de devant, mon sang n'a fait qu'un tour (et j'ai songé foncer au Printemps tout près pour m'acheter une real paire et faire un beau pied de nez, tout en grillant ma CB à jamais).

Limite pleuré devant ces pétasses nanas (j'inclue Vincent Mc Doom, shooté avec ses "boys" teneurs de sacs) ressortant du temple suédois relooké pour l'occasion, l'immense sac bleu-violet satiné en trophée sous l'épaule.

Mais comme je ne renonce jamais vraiment, j'ai poussé le vice en repassant quelques minutes avant la fermeture.
Le calme après la tempête.
Le carnage en image après le tsunami.

Alors oui, j'ai quand même shoppé ce que je cherchais, ce que j'avais repéré depuis déjà 5 days, ce que je vous présenterai dès demain (ça s'appelle le teasing du lundi, celui qui est censé vous faire revenir le mardi).

F.B

7 commentaires:

justwm a dit…

Ce post est vraiment très drôle et très fin...bravo!
J'aurais jamais eu le courage de passer ne serait-ce que 10 minutes dans ce que tu décris.
Un bon petit post qui met en joie le lundi matin, et qui ne te fait pas regretter d'être resté sous la couette tout le week-end!

Géraldine a dit…

Tu as réussi à choper ton talon de 12 bleu électrique ?!

Anonyme a dit…

Trop marrantes tes photos et la tête des filles survoltées ! Merci pour ce reportage !

Josette a dit…

Moi quand je suis arrivée samedi à Châtelet il n'y avait plus rien... Je ne comprends pas la logique de tout ça: une campagne de pub hallucinante pour seulement 150 pièces et des centaines de mécontentes comme moi...

Anonyme a dit…

100% d'accord avec Josette : je ne comprends rien à cette stratégie marketing de la pénurie...Et pire, ces relents de disette façon occupation ou URSS de la grande époque... ne grandissent ni les marques pratiquantes, ni les foules aliénées qui s'y soumettent.

leo63 a dit…

je parierai sur des escarpins à talons (peut etre celles en velours gris)???

Kléo a dit…

J'ai lu jusqu'à tes notes de septembre,ton blog est vraiment agréable à parcourir,bonne continuation !