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lundi 16 mai 2011

Prendre le large...

"En espadrille, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé".
Philippe Delerm

Prendre le large...
Pour un petit ou un plus long week-end made in France, une parenthèse enchantée à l'étranger ou carrément un roadtrip très longue durée...

En mai désormais, on ne rêve plus que de ça (enfin pour moi fin mars, c'était déjà le cas).

Et quand l'objectif "escapade" s'avère rempli après des semaines d'efforts, electronic ticket et réservation par mail reçue/confirmée/imprimée (pour les angoissés du voyage), rien ne devient plus important (à part le Dieu météo) que les bagages à préparer, les mini-crèmes et gels douche à acheter, et surtout les paires de chaussures à embarquer.

Car une valise bouclée sans avoir pré-enregistrée l'idée selon laquelle vous allez beaucoup, mais alors beaucoup, marcher, gambader, déambuler, errer, flâner, vagabonder, trotter, piétiner (et il n'y a aucune mention inutile à rayer) (sans ajouter le fait qu'avec ça forcément, vous allez transpirer des pieds) (hello my blog is so glam !).

Alors pour parer à cette non-éventualité, la solution toute trouvée c'est la corde (non, pas pour se pendre).

Répétez après moi : "L'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie, l'espadrille est ton amie".


Trêve de bla-bla (quand je commence, je ne m'arrête pas) (comme avec le chocolat), sachez que la Halle aux Chaussures propose en ce moment ces deux modèles basiques et sympas, deux in-dis-pen-sa-bles de votre été et de ses longues balades ensoleillées.

Mon préféré dans tout ça ? Le modèle plat à 6€99, LE classique, l'indémodable, l'essentiel.

Et en plusieurs coloris à ce prix-là (16 différents disponibles).
Faut surtout pas se priver dans ces cas-là.

F.B

Billet Sponsorisé

vendredi 6 mai 2011

Virgin Suicides

"On a affaire à une rêveuse totalement déconnectée de la réalité, en sautant elle a du penser qu'elle s'envolerait".
Extrait du film Virgin Suicides

En guise de teasing du vendredi, je vous dévoile en exclusivité internationale (je blague, hein) (à la Gad Elmaleh ou un truc dans le genre) quelques extraits visuels du dernier shooting "Blog Battle" très Davidhamiltonien de la miss Caroline Daily.

Une fille en or que j'avais planté lors du premier opus de cette série (faute à quelques sushis empoisonnés) (je reste propre dans le vocabulaire utilisé), mais que j'ai finalement retrouvée au charmant Seven Hotel pour la 3ème édition en compagnie de mes encore plus charmantes acolytes du jour : Slanelle, Marie et Vanessa.

Les clichés sélectionnés par la Belle seront dévoilés tour à tour lundi, mardi, puis mercredi sur son blog, mais je vous laisse d'ores et déjà découvrir une sélection des photos de Yulya Shadrinsky...

Robes vintage, sous-vêtements Eres, robe Eres, robe Antik Batik, robe American Retro

Like it ?!

F.B

mercredi 3 novembre 2010

Psychologie du collant

"Mon rêve : devenir le collant d'Ursula Andress".
Woody Allen

Figurez-vous que les ventes de collants ont cessé de chuter brutalement dans les années 2000 (après les échecs de lancements cuisants de modèles hydratants; faut croire que le consommateur n'était pas assez mûr pour ce marché des bas nylons "cosméto") (ou simplement que c'était une idée à la con), au moment du regain de celles des jupes, évidemment.

C'est le genre d'infos que j'aime lire dans le magazine LSA (si vous vous demandez de quel oiseau je cause, c'est normal, c'est un titre professionnel autour de la grande conso et de la distribution) (chiant à mourir pour 90% de son contenu, mais dans lequel il se cache au hasard des pages A4, 10% d'études fonctionnelles à ne pas jeter si vite à la poubelle).

Tout ça pour vous dire qu'entre le collant et moi, l'histoire de chic et de choc a bien débuté en 2000 (enfin fin 98 pour être totalement exacte) ("trendsetteuse", déjà...) (Euh...lol).

A l'époque, 15 ans et des brouettes, je misais sur un look boyish très limite, où la sur-chemise QuikSilver régnait en maître(sse) et le jean Cimarron trônait à ses côtés, sans jamais ô Grand Dieu jamais, réaliser la nécessité de changer.

Mais c'est en tombant en pâmoison devant une mini-jupe plissée chez Naf Naf, qui à l'époque (il est urgent que je cesse ces "à l'époque", ça fait vraiment grand-mère sur le retour) revêtait un logo en forme de petit cochon que j'adorais (allez comprendre... L'adolescence...), que la nécessité du collant m'est venue, comme ça, face à un achat impulsif (dicté par la tenue de clip de Brit-Brit dans "Baby One More Time") (#mercrediconfessions).

Et depuis, j'en perds mon latin fashion.


Perdue entre les rayons socquettes, chaussettes, guêtres, collants, leggings, mi-bas, bas, et cetera... Le codage presque scientifique du produit (20D ou 40D ? Fil guipé ou fil microfibre ? Polyamide ou fibres naturelles ?)... La multitude de marques et de modèles fantaisies en présence (pas moins de 9 différentes recensées dans mon Monop')... Et la galère quotidienne, voire même la quête éternelle, qu'est la recherche de l'item parfait, celui qui ne grattera pas, ne se filera pas, ne brillera pas (de trop), ne glissera pas, s'accordera, et donnera un effet Wouaaa à n'importe quel combo jupe-robe et petit pull.

Je vous propose donc une micro synthèse personnelle dans le genre "Guide du collant pour les nulasses".

Extrait du catalogue DIM

La tendance s'accentue depuis 10 ans et est aux collants dits "mode", soit de couleur vive ou complètement incongrus.

Récapitulons donc la base au niveau des premiers choix : pas de rayures horizontales à la Sonia Rykiel, ni de résilles, ni de pois au-dessus d'une taille 38, pas de jaune moutarde pour les blondes (j'ai essayé, c'est une catastrophe), pas de total look babydoll type "j'ai mis un collant rose, une mini-robe en jean, des ballerines et plein de barrettes dans mes cheveux" après 12 ans.

Du côté des deniers (c'est la devise des collants en quelque sorte), comprenez qu'il nous indique l'épaisseur de la toile du collant en exprimant le poids en gramme de 9000 mètres de fil (par exemple pour un 60D, 9000m de fil pèsent 60g) (y'a pas de calcul mathématique, c'est pratique).

Benchmarkons donc un peu pour comparer et évaluer (et enfin comprendre, accessoirement) :
- En-dessous de 25D, le collant sera transparent,
- entre 25D et 40D, le collant sera mi-opaque,
- Au-dessus de 40D, le collant sera opaque.

Au-delà de l'apparence, nous avons généralement tendance à nous attacher à la matière du collant plutôt qu'à la résistance du fil.

Pour celles privilégiant le confort et la douceur, l'élasthanne et la microfibre sont à privilégier (le premier pour le soir, car il brille, la seconde pour le jour, car elle assure un aspect velouté mat). Les plus bios d'entre-nous opteront pour les fibres naturelles comme le classique coton ou les plus chauds : laine, mohair ou alpaga.

Exit le polyamide qui constitue les modèles "mousse" ou "voile". Il pique et s'use trop rapidement après lavage. D'ailleurs au sujet épineux du lavage, j'ajoute qu'il est indispensable d'utiliser un petit filet "linge délicat" pour passer en machine tout votre attirail à gambettes.

Sinon, face à l'offre pléthorique, je ne peux que vous conseiller quelques pièces testées et approuvées (sachant que globalement, il est toujours nécessaire de renouveler son collant-dressing tous les ans) : les modèles opaques Miss Helen chez Monoprix, les leggings DIM et les merveilles en laine (malheureusement très coûteuses) Falke. Je ne peux également que vous en déconseiller certains comme les items from H&M, aux prix attractifs mais à la tenue très limite sur la durée, ou ceux from (la presque casa) Zara, aux coloris décevants une fois portés dans l'ensemble.

Pour celles qui auraient envie d'approfondir le sujet, quitte à en passer par l'historique complet du collant et la fabrication de A à Z, du tricotage à la confection, direction le site de DIM.

Pour celles qui souhaiteraient découvrir l'intégralité du dossier consacré aux collants chez Grazia, c'est juste .

Pour celles qui aimeraient simplement mater les lookbooks DIM, réalisés dernièrement par 3 blogueuses ambassadrices, je cède à votre caprice en émettant un gros coup de coeur pour les silhouettes de Caroline, véritable atout charme.


Et maintenant, je vous tire bien bas le collant, en vous laissant tranquillement remonter le vôtre (celui qui glisse à la taille juste en ce moment).

F.B

jeudi 16 septembre 2010

I want to see you on my screen, fashion

"La culture est une chose qui vous arrive. Vous pouvez en acheter au Virgin Megastore et en louer chez Blockbuster Video. Mais ce n'est pas une chose à laquelle vous participez, ni à laquelle vous pouvez répondre".
Naomi Klein

Il y a encore quelques temps (deux ans, tout au plus), on se demandait si la mode s'était bien mise à l'heure YouTube and Dailymotion (cocorico) et si les grands noms du luxe allaient pointer leur nez doré au sein des plateformes communautaires, s'offrant ainsi potentiellement en pâture aux internautes assoiffés de commentaires assassins anonymes, de "#fail", "Unlike it" et autres poisons mortels pour leurs images...


La réponse est arrivée rapidement, le couperet est tombé clairement, les griffes les plus connues inondant le Net à coups de clips mis en scène par les réalisateurs les plus mythiques et mis en beauté par les stars les plus demandées.

C'était décidé, et engagé, les campagnes du luxe ne se contenteraient plus de papier glacé et exigeraient un tournage digne d'un film de ciné.


Louboutin engage Arielle Dombasle, Dita Von Teese et Elise Sednaoui pour une web-série loufoque, Chanel semble vouloir nous faire vibrer avec une Keira Knightley métamorphosée en rideuse de charme au volant d'une Ducati pour Coco Mademoiselle, et Gaspard Ulliel en héros torturé des temps modernes pour le jus Bleu, Dior nous a ensorcelé l'hiver dernier avec Marion Cotillard en Lady Noire (générant par ce biais une augmentation des ventes de ce produit de plus de 43%, un record) (source Ifop/Dior) et Lou Doillon joue aujourd'hui à Manon des sources version bobo 2011 pour Vanessa Bruno.


La réalisation de vidéos virales devient un nouveau Graal, permettant d'accroître la portée d'une opération de communication avec un coût faible, générant des millions de vues sur nos plateformes communautaires car s'apparentant plus à un moment d'émotion qu'une pub.

Histoire de s'y retrouver un peu dans ce joyeux bordel de new contenu "médiatico-modeux" et de ne pas perdre de précieux clics sur les sites généralistes en cherchant un clip spécial, une vidéo plutôt pointue ou carrément une exclu, je vous propose un micro-listing de mes e-endroits préférés pour mater ces nouvelles fashion connexions :

- VOGUE TV (l'incontournable) et son cousin éloigné JALOU TV, où l'on croise une sélection hypra-actualisée des it-machins à voir absolument et certaines rubriques maisons entièrement en images à découvrir d'urgence : "Les obsessions d'Alexandra" et "Une minute chez...".

- L'onglet "Vidéos Mode" de la jolie Caroline Daily qui recèle d'interviews VIP (celle consacrée à Nicolas Guesquière et Charlotte Gainsbourg pour le lancement du parfum Balenciaga est terrible), de moments privilégiés en backstage des plus grands défilés ou shooting (Kirsten Dunst sous l'oeil de Mario Testino pour le magazine V, coulisses du lancement du parfum Kate Moss, etc...).


- La rubrique vidéos du mastodonte FashionJob, qui, sous ses airs de vieux dinosaure de la mode sur Internet, fournit toujours de la news bien fraîche et, de facto, du clip tout aussi frais. Elle permet également de visionner des vidéos plus confidentielles tournées sur les différents salons professionnels autour du Globe; sans parler de ses moodboards tendances version animés plutôt originaux et bien montés.

- Last but not least, NOWNESS, le magazine de mode en ligne créé par le groupe LVMH (mais éditorialement indépendant) (enfin c'est ce qu'ils disent). En quelques mois, ce site glamourissime est presque devenu la bible incontournable de tous les fans de tendance, mettant en avant des sujets quotidiens mixant séries mode ultra pointues tournées en vidéo, sélection de spots gastronomiques, exclusivités musicales, portraits... Un contenu très worldwide pour mettre de la hype au cœur du quotidien.


Vous avez maintenant de quoi surfer pendant les prochaines heures (jours, mois, années...?!) et il est donc l'heure pour moi de vous laisser (dis autrement, je rends l'antenne, à vous les studios).

Mais pas avant de vous avoir donné l'info cruciale du jour (dixit la consommatrice vorace de presse que je suis) : Envy est le premier support à pâtir de la guerre des hebdomadaires féminins qui a commencé avec le lancement de Grazia en août 2009, et vient d'être racheté par le groupe Lagardère qui intégrera ses spécificités éditoriales au coeur de son propre titre BE (mariage forcé = raté ?!).

RIP Envy.

F.B