vendredi 8 janvier 2010

Studded Love

"Mieux vaut s'enfoncer dans la nuit qu'un clou dans la fesse droite".
Pierre Dac

Après des mois de lessivage de cerveau modeux thanks to Elle, Grazia et Biba et des journées bloguesques ruinées à coups de looks pas plouc 100% studded (PunkyB, reine incontestée du clouté), j'ai cédé (et pas qu'à moitié) à ce côté chien mi-enragé mi-domestiqué.

Pour palier au premier effet de manque ressenti à la vision du fameux sac "Coco Duffel" by Alexander Wang, j'ai déniché un ersatz en ventes privées (et pas des moindres, puisqu'il s'agit du modèle en daim Heimstone, en photo directement en-dessous du "trop cher pour être envisagé"). Un modèle raillé par le principal intéressé, mais terriblement apprécié par mon banquier.


Puis, j'ai pris des cours de customisation pour apprendre à manier le fer à souder et la colle textile, sélectionner les métaux adaptés et tenter de réaliser une pièce unique, vintage à souhait (effet désiré) pour pas un denier.

Un gilet de pépé ou un perf' transformés en pur Hedi Slimane clouté, ou des escarpins de Cendrillon des temps modernes, ou mon vieux blouson en jean revisité... Je ne me suis jamais vraiment décidée.

Un peu de tout, beaucoup de n'importe quoi...
Pour finalement recevoir en guise de "loving gift", le duo de choc dont je rêvais.
Celui qui me laisse bouche bée, bec cloué et clouté.
Bonnet & Pull Sandro

Un côté "plumetis" en fer forgé assez décalé, mais néanmoins adaptable à un look "working girl" directement associé à un slim noir (la base d'la base) et à des compensées assorties.

Un vrai faux "twin set" pull/bonnet pour se lever du bon pied, sans prise tête vestimentaire aigüe.
Du bonheur en barre par -5°C.
F.B

mercredi 6 janvier 2010

Cadeaux Cadeaux


"Sans les cadeaux, Noël ne serait pas Noël".
Louisa May Alcott

Causons un peu "Christmas Gifts".

Oui parce que moi, les soldes, ça me laisse un goût de pas bon dans la bouche (en-dessous de -50%, j'ai des relents de vomi de trop gros prix), limite la larme à l'oeil (en voyant les frusques inmettables ramenées par les pinkos) et le poil hérissé (en-dehors du e-commerce et ses problèmes de saturation de site, la foule féminine a le don de m'exaspérer, voir de me rendre "chien méchant" en moins de temps qu'il n'en faut pour shopper un V-neck basique blanc).

Et parce qu'entre le foie gras et les huîtres, Avatar et une virée au Palais de Tokyo (pour tester "romantiquement" le Photomaton vintage ambulant), environ 36 infusions camomille et un Delerm avalé d'un trait, j'ai aussi eu des cadeaux, beaucoup de cadeaux.

Figurez-vous que cette année pourrait faire figure de millésime. Un cru excellent, sans précédent (surtout après la catastrophe réveillonée de Noël dernier, son lot de casseroles et sa robe de chambre en pilou beige).


Passons rapidement sur la very big surprise de Môman (tellement indécente que je n'ose vous en parler ici (bas)), pour en arriver aux faits : les loving gifts de sister, cousin, cousine, tata, tonton (s'ils me lisent, je suis morte. L'appellation tata/tonton n'étant plus admise depuis mes 4 ans), beau-papa, mamie et compagnie.

Je vous livre le butin en vrac, photos à l'appui :

- Du pull Bérénice ailé et coudiéré couleur rouge sang.

- De la Toy Watch très Obamania noire.

- Re-du pull Kookaï marinier doré.

- De l'ensemble Princesse TamTam argenté.

- De l'écharpe/mitaines "léopardisantes" Virginie Castaway

- Du tee-shirt Agnès.B rose fushia très Lady Gaga

- De la combi American Vintage en molleton (the tenue of the blogueuse, on en reparlera)

- Du collier, du bracelet et de la broche arty

- Du bouquin modeux comme je les aime

Gâtée pourrie. Ou pourrie gâtée, je ne sais plus.



Le pire (ou le meilleur, ça dépend de quel côté on se place), c'est que j'ai volontairement retiré les loving gifts de l'Homme (eux-aussi trop indécents pour être divulgués ici (bas)).

Over gâtée pourrie. Ou over pourrie gâtée, je ne sais toujours plus.

F.B
Illustration: Flickr

lundi 4 janvier 2010

Plaid & Chocolat chaud

"Il y a de grands voyages qu'on ne fait bien qu'en pantoufles".
Jean Sarment

Fake title
car en principe, je suis plutôt tea party...

Kusmi addict mais aussi Starbucks fan (Tall one au Choco Viennois Signature Caramel, mon préféré), donc en somme, ça fonctionne finalement pas si mal, comme titre de ce 200ème post outch positif.

Pour le sujet de cet article pseudo anniversaire (pause) (vous allez hurler et crier au scandale, voir au remboursement): (re-pause) causons chaussons.

Bah ouais, après 1 semaine d'hibernation presque intensive et de cure de lait et d'eau chaude (mais j'ai quand même fait des trucs faut pas déconner), j'ai presque envie de commencer l'année doucement (mais sûrement) en causant pantoufles et presque moufles.

Je présente d'ailleurs au lectorat masculin de ce billet (après mes meilleurs voeux pour 2010 bien entendu et on leur souhaite quoi exactement aux hommes pour cette nouvelle décennie ?) mes plus sincères excuses pour ce thème (pantouflard, déjà) très (trop ?!)... Féminin.

Seule la femme peut se laisser tenter par une paire de ballerines style "sleepers chic" au rayon chaussons de son Bata du coin...

...L'homme ne peut qu'associer charentaise à maison de retraite, pantoufle à dentier mal chaussé.

Alors pour balancer (challenger ?!) les Converse basses transformées en chaussons gisant dans mon shoesing, j'ai opté (craqué ?!) pour une paire d'aaaaaaaaaaaaadorables "ballerines-style Repetto-mais très Gangsta Chic", préalablement repérées grâce au (à cause du ?!) tweet de la blogueuse La Méchante.


Immédiatement aimées.
Presque aussi immédiatement achetées.

(Au passage, mon petit avis rapide sur Bona Drag, cet eshop inconnu au bataillon: peu de choix mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce presque commerce de quartier, une livraison impeccable, dans les temps et avec en bonus un CD compil' décalé en cadeau dans le Colissimo! Je suis même à deux doigts de re-commander... Une envie de tee-shirt crayonné!)


Il faut croire que le sempiternel "Mets tes pantoufles ! tu vas attraper la mort par les pieds !" (les références Pieds Noirs sont toujours très imagées) a finalement fonctionné et m'a même rattrapée.

Il faut croire que les sirènes modeuses glorifiant le manteau pyjama et le port du chausson hype m'ont atteinte et même transformée en mémé cloutée des pieds.

F.B

vendredi 1 janvier 2010

Best Of 2009


"S'il y avait une formule, tout le monde l'appliquerait et tous les livres seraient des best-sellers".
Jean-Christophe Grangé


Comme chaque année il y a eu des ratés (comprenez mes 324 jours passés à découvert sur mon compte bancaire), du kiff (Baha-baha-bahamas), du double kiff (Welcome to Bazarchic Mag) et de la fringue. Beaucoup de fringues. Trop de fringues pour être exacte.

Parmi mon dressing-dépotoir hurlant à l'excès de Comptoir des Cotonniers et Z&V, certaines it-pièces se dégagent (hopefully) mais laissent derrière elles le surplus inutile, parfois ebayisable, parfois pas (Attention 2010 annonce le grand retour de l'objectivité face au shopping, ou devrais-je dire aux achats compulsifs auxquels je me retrouve réduite, faiblarde du cash facile que je suis).


Côté sacs, j'ai jeté les V.B (Vanessa Bruno, pour les nuls de fin d'année ayant passé les années 2000 au fin fond d'un abri au Nord de la Sibérie) pour adopter deux adorables chérubins répondant aux doux noms de Gilbert et Billy. Soit un simple complément selon la liste des "20 it-bags des années 2000" éditée par Vogue.


Au rayon manteau, j'ai opté pour le modèle en faux leopardo from TopShop, celui-là même que portait PunkyB en octobre dernier (et qui m'a même apportée un size-advice de dernière minute sur Twitter) et celui-là même que vous avez aperçu dans le ELLE de cette semaine, porté par Alexa Chung (référence British) mais aussi... Miley Cirus (Outch teenage) ou encore Nicky Hilton (Outch bitchy). Pièce maîtresse ou "bât blesse", l'année à venir me le dira, avec tendresse ou pas.





La mouvance rayée (qui m'habite depuis la naissance, faut que je vous retrouve une photo de mes body de nouveau-né rayés. Ou pas) a gagné la partie horizontale du terrain avec le grand retour de la marinière. Pas celle de Cousteau, Pas celle de l'Archiduchesse en virée au bord du lac de Côme, épaules strassées en guise d'ornement princier. Ni celle de l'Archiduchesse fauchée puisque habillée en placebo et faux modèle Sandro (parce que l'idée de jeter 195€ de coton et lin une fois l'automne 2010 arrivé peut donner envie de gerber sa CB). Mais un pull marin Chloé vintage, chiné avec amour dans la pure tradition de la friperie du 17ème.


Not Idem pour mes bottes fourrées. J'y ai mis le prix. Et mon éthique anti-fourrure riquiqui de côté aussi. Pour shopper de la Muks et de la fake Ugg chez CdC (Comptoir des Cotonniers pour ceux qui ne suivent jamais) en toute sérénité, et pour les porter minimum 5 jours sur 7 en ces temps glacés.





Boyfriend ou slim, mon débat intérieur fait rage, et finit toujours par s'en remettre à mon humeur: Bad day or RTT = Baggy style // Good day or Big day = Skinny style. Equation simpliste mais efficace et anti-poisse (on n'est jamais à l'aise serrée et stressée, on se sent souvent bien fittée et appréciée).


Les temps changent, les années en 200X finissent pour laisser place aux 20XX (décennie féminine en perspective ?!), je ne mate plus Friends mais Gossip Girl, je préfère Twilight à Harry Potter, les cupcakes aux moelleux au chocolat, mon Blackberry au Nokia 3210 et les événements au Grand Palais plutôt que les vieux musées.


Mes goûts modeux évoluent aussi, à la fois au fil des saisons, au gré des tendances et des battements de coeurs fashion, un perpétuel changement follement incessant, pour le meilleur et pour le pire.


Eviterais-je un 2010 sous le signe du shopping vice et de trop de Paul Smith ?


(Moue dubitative)


F.B

lundi 21 décembre 2009

Cap ou pas Cap

"Il est important de prendre du recul par rapport aux lubies des autres, car on a déjà assez de mal comme ça à garder son cap".
Helen Fielding

Aujourd'hui, c'est VPP (Vente Press Problem) révélé entre ma fucking boule à thé encrassée et les ronronnements de la machine à laver (celle du samedi matin, celle qui nous donne l'impression d'attaquer intelligemment le week-end Fucking Desperate Housewives Conscious).

Ayant passé trois jours à tergiverser sur ma venue ou non à la vente exceptionnelle Roseanna, j'arrive finalement au constat fatidique du dernier jour potentiellement possible, à 1h30 de la fermeture du potentiel possible achat de la fameuse cape blue navy (déjà aperçue ici et par ici), tasse fumante de Kusmi Anastasia entre les mains.


Tentant de synthétiser en deux/trois gorgées, j'en viens rapidement aux faits:

- la cape est, au fil des saisons et de maintenant 3 hivers, et au-delà des considérations la qualifiant d'exubérante et pas pratique (sempiternelle problématique de l'usage des avant-bras), devenue un basique.

- j'en ai maté des petites capes d'automne (la mini-cape étant le must de la hype fashion selon Karl Lagerfeld, Fendi et même Isabel Marant), d'esprit militaire, boutonnées façon caban, ou même très Sologne spirit (je pense au modèle Zara, (bien) porté sur Little Style Box)... Pour finalement et après raisonnement, m'arrêter sur une maille bien épaisse mais rase, d'un bleu marine profond (faux airs innocents pour fake chaperon).


- j'ai résisté aux copies des modèles couture fleurissant un peu partout pour arriver à exécrer le trop de sophistication conceptuelle à la Alexander Wang et préférer une coupe et un volume féminins et élégants.

Même pas 25 minutes plus tard (je suis précise, j'aime la précision), un trajet vivifiant with my cool rider plus tard, et une demande express de taille 38 plus tard, la merveille était mienne.


En matière de shopping, c'est quand même dingue comme mes idées sont claires... Et ce, dès le matin. En matière de shopping, c'est quand même fou comme la moto par -5° m'est douce et plaisante... Et ce, dès le matin.

Parlez-moi fringues, et je deviens du matin.

Pourquoi pas du lundi matin même.

F.B