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mardi 27 novembre 2012

Tigrou

"Si tu vis 100 ans, j'espère bien vivre 100 ans moins un jour pour ne jamais avoir à vivre sans toi".
Winnie

Dans la famille Winnie Fashion, comprenez dans mon monde mode d'ado, je demande le cousin Tigrou, pour célébrer comme il se doit l'arrivée de ce pull en angora, nouveau partenaire douillet et de choix.

Couleurs fauves, imprimé léopard revisité en patchworks de tâches, maille douce comme une chatte siamoise... Difficile de quitter ce pelage hivernal des plus modeux, puisque dans la veine animalière de ces dernières années.

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Veste en cuir NAF NAF -
Pull en mohair SANDRO -
Slim LEVI'S MADE AND CRAFTED -
Bottes FRYE (version avec clous) -
Sac Billy JEROME DREYFUSS -
Foulard MAJE - 
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"If you lived 100 years, I hope to live 100 years less one day to never have to live without you".
Winnie

In the Winnie Fashion family, understand in my teenage world, I ask for Tigrou the cousin, in order to celebrate as it is necessary the arrival of my angora pullover, a new cosy and selected partner.

Fawn colors, leopard print revisited, soft stitch as a Siamese cat... Difficult to leave this wintry fashion pullover since in the animal trend of these last years. 

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Un item qui par ailleurs, s'avère être le point de le départ d'une néo-lubie autour des pièces claires, blanches ou couleur crème, portées en hiver : le comble du chic à l'heure de la crise et de la pluie (qui reste de l'eau sale) à mes yeux (et en ce moment) (je suis assez inconstante, il faut se l'avouer). 

Une manière de montrer au monde que l'on se fiche de dégueulasser son top en deux trois temps mouvements à cause des intempéries inopinées et/ou que l'on se paye un pressing hebdomadaire pour paraître (parce qu'il s'agit bien là de paraître et non d'être) nickel en toute circonstance. 
Une manière de dire merde au monde déclinant (en mettant la barre encore plus haute), aux saisons et à leurs normes aussi, et de dire merde tout court surtout. 

An item which besides, turns out to be the point of departure of a neo-whim around light colors as white or cream, worn in winter : the height of style in this atmosphere of crisis and rain (which remains to be some dirty water) for me (and at the moment) (I'm rather fickle, it is necessary to admit it). 

A way of showing to the world that we make fun to dirty ourselves because of the unexpected bad weather and/or that we buy ourselves a weekly steam-pressing to appear (since it is a question of appearing and not being) perfect in any event, any case. 
A way to say fuck to this declining world (by putting the bar event higher), to the seasons and their habits, and to say fuck to everything especially. 

F.B

vendredi 23 novembre 2012

Bella

"Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains les dissimulent mieux que d'autres".
Proverbe suédois

Ces derniers temps, il ne se passe plus une journée sans qu'un amie (ou moins que ça) me demande où trouver le manteau idéal... La faute au mois de novembre et aux premiers frimas (la faute au statut de blogueuse "mode" aussi).

Je ne pouvais donc passer à côté de ce billet de présentation officielle de mon dernier coup de coeur en matière de blouson ultra-douillet, histoire de tenir jusqu'à fin février : Bella (c'est son petit nom) (je n'aurais pas eu la prétention), un manteau court à large col de fourrure, déniché chez Bérénice (et disponible à -30% jusqu'au 4 décembre sur leur eshop grâce au code VPHIVER).

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Manteau Bella BERENICE -
Sweat léopard ISABEL MARANT -
Chemise BANANA REPUBLIC -
Jean flare MELTIN'POT -
Sac Billy JERÔME DREYFUSS -
Santiags VINTAGE -
Broche MADAME A PARIS - 

Crush
visiblement partagé avec une dizaine de passantes ce matin-là... Cette pièce ne passant pas inaperçue et déclenchant généralement visiblement une envie pressante de se lover contre sa partie en mouton frisé (ou a minima, celle de la toucher/palper/tripoter). 

F.B

"Each of us wears a madman under his coat, but some hide him better than the others".
Swedish proverb

Lately, it does not spend any more one day unless one friend (or less than that) ask me where to find the perfect coat... The fault in November and its first wintry weather (and the fault in the "fashion" blogger status also). 

I could not thus pass by this post of official presentation of my last very favorite regarding ultra-cosy jacket, just to like till the end of February : Bella (it is its nickname) (I would not have claimed to be-able), a coat with a wide fur collar dislodged at Bérénice (and now available with 30% off until December 4th on their eshop thanks to the code VPHIVER).

Crush apparently was shared with about ten passers-by this morning, this piece never goes unnoticed and starts genrally a pressing envy to coil up against its frizzy sheep part (or a minima, to touch/feel/fiddle it).

F.B

vendredi 5 octobre 2012

Un Tigre dans la Ville

"Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait un tigre à caresser chez lui".
Victor Hugo

Nous revoici vendredi pour du look en de-spee (comprenez en speed, en verlan) (je capitalise sur mon gène jeune en ce moment, paraît qu'on peut perdre dix ans facilement).

Aujourd'hui je ressors mon it-sweat de rentrée, j'ai nommé l'ami tigré, dans une version "casualisée" et plus réchauffée (vs celle portée lors de la Fashion Week de Londres, beaucoup moins Paris (and RATP) friendly).

Sweat KENZO -
Gilet et Bottes ZARA -
Slim Pin Up BENETTON -
Sac Billy JERÔME DREYFUSS

Accompagné de nouvelles bo-bottes fort sympathiques (bien que pâles ersatz des Givenchy tant fantasmées), et toutes pla-plates, histoire de tenter de récupérer mes escalopes de pieds panées et ensanglantées par trois semaines intensives de port de talons de compétition (#onnapasdesviesfaciles).

Dieu qu'il est bon de ne plus s'endimancher et de laisser libre cours à son confort avant son style, de ne plus penser front row mais dodo (ma barre de vie commençait à clignoter rouge sévère en bas à droite).

A vous les studios, je rends les stilettos.

F.B

mercredi 20 juin 2012

Pastel Fauve

"L'humoriste comme le fauve, va toujours seul".
Sören Kierkegaard

Petit look spécial "Day Off " aujourd'hui (alors que le mien fut plutôt "On" en l'occurrence) (e-décalage quand tu nous tiens), la preuve aux pieds avec ma toute dernière paire de Bobbie's, roi du mocassin en daim et à picots (oui, ok, juste après Tod's, pour les habitués et initiés).

Top H&M - Veste sans manches ROSEANNA - Slim ZARA -
Mocassins BOBBIES - Sac Billy JEROME DREYFUSS - Bague J.E.M X DeeDee

Les shoes les plus "à l'épreuve de la vie" que je connaisse (si, si, j'vous jure).

Aussi pratique lors d'un après-midi merguez/chipolatas au bord du lac, qu'à l'aise dans une cabine AirFrance Business... 
Aussi confortables que les charentaises de Grand-père, et parfois pourtant très chics associées au bon pantalon "reboulé". 


Plus un gris souris qui m'a donné des bouffées de guimauve (le pastel c'est so 2012), et des envies de fauve (l'imprimé Roseanna en question date lui, de 2011) (mais n'est-ce pas le propre de cette marque, que de nous proposer des modèles "longue durée" ?), pour ce look shooté à l'arrachée (auquel s'ajoute une mauvaise mise au point) (sorry for that).

Ne blâmez pas ce raté félin, la tentation de vous montrer ces deux pièces devenait trop pressante.
Tout comme celle de vous laisser, là, maintenant, de suite, pour oublier (et retourner potasser mon manuel technique, bien cachée loin derrière l'écran).

F.B

mardi 14 décembre 2010

1/4


"Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt-cinq ans, c'est la vieillesse; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt".
Jean Ethier-Blais

1/4 de siècle (oui, comme Super Mario) (et oui, 25 ans de champignons magiques quand même).

1/4 de femme (les 3/4 restants étant purement adolescents) (voir presque enfants).

1/4 de vie (en étant optimiste) (ou pas).

25 années passées.
25 anniversaires fêtés.
25 cadeaux divers et variés (avec du moche et du beau dans le lot, forcément).

3/4 sous la forme de sacs, 1/4 de manteaux.

Suis pas over-originale quand il s'agit d'adresser une gift list potentielle à mes êtres chers (et pour lesquels je suis chère également) (donnant donnant), et je ne peux aujourd'hui que dresser le constat factuel de mes choix années après années, toujours inscrits dans une même ligne directrice : les it-trucs "mainstream" ou "personnels" (en fonction du mood du moment comme on dit).

En guise d'échantillon représentatif, on pourrait prendre les 4 derniers exemples en date, et dire que tout a réellement débuté en 2007, avec l'envie pressante de posséder un élément modeux du créateur irrésistiblement "de niche" à l'époque : Jerôme Dreyfuss.

Pas une fashionista de l'immeuble, ma rue, mon quartier ou mon bureau ne le possédait (argument fatal), c'était le sac montant et encore "select"...


Même ma mère après quelques arguments vaguement et timidement énoncés (dans le vent donc) ("c'est pas un peu cher quand même ?", "c'est pas un peu trop "mou" comme cuir ?", "tu vas pas t'en lasser vite ?"), était elle-aussi tombée en pamoison devant le dit Billy.

Autant vous dire assez énamourée pour céder à mon appel du pied, et instaurer à son insu, et de manière irréversible, ce rituel de "it-machins-trucs" d'anniversaire.

2008, année d'égarement le plus total (je croyais être vaccinée contre la maroquinerie) (la bonne blague) avec un "kadal" toujours de cuir vêtu (indice intéressant, j'aurais dû me méfier de mes pulsions primitives), mais en mode manteau chaud chaud chaud cette fois-ci.


Un modèle vintage qu'elle portait étudiante en médecine à 20 et quelques piges, devant lequel je bavais depuis l'enfance, et qu'elle a finalement fait retoucher à ma taille en surprise (comprenez rajouter 10 cm de plus aux manches) (euh, oui, elle m'a aussi fait avec des bras trop longs) (ça se voyait dès la naissance, un vrai pantin (de Noël) désarticulé).

J'ai même retrouvé récemment une pièce quasi identique (comme quoi la mode n'est, réellement, qu'un éternel recommencement), surtout concernant la coupe, chez Vestiaire de Copines.

Un item Laurence Doligé, marque néo-fétiche de mon dressing, qui frappe encore un gros coup avec cette veste en lapinou très choupinou (n'ayons pas peur des mots, non surtout pas).


2009, retour à mes premiers amours chez Jérôme Dreyfuss.

Je crains percevoir un certain désespoir dans le regard de ma mère (du genre "ma fille ne s'intéresse qu'aux sacs à mains dans la vie... Et aux sac à mains chers, qui plus est") (sinon c'est pas drôle), mais je ressors triomphante du Printemps, Gilbert XL gris à la main (ou plutôt à l'épaule).


2010 (le temps passe vite, c'est un fait) (je commence à comprendre cette réflexion d'adulte déprimé) (c'est mauvais signe), recherche compulsive d'un modèle classique, amené à perdurer avec les années, transmissible aux générations futures (à défaut d'un patrimoine immobilier, j'aurai au moins de quoi offrir un patrimoine fashion à ma potentielle fille)...

Et de battre mon coeur s'est arrêté quand j'ai croisé Alexa chez Mulberry.

Une première fois dans la presse (comme 85% de la population féminine en présence nan ?!), une deuxième fois au bras d'une cliente "de goût", une troisième à l'épaule de Garance Doré en personne... La quatrième, sur moi ! (Mouton ? Non, en matière de sacs, l'aval de ses pairs c'est parfois primordial).


Une marque déjà adoptée, au passif inoubliable me concernant. Une vraie référence chère à mon coeur, idéale pour passer ce cap de vie.

Un sac mythique revisité, allégorie fantastique de cette date clé.

Autant vous dire que je ne m'en sépare plus, que je le trouve encore plus magnifique chaque jour qui passe (et le patine), et que si le politiquement correct sociétal me le permettait, je l'épouserai dans un unique but de reproduction intensive et donc de progéniture abusive.

Déclaration d'amour faite à ma mère et à mes sacs...
CHECK.

(Et le jour de mes 25 ans) (Pathétique la meuf).

F.B